Arcltivis du Yahcon
ANNÉE iliôl. 801
Joi; ei)v, qui s'arrêtèrent dans j.i plus avantageuse et la plus fjloricuse des g'ierres, tl;ui3 l'espoir que la Russie entrerait dans le sein de l'unité de Vf^^Use: eux, enfin, qui n'éparynérenl ni leur sang, ni leurs liiens pour arrêter les ennemis de la cliréli(;nté. lis se rappellent la violence par laquelle on est parvenu à arracher à l'unité de l'Eglise le pcuidc ignorant de l'Ukraine, de li Wolynie et d'une jiirtic de la Lilliuar.ie, violence qui a ctc renouvclfc de nos jours avec un rcdoulilcrnent d'astuce cl de perfidie par les rè„'lernents imposés aux giecsunis, dont on altérait la liturgie en la rapi.rochrnU de la liturgie schismatique.
Les Polonais ont pris les armes pour la défjnse de leurs droits et de leur religion; ils ne rou/pirent n-annioins le serment jirélé au roi que quand le maréclia.l Dioliilsch les eut proclanacs dos rehcllrs dans sa proclamation puMice au nom de son souverain, et qu'il eut condamri': à morl quiconque porterait les armes, achevant ain;,i, parla rupture défmitivÉ des serments prononcés par l'empereur Nicolas en montant sur le trône, de délier les Polonais de celui qui leur avait été imposé. En conséquence de qao! la nation se reconnut indépendante à" la séance de la diète du 1^} janvier dernier, et elle déclara qu'elle avait le droit d'ofiVir la couronne à celui qu'elle eu reconnaîtrait le plus digne.
Nous espérons, Très-Saint Père, que. vous daigncre/. apprécier la justice de nos motifs, que vous l.énirez l'épée tin'-e pour 1\ défense de la liberté et de k foi de Jésus-Christ, dont vous êtes le vicaire: et comme père comm.un des fidèles, vous daignerez vous adresser en notre faveur aux souverains de la chrétienté, à qui nous demandons seulement de reconnaître l'iiiilcpendance dont nous avons joui pendai.t dix siècles, et dont nous avons été si injustement privés pendant quarante ans.
Vt'ladiilas comte Qslroivski.
■ Proclamation du (jouvcrntment tiationai à C ai mie polonaise à la suite des victoires de (Jrochou\
Varsovie, le 2 mars 1831'.
Des combats gigantesques, provoques par nos ennemis mortels, ont enfin ouvert un vaste champ à l'intrépidité nationale.
Guerriers polonais, grâces à votre bravoure, l'ennemi, inondant notre pays de SOS troupes , aété obligé d'acheter chèrement roccupalion du terra:n. Réunis sous les murs de la capitale, vous avez en pju de jours repoussé l'agresieur, trois fois plus fort, en remportant sur lui des victoires éclatantes. C'est en vue de la capitale, sous ks yeux des représentrmts de la nation, ainsi que de votre gouvernement, que vous avez cueilli d'immortels lauriers. Vos compatriotes vous ont contemplés avec admiration en btni.'-sanl vos armes. Le Sénat, la Chambre des députés, et le gouvernement national délibéraient tranquillement au milieu du bruit des canons, parce qu'ils étaient protégés par vos poitrines, et voyaicrit en vous des remparts insurmontables. Vous avez atteint la gloire militaire de vos ancêtres , dont les regards , du haut des cieux, ilanent aujour.l'hui sur vos actions bércïques. Vous avez illustré notre nation-, vous avez jeté un nouveau reflet de gloire sur les annales de la patrie. Gloire à vous, braves guerriers: gloire à votre intrépidité. La patrie reconnaissante vous prépare des récompenses dignes de vous, et la postérité v^us tresse d'avance des courouncs de lauriers.