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difficultés encore, et demandent absolument de la fermel i el de la force pour les faire réussir à notre gré.
Quant au péage de Danzig, je suis maintenant en état de vous donner une idée plus juste de toute cette affaire, dont \ • us ferez bien d'informer le comte Panine, afin de faire connaît • par là a sa Cour, à fond, la façon d'agir delà France, qui est bien le maître ressort de (ouies les clameurs contre mes arrangements. Tout ce que les trois Cours ont fait et arrêté au suji t de la Pologne a infinimen! déplu à celle couronne. Vu l'épuisement total de ses finances, elle a bien senti qu'elle n'élaiî pas en état de s'y opposer ouvertement. Elle a clone eu recours à ses armes ordinaires, et elle a fait jouer toutes, sortes d'intrigues pour nous contrecarrer. Pour ce qui regarde mon particulier, j'y rapporte le tocsin, qu'elle a fait sonner dans toutes les gazettes : « qu'étant actuellement maître de tout le ceomerce de la Yistule, je l'étais égalent nt de ruinei celui de 'eûtes les puissances commerçantes dans ces parages. •- Non contente de cela, la France s'est adressée ensuite aux ministres d'Angleterre et de Hollande à Paris, pour leur insinuer . i Lie ne saurait jamais s'imaginei que les puissances maritimes voulussent rester spectatrici s tranquilles de la perte d'une bran :he si considérant de leur commerce. Ces insinuations ont fait impression en Angleterre; la Cour de Londresy a dénia' tête baissée et sans examen ultérieur, elle a commencé à déclamer lement contre moi. Le but de la France n'est antre que de me brouiller, par les clameurs des autres puissances, avec la Cour de Russie; et, pour vous donner une preuve complète di la fausseté insidieuse de cette couronne, je ne veux pas vous cacher une, dans le môme temps de ses chipoteries avec l'Angleterre, elle m'a fait offi ir un traité de commerce, afin de pouvoir tirer, pai mes nouvelles acquisitions, toutes !(■> productions de la Pologne dont eile a besoin. J'ai ce] endant es juive a Lie sous prétexte de iCluih pas encore au fait de la situation et d( la valeur du commerce polonais. . Frédéric.
Déclaration secrète de l'impératrice Catherine If de vouloir se ■
nir quant aux acquisitions en Pologne dans les bornes des stipulations contenues dans la convention du 14-25 juillet 17 72.
Saint-Pétersbourg, 3/1 4 -décembre 1772'.
La façon dont le roi de Pologne vient de répondre à la décl iration que je lui ai fait remettre par mon ministre, résidant à sa Cour, lé. 7-1 8 septembre dernier, de concert avec L. M. Impériales et Royales, et S. M. le roi de Prusse, a rendu indispensable la déclaration ultérieure, que je viens de lui faire conjointement avec Leurs susdites Majestés et dont voici la teneur.
S. M. l'impératrice de toutes les Russies, par la déclaration qu'elle a fait présentera S. M. le roi et à la République de Pologne par son ministre plénipotentiaire le baron Slackelberg le 7-18 septembre, nécessitée par l'anarchie, qui depuis tant d'années désolait l'État, ayant fait solennellement la réclamation d'anciens droits et prétentions légitimes à la charge delà République, pour l'équivalent desquels elle se mettait en possession effective de quelques-unes de ses possessions; et ayant en i lême temps invité toute la nation polonaise en général à bannir ou au moins à suspendre tout esprit de trouble ou de séduction^ s'assembler en diète, '.et, dans cette repr crémation légale du corps de la République, travailler de concert avec S. M. Impériale et les deux cours unies avec elle, aux moyens de rétablir solidement chez elle l'ordre et la tranquillité et confirmer par des actes formels et amiables les échanges des litres et prétentions de chacune, contre l'équivalent dont elles viennent do prendre possession,; tels étaient le véritable sens et l'intention de cette déclaration et S. M. Impériale en attendait patiemment reflet juste et nécessaire.
C'est avec la plus vive sensibilité qu'elle a appris d'abord que pour réponse à une telle déclaration, le roi par un premier mouvement et d'autorité privée a fait remettre à son dit ministre et rendre publique une protestation tendante à infirmer les dits droits ei prémniions de S. M. Impériale, ainsi que ladite prise de possession faite en son nom : ce n'est pas avec moins