Chodzko, Ânn. polon. Hs
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. civisme, a su surprendre la confiance d'une souveraine, dont eîle connaissait !'.'" e ae< essible à la voix du patri itisme.
J] suffir; d'un d ment suivi si raisonné des objets
Contenus dans cette d I; ation, pour détruire complètement le Rjrtjx joui t malveillance s'est efforcée de repré-
senter les détails les pli « simples, pour les dénaturer. L'ascen- Éant de la vérité dévoilé» pourrait-il n rouver d'accès dans
ï'espril é [i il tb!i de S Majesté Im] ■■ 'i iale ?
La. liberté et Vimlè e de 1 1 Pologne, ees deux attributs
esseïiti' 1s de son exist» n :e politique, sont reconnus, par la déclaration iême, pour et e l'objet de l'intérêt de tous ses voisins. '. emenl avait constamment dirigé tous les vœux et les effe i ts de i : Diète actuelle.
Pour montrer aux yeux de l'Europe, comme à ceux de S. M. l'Ii ■ libertés nationales, loin d'avoir reçu
tes atteintes imputées aux mes ambitieuses d'une prétendue faction dominante, tn ivei , au contraire, dans les lois récentes, sagement combinées, des sauvegardes puissantes contre toute, u; n, l'on se bornera h. un simple exposé de la
marche et des résull travaux de la présente assemblée.
Jl eu présentera l'ensemble également exempt des vices de Villègulilé qu'on lui reproche, autant qu< d 'ères incompatibles
avec lesprincij ><
Convoquée sous les au ices heureux de l'esprit public, dont l'énergie se développa I : ntùt, la Diète actuelle avait commencé ses opérations avec toute la faveur de l'opinion nationale. Cet avantage in ', ■ -: » réformes utiles : aussi, fut-elle
saisie avec empressement. Mais, pour être efficace, une telle entreprise s'adaptait mal h la durée et aux formes d'une Diète ordinaire On sentit la ité de la transformer en Diète
confédérée, mode connu et usité, même dans des circonstances moins in; . mi ' • heureux effets de coite démarche en manifi > enl bientôt la convenance. Le concert, la marche active des dél : »ns, un esprit de fraternité qui s'y développait de jour . i I mr, annoncèrent une révolution heureuseï i opérée dans les i ées et dans les dispositions nationales. La voix publiqui , applaudissant au patriotisme qui réunissait tous les eiforts au bis n de la chose [)iiblique, encouragea !■ ! li gisla-
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teurs à donner à leurs travaux plus de latitude que la teneur de l'acte de confédération , conçu dans la première fermentation des idées vagues d'amélioration, ne paraissait le .désirer.
Par un enchaînement naturel des. différentes parties de l'administration, une réforme partielle n'eût produit que des résultats incomplets ou incohérent:. La justice, les finances, la police, l'armée nationale, tous ces objets appelaient également l'œil éclairé de l'examen et se trouvèrent approfondis. L'ap bation générale suivait de près et justifiait chaque réforme effectuée. Dcj nouvelles élections, motivées par l'expiration du ferme biennal, en doublant le nombre des représentants, imprimèrent encore une sanction plus imposante de la volonté nationale aux travaux déjà consommés, et en autorisa la continuation. Aussi vit-on, sous peu, l'esprit dis nouveaux représentants s'amalgamer avec celui des anciens. Une telle réunion de volontés et de sentiments renforçait nécessairement le système des vr.es patriotiques, à mesure que les opinions s'éclairaient par la discussion, que les idées se généralisaient ou s'acheminaient de plus en plus vers la conviction que les meilleures lois manqueraient le bien qu'elles avaient pour objet, et si l'on ne s'attachait à perfectionner les moyens d'exécution et à prévenir ces orages périodiques qui exposaient les meilleures institutions à un sort incertain. Il en résulta un plan de constitution qui reçut aussi sa sanction dans la journée du 3 mai 1791, et qui n'est que le résumé d'un, projet de réforme du gouvernement ordonné par la Diète, et soumis à sa délibération neuf mois auparavant.
