‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 3)Chapitre 62 sur 95 · Atclinm lie l'olfijnc · texte numérisé non relu

Atclinm lie l'olfijnc

llcponxc (le la DVclz polonaise à Vculr^snc (hs J.ilhuankns cl des liu-

tJtcnkns, (lu 22 janvier J831, en leur dcclaranl qu'elle partage

cntirrcnienl leurs scnLimcntSi , et qu'elle est prêle à leur donner

tous les secours possibles.

Varsovie, le 3 février 1831 '.

Comiialiiûles des terres «le I.ithuanie, de AVolyuic, de Podolie elde IM.'Î; vaine!

Lil>res dans uolrc pays, vous nous avez coriimuuiqué voîre r-rnarqurible adresse, au nom de vos cornpalrioles , encore snljuguî-s. Votre adr«:sse a été lue dc^alll les deux Chamhrus réunies de la Dièle, et allé a été reçue avec les plus vives sympathies; elles l'ont reconnue comme acte émineumicnl n.i ional, comme la iiremiéie démarclje oslonsilde et rc])0!:dant aux vœux de notre manifeste du 2i) décembre 1f!30. La Diète laildiera oflicicllemeiit votre adr-t^sc. et la présente réponse met le sceau à l'union de lal'olcijns avec la Litliur.nie la, Wolynie, la Podulie et l'Ukraine.

Votre adresse vient de renouer nos relations séculaires. Les Polonais n'oul lieront jamais les actions mémorables de vos Jagellons, dont le règne glorieux a honoré la Pologne et la Lithuanie. L'union encore une fois cimentée à Lublin forma cette République qui devait succomber dans no» malheurs communs. lUIe tomiia, vous le s-ivoz, par les trahisons, la force et les iniques partages. .Nos ])arta;,'eui's ont eu plusieurs fois leur territoire cnvniii par nos aliiés, et cependant ces allies n'oQt pas relevé notre patrie.. Aujourd'liui, nous vous appelons à 1 action commune, au nom de la fraternité, et nous ^ous tendons la main afin que vous puissiez briser le jouj; étranger qui vous opprime encore.

Vous nous appelez à agir d'un commun accord. Nous acceptons ce ;,'"orieux mandat, et nous Icxercerons jusqu'au moment où les représentants lilîiuano- )uiliéuiei:.i \icndionL panayfr nus iravaux. aous soinmes déjà heureux d avoir parmi nous quelques-uns de vos concitoyens à la Diète; et, que sera ce lorsque tous les nouveaux repré.sentaiits de vos p^IaUiiats viendront au^'uieiittr cet aréopage national?

Le règne Je Tautocrate chez vous, et du roi ciiez nous, doublement parjure, s'est appe anti sur toute la nation; par conséquent, nous sommes délié.^ de nos obligations illusoiies eiivcrs lui. 11 avait juré de respecter les lois de la Pologne et de la Lithuanic; les prome.sses de son prédécesseur et les stipulations du congrès de Vieiine lui en faisaient un devoir; mais il a tout n;éconnu, et il a même osé dire : Lithuaniens cl Ruthéniens, vous n'éles plus Polonais

Polonais des terres de Lilhuanie, de \Volyn:c, de Podolie et de l'U'kraine, . n'oubliez jamais que c'est Nicolas I" qui fait enlever vos citoyens, pour les déporter en Sib.-rie , et qu'il no veut entendre aucune réclamation. Aussi, nous vous déclarons que nous annulons tous les aolc^ imposés dans les gouLeruies, et q;ie nous ne reconnaîlrotis valables cl légaux que ceux qui si;rûnt dressés à la suite de la retraite des troupes russes.

Nous vous promettons solennellement de fai'c tout ce qui sera en notre pouvoii ])0ur vuus rendre vos dioils, et sans vou.s imposer notre volonté, nous laissons à votre saj^c-se le soin d'éloigner uc \o.s coutumes tout ce qui pourrait subsister de 11 souillure apportée l'ar les ouk,i/.cs. .Mais |)ui>que vous renouvelez l'aiiliquc union des deuv nations, nous di.sirons (|uu vous aco'i'lie/. la même cunslilution, et que vous prononci'.z sur le choi.v du monarque lulur qui se montera le jlus digne do la couronne.

Page 1