‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 3)Chapitre 74 sur 95 · Àrchixcs de Pologne · texte numérisé non relu

Àrchixcs de Pologne

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mandants ne consultonl lUjh que la haine iinplacaîjle qu'ils ont conçue pour le nom polonais, cl 1;>. férocité de Icur.^ solil.its.'

Les liaLilants du district de Mariarnpol restèrent fidèles h la voix de leur patrie, et se préparèrent, dès le coniinencemenldc la cauipa;,'ne, h une défense opiniâtre; tin corps de partisans Re forma sous le commandement du colonel l'u-zct, qui inquiéta contin-iellemcnl l'ennemi, et parvint même à obtenir des avantages importants. Vers la fm d'avril, les j^ardis renforcèrent les îrouprs russes qui étaient destinées à comjirimcr l'insurrection du district deMariampoî. Le colonel l'uszet, n'étant pr.s informé de cette au^'mentation des fo.-ces de l'enn^nni, ;.ltaqua Mariami»ol le 21 avril, et se vit oldigc de se retirer; mais le ruajor Schon, qui commandait un ai'.tre détachement de partisans, se laissant emporter ppr l'arJeur de son courage, comliattit jusqu'à la dernière extrémité, ei après avoir reçu [)!us;eurs Idessures, tomba entre les rnains de l'enner:!. Les sentiments de l'honneur, ceux qu'on doit au couraj,'e et au uiailieiir, auraient dû servir de sauvegarde à ce brave officier, décoré de la Légion d'honneur cl de la croix militaire de Pologne; mais nos ennemis ont, «ians cette guerre, abjuré ces sentiments, et; sans avoir aucun égard aux blessures et aux louffranccs du major Sclion, ils le chargèrent de fers, l'exposèrent aux insultes des soldats et des juifs, elle pendirent le lor.dcmain. Plusieurs officiers et j-lusieurs citoyens, qui avaient pris part à l'insurrection , furent fusillés sur-lechamp. Après celte défaite, tout le district de Mariampol se vit livréà la barbarie des Moskoviles; les villages furent saccagés et incenJiés;les niaisoi.s des citoyens furent pillées, et les propriétaires de ces m-.isoiis furent cmprisoîtnè.î, ou bien ils restèrent exposés à toutes les vexations, à toutes les vengeances d'un ennemi cruel.

Ces faits, qui sont incontcstribles, viennent ta l'appui des idées (;ue je vous ai énoncées dans la circul lire précédente; ces faits doivent être signalés à l'indignation publique de l'Europe, et vous vous empresserez de leur donner toute la publicité ]>05sible; ils révolteront sans doute tous les cœurs généreux qui compatissent aux soufl'rances de riuimai\ito, et qui attachent quelque prix à l'honPieur militaire.

Gustave Malaclwwslti.

Troisième circitîaire du gouvernement national polonais, prfsiilc par A.-G. Czartoryski, à ses afjrnts à l'clranfjcr, sur la biiioiUc d'Ostrotcnha du 26 }nai, et sur ses rèsuJiats.

Varsovie, le 30 inai IS"! '.

Le combat meui trier d'Ostrolciika, dans lequel nos troupes ont ou à lutter contre trois corjis d'armée du maréchal Dicbilsch, n'a jirodnit aucun de ces grands résultats qui amènent dune j>art ou de l'autre une \icloire ou un revers. Les doux -armées ont combattu avec acharnement : aucune d'elles n'a vaincu. La perte d'un grand nombre do nos officiers avait, dans le coinmenccment, don^é à ce combat l'apiiorcnc- d'im revers, et notre circulaire du 28 s'est un peu ressentie de cette première impression.

Mais aujourd'iiui que n?us pouvons jiréciscr nos pertes, que nous aj prônons c?llcs de reniif-mi, aujourd'hui que notre retraite, (pii rentrait dans le plan du

j. Anltiics de Pologne.

