iii7(itt4' de Pologne
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pentju sur rios têtes, et die Irnd aujourd'hui une mnin sccnuraliic à nos ennemis pour (Hoi^nier le jour cic notre triomplie.
ThiiL que cette puissance ne Tnanifer^tait l'inlùrél qu'elle portail à nos ennemis que par des» mesures injustes et vexaloires. nviis qui n'éliiient pas de nature à c\ercer une influence décisive sur In marche de nos an"aires ; tant qu'elle cntrr.vnit noscominunicatio.'s, qu'elle {.'ènait le pass3i;ede nos voyau-eurs, qu'elle arrêtait nos fonds et ceux des particuliers, nous prolestions contre ces mesures, niais nous ne voulions pas élever la voix pour nous plaindre ù une puissance dont la bienveillance nous aurait élc précieuse, cl qui, certes, n'avait aucun reproche à nous faire.
Mais aujourd'hui que no'^ deslinéos dépcndenl en gianle partie de la conduite que la iTij.-se suivra à nolic ér/ard, nous ne pouvons i>n.s garder plus lon^'leraps le silence.
L'armée polonaise, en se portant vers le th'';Atre de l'insurrection , en appuyant par de;; foixes considoi aides Théroïsme de nos frères de Lithuanie , a obteim des résultais iraportanîs: l'armée d'invasion, aiirè."; avoir e-suyé des perles considérables, se voit aujourd'hui cernée par une insurrection énergique, et qui s'est encore fortifiée par nos secours: elle n'o5e pas s'avancer, elle ne peut plus même se maintenir dans le rojnumc; il faut qu'elle recule, car ses lignes d'opération n'existtnl plus; les renforts, les vivres, -les niunilions dont elle a besoin, ne peuvent {>liis lui arriver du fond de la lUissie: le {.'encrai eu chef avait basé ses opérations militaires sur ces données, qui étaient positives. Notre triomphe nous paraissait assuré; sans lemporlcr môme de victoires, nous étions sûrs de vaincre l'ennemi; nous en étions sûrs, car nous com(ilions sur la neutralité du Cabinet de Berlin. Mais si Tarnu^e russe se voit pressée de vivres, elle en tire de la l'russe; si tlie manque de munitions, la Prusse lui en fournil; et en devenant ainsi un arsciial, un magasin, une forteresse pour Varinéa russe , elle détruit nos espérances 1 1 i)araly.>e les manœuvTCs les mieux combinées. Ce sont des fails que nous vous citons cl que nous pouvons ai'puyer do preuves irrccus."bles. On peut bioi. ajouter foi à nos paroles: car, quel intérêt aurions-nous à nous plaindre d'ui:e jniissance avec la(juelle nous désirons non-seulement maintenir les rapports d'amilié et de bon voisinage, mais dont nous voudrions cnco;e gayncr les sentiments plus bienveillants-?
Le général Toll semblait vouloir porter la guerre .'■ur h rivp gauche de la Yist\ile; si, avec une armée qui n'est forte aujourd'hui que de cinquante à soixante raille hommes, il passe la Vistule à Ploçk . il abandonnera sa ligue d'opération et ses communications avec l'empire, lî ii'aurait donc jamais pu exécuter ce plan, ni même le concevoir, sans être assuré piealahlement «lesintenlions du Cabinet de Berlin , sans avoir comi>té ïur un abi-j dans les Klats prussiens , en cas de revers.
Il est possible que le chef de Tannée russe renonce à ce plan, et que nous n'aurions plus lieu de reprocher à lu Prusse une nouvelle violation du système de Moutralité. 11 y a cependant des faits qui reslcnl; nous vous les transmettons en vous rocomman laiu de les porter à la connaissance du gouvernement.... Ce gouvernement appréciera sans doute la ju.>lice do nos réclauiali'-'ns, et voudra bien inlcrcéd'>r auprès de la Cour <lc Ikrlin pour faire ce.s.«;er un état de choses si nuisible à nos inteiéls et si peu conforme aux dc\ot!'3 de l'équité.
La sagesse et la justice du gouverncmenl prussien nous sont connues; nous.
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avons éviltj tout t'i qui aurait in; J'oiïri.-er; nous n'avons laissé cchapicr aucune occ.ision pour dissiper so- préveMtions et v,^'^nGv sa confiiiice. nous ji'avons lien ."mous reprocher; i) nous est donc d'autant plus [lénilile de voir le Ca!iii;al de Jîorlin se laisser guider à notre égard par un esprit de v:z\vciliance qu'il cit diflicile de l'eviliquer; nous eipûrcns cependant que l'intercession de5 pui=j,aiiccs mieux di'-pu^ùes pour nous, que le temps suriout, fera comprendre i> la Fruste qudie devra être la nature de ses rapports avec la Pologne, el qu'il la fera coatriliuer à la pacificalion de i'Kurope, au bonheur et àrjudépendanco de notre patrie.
