‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 3)Chapitre 58 sur 95 · lrc7iiifi- de llimsic · texte numérisé non relu

lrc7iiifi- de llimsic

Les peuples de l'Orient vantent la conduite fie.5 guerriers russes.. La reconnaissance lifî nob frères sera l'i-d'O de notre gloire.

Le guerrier qui, indique du nom russe, s'écnrlernit des verluF de uotrc peuple, trouverait eu moi un juge inexoraldc; mais j'ai rinlimc conviction que je n'en Irouvenii pas dans nos rangs.

Entrons donc gaiement et avec confiance dans la lutte sacrée pour i'Flmpcreur et la patrie. Dieu toui-j)ui.-s:int nous bénira poui prouver de nouveau au monde que les guerriers russes sont toujours pnVis à remjilir avec courage et fidélité la volonté sacrée de leur bien-aimé monarque, et à ne jamais céder à des ennemis intérieurs ou exlérieurs, la plus pciile parcelle de ce qui a été couquis au pri.\: du sang russe.

Le commandrint on chef de J'armc'c active , Je général fcld-nirirechal,

Comte- Dicbilsch-Zaballuinslnj.

Discours du général LafaycHe, pour prouver Jes services que la révolution polonaise du 29 novembre 1830 a rendus à lu France, cl que la Jhissie n'a aucun droit d'inlerioiir mUilniremcat Cii Pologne. Discours prononcé à la Chambre des députée le \'j janvier 1831.

Messieurs , L'habitude que j'ai dès longtemps conlracléc de souhaiter ardemment la liberîé dos autres peuples, en même toui])s que celle de ma pal'ie, et d'y coatribuîr autant ([ue j'en ai eu les moyens, pouvait rac fair; regarder comme personnels les reproches de propagande énonces à celte tribune. Je ne vieui pourtant pas vous occuper de moi , mais de la révolution de S9.

II n'est pas vrai, mesc-ieurs. que cette révolution dans son principe ait vou'u être con(iuérai;te. Tel a'ét:iil jias le vœu de \' Assemblée constitiicutc. Elle se reposait encore sur les reconnaissances, sur les compliments dos ].uiss;ncef: élrangcies, y compris M. Pitl, lorsque îa coalition de Pilnit/. so forma contre nous. Heureusement la France, alors comme aujourii'hui, s'était constituée en gardes nationales. La nation armée se leva tout entière et sauva son indépendance. Elle fut forcée à des conriuètes qu'on étendit ensuite be:'Ucoup trop. On a eu raison de vous dire que la réaction contre nous fut celle des peuples jilutôt que celle des rois; les rois cnuL-mis secnis saus doute, n'en élaicul jos moins des courlisans'liunibles et soumis; ce furent les peuples qui, fatigués d'un despotisme conquérant, forcèrent leurs rois et leurs nobles ù devenir patriotes, (lu kur promit alors des conslilutionr, libres; on leur a manqué do parole; ils ne s'y lai.sseront plus trom|er.

Je m'ctoiine. messieurs, que les deux ministères du roi ne se soient pasglolinés à cette tribune d'un fait lioiicuabie jiour eux. Dès que la l<cl;,'i'iue cul pris les armes pour revendiquer sa souveraineté , ii fut déleudu, au nom du ;:ouvernement français, à tout suldat étranger de imttre le j/ied sur le lorritoirc belge. J'aurais souhaité que, d'après ce mèmu pr.ncipe de n.Mi-intervcnlion, nous ne nous fussions pas mêlés de leur forme d'j gouvernemeal ou des choix individu';!s, mais je laisse à monsieur lo ministre des all'aircs i-lrangères, le soin d'éclaircir cette discussion entre Icsdeu.v Iriiiuncs.

Qaaiil à la Pologne, messieurs, cummenl la nation française n'éprouverailel'.c ! as pour Facausc la plus Tive syriii>rithie? Ce n'esl pas seulement parce que le premier parla.:.'C fui une honte pour la France; ce n'est pas même seulement jjour CCS iutiiï!cs rapports oxiilant entre les Polonais et les Français, pour loui ce que nous devons de reccnn iis>.'ince et d'a(Teclicn à cette hrave naiicn donl le sang a coulé si abondamm'^iit , si {.'cncrcusenoent dans les guerres de la J-rance; c'est surtout pour un fait que personne ne viendra démi^ntir ici: car nous en avons la preuve matérielle. Messieurs, la guerre était préparée contre nous-, la Pologne devait former l'avant-garde; l'avant-garie s'est rclourncc contre le corps de bataiiic; et l'on s'étonnerait que cette avant-pardo eiciiât lous nos vœux, toute notre reconnaissance, toute notre sympathie? 0;i s'étonnerait fiue nous crussions avoir des obligations envers elle !

Messieurs, il a suffi d'une semaine pour changer les destinées de tout un siècle et des siècles futurs. Comparez, je vous prie , le style et les doctrines de celte adresse qui, ajuste titre, nous a fait tant d'honneur, avec ces principes devenus vulgaires de la souveraineté du peuple, que personne n'oserait nier, car ils sont aujourd'hui la condition nécessaire de noire existence, et vous verrez quel chemin nous avons fait....