La Pologne, en établissant la succession c'a trône, y a été amenée à la suite d'une longue et cruelle expérience, acquise dans les troubles des interrègnes. Ce résultat parait même favoriser les intérêts des puissances voisines, en tarissant une source d'inquiétudes pour les cabinets; parce que leur intervention, souvent involontaire, ne saurait ne pas être pernicieuse à leur propre tranquillité. Le bienfait de, l'hérédité, si favorable aux intérêts intérieurs et extérieurs, semblait suffisamment dédommager des sacrilices de ces prérogatives éphémères dont les suites dangereuses ont déjà été reconnues
môme pour toutes les nations, jalouses de ]our liberté, et professait m! extrême attachement à la forme républicaine.
Par cotte même expérience, la nation a connu lo mal provenant de l'organisation vicieuse du pouvoir exécutif, qui, ses divisions, avait une apparence de force, mais qui, en réalité, était peu actif. Ce pouvoir, circonscrit dans de cerl, bornes, et déposé maintenant entre les mains du roi, a acquis de l'unité; on ne peut en abuser, car les ministres sont responsables; l'assemblée législative les surveille, et est toujours prête h punir l'oubli de leurs devoirs. Un pareil système augmente la force gouvernementale, en tant que les règles d'une forme républicaine le comportent, et en même temps il favorise les relations extérieures par la certitude de la durée des rapports politiques avec la Pologne.
De cette, manière, la constitution du 3 mai , basée sur la prévoyante modération de ses principes, se défend d'elle-même des accusations de despotisme que cherchent à répandre les mécontents ennemis du bonheur et de la tranquillité de leur patrie, en inquiétant d'un côté ia conscience de la nation, et de l'autre en éveillant perfidement l'attention des puissances voisines. C'est en vain que cf nts cherchent à représenter sons de
noires couleurs la journée mémorable du 3 mail
Si le patriotisme, préoccupé de l'importance de cette ouvre et craignant de laisser trop de temps h l'intrigue, n'a pas observé avec une rigoureuse exactitude certaines formai!!, usage, il n'en est pas moins vrai que la séance du 5 mai suivant a coupé court à tout reproche à cei égard, en donnant à cette œuvre le cachet d'une unanimité réfléchie. Bientôt un concert de louanges s'éleva dans tout le royaume. Différentes assemblées de citoyens, différentes réunions de personnes envoyaient successivement au roi des adresses respirant le plus patriotique enthousiasme, et les expressions de leur reconnaissance pour la sanction d'une constitution qui faisait le bonheur de la nation. Celte: reconnaissance devint plus générale encore aux diétines, au point que l'Europe entière en a été frappée. Le serment prêté volontairement, par tout le mi pour le maintien de cette constitution, les remercîments sanctionnés solennellement, et confiés aux délégués envoyés au roi
et a la Diète, prouvera le d< et d'admiration dont est
entoi i •'• ■ "". Ces preuves éclatantes De résultent nulle-
ment de l'influence occulte que quelques palatinats ou districts peuvent exercer : mais c'esl le témoignage général et un: de l:i volonté de toutes 3 itrées du pays; c'est l'expre ' i
de ce profond nt dont Je puissant relief n'a jamai
être le fruit de l'intrigue, de la contrainte ou de la tromp La preuve i n e: f dan i L'û lia attachement de ia nation à cette œuvre , car elle y voit l'affermissement de ses franchises, la certitude de sa prospérité et la consolidation de sa tranquillité.
Cet état de.choses, fidèlement : etracé ici, détruit les soupçons sur l'existence d'un parti qui, selon la lettre de la déclaration russe, n'aurait eu pour Lui qui de satisfaire les vues d'une domination personnelle au détriment de l'égalité générale, et de représenter l'acte par lequel la Russie avait garanti les constitutions de la ' >gne comme un joug pesant et avilissant.
