‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 3)Chapitre 94 sur 95 · Archhcs de Jh'îw · texte numérisé non relu

Archhcs de Jh'îw

de Dicai, so prép.-ire en co moment à porter le dernier coup h îa révolte. Ces résultats n'ont cependant pas pu 6tre obtenus .sans causer des vides dans les ranj^s de nos guerriers, t^nt par les comliats livrés aux rebelles que par les ravages encore plus grands qu'a exercés le choléra, épidémie qui dès le commencement de la f^uerrc s'est manifestée et dans l'armée artive et parmi quelques autres (ronpes cantonnées au delà des lronti*^Te5 de i'empiîc.

Celte mrdadic a fait d'autant plus dcraAages que les préservatifs et les ren)èdes indiqués par l'expérience n'ont pu être appliqués à cause des évolutions continuelles de l'armée. Dès lors on avait reconnu la nécessité de porter immédiatement au complet les forces militaires de l'empire, alin qu'ell.".s ré[.ond!?;cnt à ses besoins réels et aux forces mises sur pied par les autres puissances. .Mais pour ne point détourner nos chers et fidèles sujets de leurs occupations domestiques dans le temps îe plus opportun, nous avons trouvé dans notre constante sollicitude les moyens de retarder la mise au crrand complet de nos armées de tirre et de mer jusqu'à l'tpoque ordinaire du recruk'.ment. fin conséquence nous ordonnons :

1' De lever dans tout l'empire 4 recrue^; par 500 individus ;

2" D'excepter de ce recrutement :

1° La Grusie et la J^cssarabie, d'après les bases de la loi générale ;

2" Les goiib;,rnies de Wilno et de Grodno ainsi (jue le territoiie de jiialystok, qui, dans les circonstances actuelles, sont plus exj^osés que les autres goul-ernies limitrophes du royaume de Pologne aux charges nombreuses de la guerre;

3° Les corporations de kosaks de la Petite-Russie d?ns les goubernifjs de Poltawa et de 'J\>che.rnigo\v, qui ont fourni déjà 10 hommes sur 100 pour former huit régiments de cavalerie ^

4® De retarder jusqu'au prociiain recrutement la levée de la moitié df s recrues des goubernies de Kh.erson, de lekalerinoslaw, de l-oltawa, de Slobodsko Lkrainsk, de Kiiow et de Podolic, en relard sur le 92" rccrulement;

5° D'exécuter le présent recrutement (attendu que le nouveau règlement ap()rouvé par moi le 28 juillet ne devra commencer à avoir sou elVet qu'en 1S32), d'après les règlements qui régis-

ANNl'l'. Iftôl. 851

saicnt la matière avant la j)u!)liratiori de col oukase et d'après les inslruclions adressées h ce sujet au sénat diri^uTant. Nous y ordonno:;s i-n elTet entre auties dispositions de lixer )e, minimum de la taille d'a[)rès les besoiiic du service ; on outre nous y avons dirigé notre attention particuii'.ro .sur le mode de diniinuer autant que possilnc les trais de reciulemenî, et nous avou'-' disposé, dan? riiitôrél de nos Fujets, que ])0ur la levée de l'argent an lien de l'habillement en nature des soldats, on diminuerai les prix autant que po-.ir le dernier recrutement. i\icola.s.

Douzu'.mc ciroiiinire diplomnii'juc du, ijovvcrnruicnL nalionnl Oc Pologne j présidé par A. G. Cznrioryski, adressée à ses agents à Vctranger, écrite avant les cvéncmmis de la nuit du 15 ru 16 août, et déclarant que ce sont les promesses fallacieuses des Cabinets occidentaux qui ont paralysé l'es efforts des Polonais et les ont empêché.'; d'craployer toutes les ressources gicHs avaient pour reconquérir leur indépendance.

Varsovie , le 15 août 1831 '.

PoussL's vers le l)orii de l'abîme par uneïatalilê aUaché? à notre sort, noùs pnifilons des derniers lûomeats qui nous restent, peut-être, pour vous iiverlir des dan:;ers qui nous menacent, 'l jour vous exprimer les sentiments qui nous animent, en vous engageant à les port'.rà la coiinaissance du Cabinet (français, anglais, bel;.'e).

Nous l'avons, ;\ phisisurs reprises, provenu sur l'avenir qui nous allendail, sur la tournure que devaient prendre les opérations militaires, si aucune voix lie s'élevait en notre faveur, en Europe : nos prévisions sont aa moment de s'accomplir. JJicntôt peut-C'tre serons-nous ceriijs par des forces supérieures; bientôt réduits à nous d'iiendre dans les mirs de Varsovie; nous verrons toutes nos espérances, toutes nos ressources conc-rntri-es dans réiroile enceinte de la capitule. A'ous pouvons être privés des moyens de communiquer avec vous; aussi, un devoir impérieux nous commande aujourd'hui de faire entendre notre voix aux Caiiinets européea.î qui, seuls, ont encore le pouvoir de seconder nos cfTorls et de sauver noire cause. Mais nos illusions se sont déjà év<<nouies; la vérité toute nuo a r.i)paru à nos yeu.x: nous ne co.mplons plus sur l'appui des puissances, t\n\ ont pu et qui n'ont ]ias voulu, qui peuvent encon, et qui no veulent pas nous .sauver. Nous n'osons ]ihis ajouter foi aux prome-ses qu'elles nous ont faites et qu'elles démentent i.-nr leur conduite. Nous ne ciierchons aujourd'hui notre .a'ut que dans notre dé-esi)oi:-. et nous n'avons confiance que d;nis les miracles de Dieu et daiîs nuire ferme détermination de périr.

.Nous ne devons pas cependant v )us cacher q'i'un rayon d'espérance vient quelquefois nous ranimer H r.ous r.Kiime quand nous songeons à tous les devoirs qu'impisent aux pui--sa:'.c?s "nirojxiennîs la inorale, l'humanité, la politique cl l'opinion des nations; qu. ml nous nous ra]'pelons les e>pérancos

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