;Jaia.i^f ,iifrria«a.-a«*Hfeiaif->T..<iW.. ^.^i.^ ^.^..- .:<r.At'iM-iiikr i> r ■■, - irtiikjwW-*

bis POLOGNE.

gùnéralisyimc, se fait dans le plu:, grarnl oulrc, cl que l'cniicra: n'a jtoint quitté 1rs posiiioiis que i:cus lui avions îiliiindoiinccs, car iiou.s n'avions \<hs jnlcrcit à les r]{.fnni\:e; nous pouvuns réLildir les rnits, cl nous pnuvo;i.s assurer que si l'ennemi ,i forte le général Tliomas ].ul>ien>ki à se lelif riiu cô'.é de la Is'arew, s'il a occupé la ville que le ;,'-iiérid en clief avait déjà évacuée préoédernir.enî. il n'est point resté îpallre du cliai/ip i\u bataille «ur l;<. rive droiie de la rivière, et il n'a obtenu dansci^ conilat aucun avantage ré .-l ; il a fjil des pertes énormes, et il ne ]'0urra plus enfin prévenir la jonction ila p,èQér?.i Anloiîi'? Gieî-rud avec les insurgés auxquels ce (.'unéral porte an secours paissant et IV spérance de nouveaux Kuccés.

L'nnriée ))0Î'.'naise n'a pas perdu à Ostrolenka plus de deux jfiil.'e liomir.es; elle a besoin de repos après les niarclies loici es qu'elle a faites, optes les corabats qu'elle a soutenu5. Llle se relire aujourd'hui sur Varsovie, et iJ parait que, cc'.iformément au plan dugénér.ilisiiiue, (lie va se borner, pour quelque temps, à la défensive; car le théâfre principal de la guerre sur les plaines de la Lilluiaiiie, et aujourd'hui que les pnvinces polonaises ont déjà déployé tant d'énergie et de patrioiiMnc, iious n'allons j-lus les conquérir, nous allons les défendre. )1 serait cependant po>sible que le niaiéohal Diebitsch nous aîtaquât. qu'il tentât de pnsser la Yiilule, qu'il voulûi i)rofilcr du momcnî où le coicmandanl en chef a partagé les p«^néraux Désiré Chlapowtki, Sierakowski et Gielgud eu Lilhuanic, le j-'énéral Albert Chrzariowski à Zamosç pour y tenir en échec le corps des généraux Kieutz et Hu.!ig>r, ot enfin en renforçinl les troupes du général Dziekonski. Si les Russes nous allaquenl, nous leur résisterons; mais pouvuns-!)Ous nous pronicUre une victoire'? La sinuiîianéité de Yicux cl d'octiouE qui t'es', manifesiée dans U'.» provincfs rusro-i-oionaises, le rnouvcnienl insurrectionnel, si vaste, si ciir-rgique, qui s'étei:d de plus en plus en I.illiuanie, en "Wolynie et en l'oiolie. est d'une plus Laulo impjrlance que ne l'aurait été une victoire remporiée sur l'armée du maréclial iJiebisicb, cai c'est uue victoire remportée >ur 1 empire ru.-se.

Le commandant en chef, en se portant sur les gardes, pour jeter des forceconsidérables de l'autre côté du Hug et du Niémen, a, sans avoir gagné une bataille, amené un ré;=ullal qu ii n'aurait pu pcutètic obtenir à la suite d'une victoire.]! est donc rlair que rinsurnctiou de Lithuanie, surtout aujourd'hui qu'un corps considérable va l'apiiuvei, vaui bien une vicloire. Si le commandanl en chef eût juge qu'une victoire gagnée pouvait ètie plus féconde en résultats importants qu'uii tecours iiimitdi.il accorde aux Lithuanitus. il n'aurait pas p;'rlagé ses forces, il les aurait concenliées, il aurait attaqué l'aimée russe, et il aurait été vainqueur. (.(ix-U'iaiit le plan qu'il vient d'exécuter, étant basé sur une connai-sancc exacte de notre position actuelle, nous promet de.^ avantages |>lus réeU. un succès plus complet, il est donc icir.pque h-& iiuissanccs étidugéres se laissciil eugager i mauilesler leurs i.'ilenlioDf et leur:; vues à notre égard.

Faites valoirce raisonnement , ;«joulezy encore que si nous eussions remporté xuie vicloir sur l'armée de Uiebjlsob, pcndam qui; l'insuriection liihuaiiieniiC prend de 1;. consislantc et qu'elle s'élend enrofloiieel euWolyn <;. le Iriomplicd'' notre cause aurait été assuié suis !e secours d'aucune puissaucci mais si lepuissances ctrangcrts nous portent de l'iiiterét, si elles a.spiicm ù la gluir»? ue t>ecourir la plus juste ri hi plus belle dcj causes, elleiiiic devraient jdus larùer à se pron<incer en noire l,i\eur.

