Àrchivcn (là la Diite
798 l'OLOGNE.
Frères lilliunno-ruthénicn'ï , qui êtes parmi nous ; saisissez les armes que nous vous 'lonrions. En verlu de iiûi lois, formez les phalanges ualionales, et ailons tous dclivrcr nos conr.ilojcus encore opprim('!S. Vous partage/ les sentimerts qui nous animent. Allez annoncer à vos concitoyens que J lieure de la '.l;?liviance a senne. Qu'ils se soulèvenl partout. Frùrer., aux aiuics, aux com- Lats !
Iijaocc Mionczyitsk't, ]Vlndislas Osiroivski,
Présidonî du Sénat. Alartchal de la Clianibre des Nonces. J. U.Nkmccœicz, Scrrètaii-n Xavier Czarnoçki, Secrcîaire.
Manifesta de V Empereur iMcoIas ?\ à l'occasion de sa déchi'ance du trône comme roi de Polofinc, sanclionnre par la Dicle polonaisCj le 2^jancier 1831.
Saint-Pétersbourg , le 25 janvier r= c février LS:;! '.
Nous, Nicolas Pavlovitsch, autocrate et empereur de toutes les Russit's, Iloi de Pologne, Grand-Duc de Finlande, etc.
Par noire Manifeste du 12-24 décembre 1830, nous avons porté à l.i. connaissance do nos lldèles sujets, la rébellion qui s'est déclarée dans le royaume de Pologne. Alors, malgré notre juste colère J nous avions encore l'espoir que les égarés et les aveuglés se repentiraient. Kn élevant la voix de la vérité, et en témoignant noire miséricorde, nous avons voulu rassurer les bien-ponsants qui s'alarmaient de la révolte, en croyant cependant qu'elle ne serait que passagère ; enfin, nous avons voulu persuader à l'univers que ce n'était poini la nation polonaise tout enliùre, qu'on pouvait accus'^r d'une trahison infâme! Aujourd'hui même, nous sommes convaincu, que cette nation malheureuse est la vicîinT; de quelques scélérats incorrigibles.
Malheureusement, ces pai jures dominent la nation; ils aiguisent leurs armes conlre la Paissie; et, en poussant la folie à l'extrémité, ils ont osé appeler cette nation à se parjurer; ils se sont aUrilmé, le 18 courant, l'aiilorilé suprême des représentants; ]>uis, ils ont proclame le 2ô, noire décliéance, celle de notre niaision relevée par l'Kmf ereur Alexandre Pavlovitsch, notre frère, de glorieuse méinoire ; enlin, ils déclarèreiU que cette vacance du trône de Pologne , appelle le cjioix d'un nouveau souverain.
Cet audacieux oubli Je toutes les lois et de tous les serments,