Amlrù Uorodyshi.
Proclama lion du Gouvcrncuicnl national, à l'armcc polonaise.
Varsovie, le 3 juillet 1831 '.
Sol d aïs,
- Quand, pour la première foi?, vous vous pri''£enticz au combat pour assurer l'exisleure, l'iridépendance et riiilégrilé de la patrie, la Pologne, confianle dans la sainteté de sa cause, ne cherchait point des secours étrangers : clic avait placé tout son espoir dans votre admirable bravo.uc.
Et la Pologne ne s'est point trom|iée; ol c'est de vous qu'elle attend son salut. En eflel, cinq mois d'iiéroïsmo ont couronné vos efforts, et l'univers ne cesse de vous admirer. L'enn;:;'ii a été d'abord arrêté dans sa niîi relié, puis repoussé. La prépondérance de- l'armée nationale ne peut pas être mise en doute. Varsovie est en sécurité. La Lilliuanic est on feu, l'Ukraine s j soulève, et l'Europe commence à croire que la Pologne peut et «Joit renaître. Oui! soldais, le Gouvernement national n'hésite pas à vous annoncer que les puissances de l'Europe rompront bientôt leur silence, et qu'elles parleront li.iuleinent, au nom de l'humanité et de la justice : t.t ce résultat sera encore votre œuvre i Vos victoires sont déjà récompei.sées par la célébrité qui s'attache à vous; mais qui peut récom; enscr ces modestes vertus du soldat, qui sont la juetnièie garantie des triomphes? Uui peut récomi)enser ces peines et ces privations, et ce cliolâa apporté par l'ennemi? llien n'a î'U vous décourager. De telles vertus vous rendent invincibles , et font de vous de véritables soldals-cilojen.s !
Soldats 1 la voix du peuple polonais nous dit : Muin(cnaitt ou jamais! persévérons donc, et nous Ircuverons la paix et une
(1) ÀnUiiix de rvlv'jiic.
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Ijatric ind(^,pendante. Encore une vidoirc et tout sera terminé : c'est kl confiance de tous.
Soldais, la nation, en suivant voire exemple, redoublera d'efforts, et nï'j)argnera rien alin d'obtenir les résultais définitifs. Notre conduite .'iera inébranlable; îious ne flétrirons pas vos • rio!ni)iii'S, nous ne trahirons point nos frères de Lithuani«^ et de Uuihénie; nous ne les laisserons j)as en pâture à la vengeance du despotisme moskovite. Les Lilliuano-Rulhéniens aussi ont brisé leurs chiu'nos, et coninie nous, ils seront Polonais libres !
Soldais, le moment est proclie où on fera appel à votre dévouemenl. Entourez de votre confiance le généralissime, et donnez-lui des preuves de votre obéissance. La discipline est l'âme de l'armée, avec elle vous serez victorieux. A'os héroïques phalanges présentent le modèle de la concorde et de l'union, et avec cela la nation existera.
L'iieure approche où nous devrons frapper un coup décisif sur î.os ennemis envahisseurs; alors l'arrière-ban s'unira à vous pour offrir des masses nationales contre des masses étrangères. Le Dieu juste, le Dieu de nos pères, nous aidera dans cette lutte , qu'avait jadis commencée Pulaski , qu(i Kosciuszko avait renouvelée, pour laquelle Dombrowski hiltail, et Ponialowski mourut. De pareils souvenirs sont toujours vivants, et demain la Providence nous accordera peut-être le dernier triomphe. Le président : A. Czarlaryslii.
Le sccrclaire : Andrc Ptichin.
Adresse des mafjislrals de la ville de Kœni'jsf'crg ou vol de l'riisse Frédéric- Guillaume III en se plainnartl, au nom de la Prusse- Orientale, des vexations, des exigences diS llusscs, et du choléra qu'ils ont importé dans le pays.
KoMiig^bcrf;, le 5 juillet IWl '.
Sire , Le dessein de prcservi.r notre province viu flidlvra-iiKirhxis a donne lieu à des reslriclioiis Lien sensibles pour notre coinincrcc; ce n'est qu^' du côlé de la PcUi^'iif> que le coni.'nerc'? n'est pas interrompu dar.s le seul uul d'approvisionner l'arniOc riisse. Une l)or.lr.n;,'eric a été tiaMie à Kunigsbcrg pour fournir du pain aux Russes; des bateaui russes naviguent sur la Vislule; ce sent li les