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Jcgne ..Dr le pioJ de guerre, vous a été sans doute plus scnsihle qu'à moi-mèriie. Je iouiïre vraiment en voyant tous nos progrès arrètf'S ainsi. Nous aurons hienlôt ua budj:ct qui serait superiie, si les dépenses cvtiaordinaires ne nous deviennent pas rnork-lles, car cette fois la position gcoprapîiiquc elle-même nous jiiel en première ligne.
Elicnnc Crahowsli.
Lcllrc confldrnlicJlc cVEticnnc (îi-aboirsld à F. X. Liibcçhi, en lai rtcommandant (.VvU'C'prH a tout événement pour le retour du fcldmaréchal Diebilsch, qui s'entend avec la Prusse et VAiUriche, afin de prendre les dernières mesures contre la Franee de juillet et la BclQi'j'.ie de septembre. S'il y a un urrct inomcnlo.né, c'est que les éi'cncnunts imprèrus pi'^Mvenl surgir instantanément ?
Saint-Pétersbourg, le 5.17 novembre ir-?0'.
J'ai hier porté au travail, mon Prince, votre lettre du C novembre, et j"ai même réussi à en lire une partie.
Sa Majesté a été fort satisfaite de vous voir penser à tout ce qui se trouvera nécessaire pour le cas de guerre, et m'a chargé de vous dire qu'il y a pensé, et s'il n'a point donné encore aucun ordre, c'est qu'il ne voulait p.is occasionner de dépenses inutiles. C'est le retour du feld-maréclial comte Diebitsch qui décidera des mesures à prendre. Il a ordre de se (iiriger, à son retour de Berlin , par Varsovie, pour se concerter avec Son Altesse Impériale le grnnd-duc Ccsarévitscb, sur tout ce qui concerne le mouvement des armées et leurs diflérer-ls besoins.
L'Empereur veut qu'aussitôt quo le feM-maréchal .•sera arrivé à Varsovie, vous vous rendiez auprès de lui pour vous aboucber sur fous ces objets, et vous autorise à mettre en exécution tout ce qui se Irouveia arrêté, sans prendre préalabiement, en attendant, de nouveaux ordres de Sa .Majesté, et de se conformer t^^iaiement aux ovdres qu'il plairait à Son Altesse Impériale do vous donner à ce sujet. Enfin, Sa Majesté me charge encore de vous dire que si, en eiïct, la marche a lieu, et doit amener une guerre générale, il vous invitera de suite de vous rendre à Saint-Pétersbourg, pour se concerter avec vous sur tout cela, de vive voix, bien mieux que par des nombreuses écritures; et c'est la partie delà commission que Sa Majesté m'a donnée de toutes la plus agréable, puisqu'elle m'offre la perspective de vous revoir ici, cher Prince, bientôt, et passer une partie de l'hiver avec vous.
J'ai eu quelque peine à faire lire quelques passages de votre lettre, cl Sa Majesté m'a dit encore de vous écrire que, si vous voulez que vos lettres soient lues, vous m'adressiez des offices et non des lettres particulières.
M. TrédéricSkarbek s'e-l présenté dimanche, et .'^•a .M.ijcslé l'a fort goûte; il court les hô]>ilau>: présentement; ensuite ce sera le tour des prisons et aulres établissements. Il semble (ju'on ne le laissera pas partir de sitôt.
Puissent vos c?pé!*ances pour le maintien de la jiaix se réaliser; maislc besoin qu'en ont les peuples ne suffit pas; c'est une épidémie, et une épidémie ne peut guère être arrêtée sans avoir préalablement , comme à Moskou , jiarcouru un cercle plusou moins étendu. On peut, i la vérité, bien que difficilemeut ,