‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 3)Chapitre 59 sur 95 · Chod/.ko. Ann. valoit. ils. [\K · texte numérisé non relu

Chod/.ko. Ann. valoit. ils. [\K

ANNIÎE jaS!. 789

sa proriéSé ni de sa vie. Des citoyer.s notablns, ]a fleur Je l'i jeunesse, martyrs «le la nalionalilo. ont été transporlés en Syiièrie et puuis sans être coiipalj'ies. On nous a ôlé noire Statut, noire langue malcru'.-llc polono-rulhcuiennc, en nous imposant le lanjra^'e lalaro-nsoskovile, on nous a Ole la lihcrté d'écrire et déparier-, on vendait la justice. Aussi aujouid'liui nous réclamons tous nos droits; nous les réclimo s au nom de la Lilliuanie, delà Wolynie, de la Podolie et de l'UkraiiiC. parce (jue leurs citoyens sont encore opprimés, transportés et leurs lii«iis confisqués; d'autres sont oi'lii,'és de se taire; enfin, pour comble, on les force à blasphémer coulra la révolution du 29 novemlire !

Depuis (pio celle révolati'in aéié reconnue nationale, les terres Lithunno-Ruthénidiiiei; font de nouvetu pnriie de la Poiofrnc, car, c'est par une action simuliariéc ([ue notre indcprndiinc-e pourra se consolider. Déclarons parcon;/;ijucnt atout lunivcrs, que notri.' rauso dans les pays arrosés par la Dzwina et le Dnieper, est une et indivi-^iliie, que nous ne formons qu'un grand tout, que la reiTésetilalion nationale est inséparable, que la Di':te générale est seule légale, que les sigriatures exlorquées, comme celles de Targowlça, parks autorités moscovites, ne sont pas dans la volonté et dans les scnlimc.-ts de véritables Lilliuano-Rulbénien.-.

Dans ce moment suprême, c'est à vous, membres de la Diète, que nous coufîons la rej)résentation de la Liihuanie, de la NVolynic, de la Podo'ieel de VCkraim;. Kspéranl tout de vos \ertus civiques, nous déposons entre vos mains le sort du reste de la Pologîi".

( Suivent des cevtain''s de ai'jnalurei. )

Proclc.iaalion des Chanihcs ôv, Sénat et flcx iVorfes à l'nrm''e polonaise, à Voccasion de l.i démission du général Cldopiçh' , et de son remplacement par le <jénèro.l Michel prince lUuhi.viîl, en qualité de généralissime.

Varsovie, le 24 janvier 18ii '.

Le Coiiseil suprême nationtl a fait savoir à l'armée la déposition de la diclilure de Chlopiçki, que !a Diète lui avait confiée.

La délcrminalion du général Clilopiçki, si «ncsjiérée, si douloureuse, et si difficile à expliquer, pouvait alarmer les esprits, qui voyaient qu'un temps précioiix pour le salut de la patrie a élé inutilement perdu ; toutefois les Chambres ne partagent point cette alarme. Aucune adversité ne saurait décourager ]!.'.^ Polonais; elle donnera , au contraire, uns nouvelle consLince et une nouvelle énergie à leurs àrnes indoraplables. La Diète sera toujours lidcle à ses sermcnis : elle pourra périr les armes à la main , mais elle n'acceptera jamais de conditions humiliantes.

Le nouveau généralissiiiîc est, sous tous les :a]iporls, digne delà confiance de la nation et de l'armée. N'ous, législateurs, nous vous gnanii.ssons les moyeas (|uc nous empioieruns pour la défense dt^ la patrie et pour le maintien de la îranquilliiL |uil)!i<jue. La Diéle e.-t persuadé» que le nouveau généralissime répondra à rallente nationale, qu'il deviendra comme un mur d'airain qui couvrira tout ce qui nous est Is plus cher au monde, l'iiidi {tendance!

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