Le moment est décisif, l'occasion est f.ivorable. H est temps qup la paix de

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l'Europe se consolide, cl celte ji'jix n't-sl aujoiiriJ'liui Irouhlée que i>ar la guerre que inius soinmes ol)li;-'(.'.s lie soutenir, el qui pourra coriipromttlrc: la sécurité géiuraie sous plus d'un ra|i|)Oil. Nous ;ivoiiS arrêté les |iro;.'rés du choléra-niori)US, mais tant ([ue nous resterons en cont'icl avec le;, Kusirs^ nous ne pouvons yias nous croire à l'nlwi Je ce ili^an, d rr.uro[io doit aussi le redouter tant que durent les hostilités.

Les gn-.ndes {luissjnces eurojjéennc.i ne doivent plus douter que notre révolution ne soit toute polonaise. Ce n'est plus une pof vihition dequnlre inillioiis d'hommes qui ose défier l'emjjire russe, c'est toute la race polonaise qui se lève, et qui ne voit son salut que dans la mort ou dans un triornphe complet.

Les résultats de la bataille d'Ostrolenka ont presriue été nuls. Nous n'avons pas été vaincus, mais si nous eussions perdu cette halDille, les puissances étrangères u'auraienl-elles pas eu tle nouveau une faut'.- politique à se retirocher? N'est-il pas de leur intérêt, non-sculenioTl de prévenir notre ruine, .mais même d'assurer nolie succès?

Toutes ces considérations devr.iicnt engager lei, Caliinets qui paraissent bien disposés pour nous à manifester hautomonl et sans aucun retard leurs intentions bienveillantes, el à recouaaîtie nos droi's cl i.oiic imicpendance.

Guslu ce Ma lac h o wsk i .

Quatn'hne circulaire dlplornatiqnc du goucernChicut national de Pologne, présidé par A. G. Czarloryshi, adressée à ses agents à l'étranger, sur le ckoléra-rnorhus apporté par Ir.x Russes, et dont les progrès pourront vtcnacer l'Europe occidentale, si cclli:-ci n'intervient pas pour arrêter la guerre entre lo l'vtuiino il la fius:iie.

Varsovie, le 1" juin 1831 '.

L'Europe n'ignoïc plus quel e.>t rpjlic que l'eiupeieur de Russie a appelé à son secours pour consommer l'œuvre de i'exterraiiialiun du peuple polonais. Depuis la bataille d'iganié, nous avons eu à lutter avuc la contagion, qui est venue nous attaquer, non-seulemeut dans le camp, mais même dans notre capitale. Malgré un danger si imminent qui menaçait le rcnos des familles cl la sécurité de la population entière, la nation est dcmcnrée Ciilme. Le pouvernement national fil prendre des mesures énergiques j'Our arrêter les progris du mal. Les gens de l'art prodiguèrent leurs soins et utiii.-urtnt b'ur expérience, et les traces du choléra-morbus disparurent bientôl. Nous nous applaudissons déjà d'avoir ôté ;\ nos ennemis uu des moyens de nous nuire et d'avoir rendu un nouveau service à l'Kurope.

Mais le 2G mai, le combat d'Ostrolenka a mis aux prises les ùeu.x armées, cl le choléra s'est do nouveau manifesté, aussi luen pauni nos soldats que parmi les habitants de Varsovie. Le gouvernement fil redoubler de soins et de précautions, mais il se persuada en même temps que nous ne parviendrcis jamais à nous mettre à l'abri de ce lléau tant (jue les lio.>ulilis dureront. La Pologne attend avec calme et résignation raccom|ilissement do ses destinées. Aucun danger ne l'elfraye: mais les puissances étrangères ne sentent-elles pas l'obligation (pi'elles ont d'arrêter les !>rogres de ce fléau qui s'avance vers l'Occiilent el menace tous les États? Les mesures j.révontives . b.s quarantaines, les cordons sanitaires ne seront d'aucun cllct. Les médecins de Bcrliu viennent d«

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