Messieurs, toutes les fois qu'un pays de llùirope. où qu'il soit pl;icé, veut recouvrer ses droits, et qu'une intervention étrangère vient l'en empêcher, c'est une hoslililé directe contre nous, non-seulement parce que c'est ressusciter les principes de Piinitz et de la soi-disant Saiiite-.Mliance, et juslifier une agression future contre notre liberté et notre indépendance, mais parce que le bon sens nous avertit que c'est comme si l'on nous disait : o Attendez, nous allons écraser vos auxiliaires naturels, bjs amis de la liberté dans les autres pays; it quand ils auront cessé d'exister, )iO«s tomlierous sur vous de tout nuire poids.»

S'il y Hvaii n^c iiisiirreCic:! da.ic le royaume d'II.vrovre, la Conféùéraiion germanique ne regarderait-elle pas comme uue interveation étrangère l'envoi d'une armée anglaise dans ce pays? Eh bien l messieurs, les Poionais et les Russes, quoique ayant aussi le même monarque, ne sont-ils pas aussi éirangers les uns aux autres que les Ilanovriens et les Anglais?

Proclamallon du Gouvernement provisoire de Pulo'jne, aux Polonais.

Polonais, Vaxçovie,le 17 janvier 1831.

Notre cause est sacrée. IS"o5 de.stinées sont entre les mains du Très-Jlaiil, mais nous devons ti'ansniellre sans tache à nos descendants l'honneur national, conservé dans nos cœiir.s. ]/j concorde, la bravoure et la ))cr.s.jvérance, telles sont les saiiiîcs devises qui jKiUveni. seules assurer la gloire de îa nation. IV^Litiissons tous nos efforts pour procéder a Tau vie qui doit consolider à pf'rputuité notre liberté et notre existence nationale.

Adrnn Czarionjshij WladisînsOslrowsId, Antoine GUszczcrijnsJii.^

lilIchrA KochanowsJû, Mathias Wodzinshi, Louis Par,

François SoUyh, Ignace Donboicski, Jean Irdochorrski,

Jean Wisnicicshi, Stanislas Jczicrshi, Joseph Sivirsli.

J'jiiace Winzy!;, Thcopliilc Morawshi,

fc»;;^iS*iU*«=«-.i.^ J«**^;afcî«''«i«'''2««>«'-';<-*^ . . jiiniriàèiM Vrr ,«<ri «jpfj.. ah «■iiUa-.,a.'.iai^ivrf&.

hqiahc. diiilomnlhpic de lord llcylcsJjunj , ambassadeur an'jlnk en Jius'sie^ adrcr.src à lord Palmcrslou , ministre des (i/pûres èlranrjrrcs , en lui cninonçant que la Ihasic n'admcllra jainais aucune in'enention des puissances cxfn-irurcs dans les affaires de Pologne.

Saint-rétersl:ourg. le 21 jaiiNJer if;31 '. Mylord, Le gonvenicmenl russe Cît très-so>ceplibIu en rc qui regarde In question d'une i'ntervcMilion éirangèrc d;m.s les affaiies de Poîogne, à I'j! point que je crains ([uc ce S'ijel pourrait à jieine être aliordù ou un avi^ donne sans déphiro. Toute proposition de médiation 6n"ianée de i;i France ou de toui'i autre puissance, serait, j'en suis convaincu, reçue avec une vive indi'j:iiati'jn et u'amènerail aucun résultat satisfaisant.

lleyieshanj.

Adresse des lilhuanicns et des Roihènieas liabilani la Poloijne , prr~

scntcc à la Dillc , au nom de leurs conciloycns , pour rappeler leurs

droits, cl déclarant qu'ils sont priis à se sacrifier pour la cause

nationale.

Varso\ie, le 22 janvier ISII 'K Représentants de la nation .

La Lithuani?, la Woljnip . In l'odolie et rvkrH'"(> ont tonjfn.ns été une seule et même nation, faisant partie de la grande famille polonaise. Depuis \i dernier parlaf;e, il s'est écoulé trente six ans d'oi'jiression ctd'esclnvage, et cependant, rien n'a pu aflaiiilir dans nos creurs, l'amour de la patrie, cl nous n'avons jamais cessé de croire à l'unité nationale. Fn <lépit des frontières Inii.'osèes par notre ennemi commun , l'histoire atteste notie solidarité; et nous con^;rvcrons toujours les mêmes senlimenis, les mOmes souvenirs, la nièuie hingue, air.ii que l'espoir d'un meilleur avenir.

plusieurs essais ont été tentés en faveur de noire unité, mais ils n'o:.l pas eiicore été couronnés de succès; aujourd'hui tout nous fait croire que la révolution aciuelie triomphera de tous les '..l'Slacle.s. Vous avez proclamé dans votre maniTeste du 20 d.xcml)rc J,v30, que votre cause est ii separalde de la nôtre-, que, si l'oppression nio>kovite c!ouiïe encor-; la voix de ceux qui demeurent au delà di: l'.ug et du Niémeii, nous, plus lilucs, uous sommes ici les organes et les interprètes des opinions el des sentiments de nos compatriotes, car nous puisons ces Feiitlmenls à la source de noire patrie commune.

Les droits des peu[i1os sont imprcscripliMcs. et le temps so charge de punir les oppresicurs. Nos lois on: été méconnuos, notre nationalité outragée en face de l'E'.irope, malgié les siipuialious du congres de Vienne, notre religion persécutée, et ou nou^ iuniosuit le schi.sme; on voulait nous dcsiionorer on nous refusant le litre de iiloijni.i l'»lona>'.i .' Au lieu de la CJiisliUitiDU |ironiisc. l'Autriche nous envoyait lirs o>!ka;os, sous lesquels, nul ne pou\ail être silr ni «le

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