t'«rcfs pnfci'dcntcs
s'arranger, pour la Belgique ainsi que pour tranties points menacés ; mais si la Prance reçoit un rainistùre de lagaucbcuii peu l)elli<iucux,iiucl moyen deviter une guerre générale? Nous sommes en novembre; les distances so;it grandes; nos armées ne peuvent se présenter qu'au printemps, et les cvcncmenismarchcnl si vite que Dieu sait ce qui peut arriver jusque là! Aucun courrier n'a pu jusqu'ici aller aussi vite que les événements, et c'est ce qui a rendu les uiVaiies de la Belgique si désespérées.
Mais voilà une l.ien longue tirade politique, d'autant plus inut'le que le premier courrier peut apporter des nouvelles toutes dilTérentes, vu ]n marcbe iucoucevablement rapide des événements.
Adieu, clier Prince, tout à vous,
Etienne Grahoirshi.
Proclamation du prîsi'.lciit du conseil admirtistratif crée par Vcmpcrcur Nicolas i'S et auQ-incntc provisoirement par quelques uurahres nouveaux, adressée aux Polonais ii V occasion de la révolution polonaise du 29 novembre 1830, accomplie par la jeunesse civileet onili'.ftirc, dans le but de paralyser la coalition russo-prusso-autfichicnne formée contre la France et la Belgique, qui ont h^isé
les traites de 1815.
Varsovie, le 30 noverabrt 1830'.
Polonais,
Les événements aussi tristes qu'imprévus de la soirée précédente et de la nuit dernière ont déterminé le gouvernement à s'adjoindre des citoyens connus par leur mérite, et avons ?dr«?ssT !a prccb-molion suivante:
Son Altesse Impériale le grand-duc Constantin a ordonné dès aujourd'hui aux troupes russes d'empêcher toute intervention militaire, car les Polonais doivent désormais s'entendre entre eux seuls. Le Polonais pourrait-il souiller ses mains du sang de ses frères? Voudritz-vous donner au monde le triste spectacle d'une guerre civile? Votre propre modération seule jiourrait vous sauver de l'abîme sur lequel vous êtes placis. Rentrez donc dans l'ordre et la tranquillité; que tous les cmpcrlemenls di.-paraissent avec la nuit qui lesacouverts di son voile! Songez à l'avenir de celte jratrie, qui a pasyé par tant de malheurs! iîloigneï d'elle tout ce qui pourrait mettre son existence en danger.
Quant à nous, notre 'iovoir sera de veillera lasîlreté commune, à l'eiiécution des lois et aux libertés constitutionnelles qui sont garanties à notre pays.
Le ministre d' État ^ président du conseil d'administration du Royaume:
Valcntin, comte Sobolevslù; Adam, prince Czartonii^lii; Xavier, prince LulcçUi; Michel, prince Radziwill; Michel KocJtauûusIii; Louis, comte Paç; Julicii-Vrsin Nki/iccwicz.