‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 3)Chapitre 90 sur 95 · Archives rie la Piètc · texte numérisé non relu

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et con3'''|i'einineriî, ont le droit de s'ûnonccr au nom de toute la nraion. Mais, si nou5 no'.is adressions à >jn aiilrc parlement, nous pourrions Irès-bicn cire soupçonn/;s de l'inlcnlioM de la scparer dis aulro.ï jarlics de la souveraineté du peuple, e1 parliculiùrement du pouvoir cvêcutir, du gouvernement même.

Ce n'étcilpas, sans dout-j. l'intention du nonce de Jlayssyn, et elle n'aurait pas été non plus d'accord avec ro[iiiiion de la Cliamlire Nous avjiis hérité des vertus de nos pères que l'iiisloire nous a déjà reconnues; nous sommes fort éloignés de vouloir, par de fausses démarches, favoriser J'influence ennemie sur la conduite des peuples étrangers. Nous n'ahandonncons pai. ce principe dans la carrière glorieuse de rindcpendatice poliliciue, carrière que nous ont ouverte aujourd'hui les vertus civiques et le courai'C de nos braves. Ku outre, une mesure de ce genre resterait pour nous sms offcl. Dans les monarchies rcprésenlalivci, b volonté du gouverneineot qui est le pouvoir exécutif , doit rccessairenient être celle des chomhrcs légi'^Iatlves, car elle se fonde sur la majorité de ces dernières, snns quoi le miniitéro ne pourrait pris, un inomerii, garder le pouvoir. Nmis demanderion.s donc en vain aux parieuients ce que les cabincb croiraient devoir nous refuser. Les di-tours éloquents des membres de ropjiosition prouvent les sentiments nobles cl généreux de q ielques individus; et quand même il:; seraient l'organe d'; 1 opinion de toute une nation, on ne pourrsit pas, iicur cela, préj'.".ger les décisions t\ve nremlrait la Chambre entière. La Diète de Polojne a déjà, dans soi manifeste du 20 décembre 1830, à jamais mémorable, décl.",ré au monde la grandeur de la cause j'ulonaise et le tonnerre de nos foudres de guerre répète sans cesse cette invocation noble, adressée à toute la civilisation.

Si le gémissement de cent mille victimes, immolées sur l'autel de notre indépeniiauce, devait nz pas se faire entendre do:; coeurs gé.'?év»'in , que pourrions-nous attendre de nos faibles paroles? Mais, n'eu douions pas, notre cause est la cause des peuples élues gouverncmentî;'ni les pcupl f , ni les gouvernements ne l'envisagent d'un œil indiîTérent. Pour l'appuyer dans la Cliarcbrs des députés en Planée, les premiers orateurs de ce.le nation n'ont pas attendu que nous les réclamions; espérons qu'ils n'ouMieroat pas de défendre l'honneur de la France elle-même. l)>ins le parlement anglais, avant que ie nom polonais ail brille de celte 'r;lcire qu? lui décerne nJtre incomparable révolution, déjà ks Grey, les r.rou;zham. Us Holiand, jirùcîamaienl la nécessité de notre existence. .Soyons donc convaincus qu.- partout où l.i tribune est libre, la cnusc polonaise y trouvera des défeuseiirs. Et quand mime, i la hùnte des nations et des gouvcincmcnts, r.ous devrions èiie l'.ivés de ce puissant secours (es que pouitant nous somiuts bien loin dadtr.vllre), nous ne désespérerions pas encore du sort de notre patrie ; il est entre les mains qui ne trompent jamais, il est conlié à ses braves enf.ints !

Dixiciiic circula 'rc diplomaiUjm. du ijouccnicwcnt national de Po- IcKjne.y prisidc par A. G. CzarlonjsUi ^ adressic à ses O'jcnts ù l'clranger, rchilirc à la moiion dv- nr>i\r.- il" fluyssyn, a\jnnt pour but de faire an appel au.c peuples de l'F.uropc, en faveur de la

Pologne.

Varsovie, le '.' août I.S31'.

Nous nous faisons un devoir de vous annoncer que la motion du nonce de

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