Toute la nation | ' m li e n'a qu'eue opinion sur la nature d'une garantie qui csi d'accord avec les principes du droit public reconnus dan tous les sied s et i liez tous les peuples. Les jbfforts de pa eils actes ne pi tôresser des tiers qui vou-
draient al ei 1er à un li' ' ses prérogatives garantie!
une autre puiss tnce ; et, dans ce cas- là, la garantie devient une sauvegarde de la tranquillité publique : toute autre explication donnée à ce' i ne saurait être que préjudiciable et nuisible à ^indépendance nationale. L'exemple de l'empire germanique n'est peint une é teeption a cette règle généralement adoptée. Cet empire, c< l< plusieurs États indépendants, trouve
dans une garantie mutuelle la confirmation solide des droits qui leur sonl propres contre les usurpations mutuelles. Cet gxemple ne peut être ni cité ni adapté à la République polonaise, parce qu le un . ul cl unique corps politique. Vn acte de gart tiqué à un État et qui pourrait être tourné gbntre le garant, serait en contradiction manifeste, dans sa lettre el dan . avec lui-même, d'autant plus que ce fesl que le pouvoh légal di qui pourrait seul fcire appel à une intervention jugé< néi i s saire; m< :- que quel- ]ues citoyei s, mécon lu gouvernement régulièrement établi, cherchent cette même intervention, et, en se pa-
rant d'un semblant de légalité, veulent usurper et s'attribuer le caractère d'une opposition nationale^ alors une pareille garantie
deviendrait un instrument détruisant loule espèce d'ordre et troublant la tranquillité publique.
En suivant le développement de la déclaration russe, on trouve à la suite des assertions qui inculpent la marche et l'ensemble des opérations de la présente Diète, des griefs particuliers où l'on reconnaît l'empreinte des mêmes insinuation., insidieuses qui ont su aggraver la nature.
La légation extraordinaire envoyée en Turquie y est représentée comme ayant pour objet Y offre d'une ligue offensive dirigée contre ia Russie. Il est notoire que celte assertion se rapporte à la même époque et aux mêmes motifs que toutes les autres, décernées pour ia plupart des Cours de l'Europe, y compris celle de Pétersbourg. Si la nomination de cette dernière n'a point eu de succès, il est connu que la faute n'en est point à notre gouvernement.
L'objet commun de cette mission était de faire connaître toutes les Cours l'esprit et le but pacifique de.-, opérations indispensables de la Diète, tendant uniquement à l'amélioration du gouvernement intérieur. Le mémo esprit avait dicté les instructions dont fut muni M. Pierre Potoçki-Staroste de Szczérzeç, destiné pour l'ambassade on Turquie. Les négociations auxquelles il se prêta depuis ne furent point un résultat de ses instructions primitives.
Arrivé à Gonstantinople, M. Potoçki trouva chez le ministère ottoman des dispositions décidées, non-seulement à renouer et à cultiver les relations amicales avec la Pologne, mais même à y ajouter des engagi ments plus positifs. Pressée comme elle l'était par les armes de \d l'.ussie, la Porte-Ottomane eût été bien aise de trouver,, dans une alliance avec la Pologne, une diversion utile. Aussi mit-elle en avant des propositions accompagnées dus offres les plus séduisantes.
Les États de la République, instruits de cet état de choses, ayant à réclamer la jouissance, des avantages les plus favorables-pour le commerce, fondés sur d'anciens traités, nejugèrent pas a propos de repousser par un refus absolu ces premières ouvertures qui pouvaient, ménager des voiesà des arrangements
utiles à la Pologne. Cependant les instructions envoyées à cel effet à l'ambassadeur de la République furent assujetties à toutes les réserves propres à assurer ks intérêts de la Pologne sans compromettre ceux de ses voisins. Aussi tout le cours de cette négociation, ou le ministère ottoman montrait autant d'empressement à entraîner dans ses vues l'ambassadeur polonais, que celui-ci opposait de circonspection, offrirait plutôt des preuves de ménagements pour Sa Majesté, l'impératrice que de justes sujets de griefs.
• La circonstance relative à l'évacuation des magasins et des troupes russes, aggravée dans la déclaration, se trouvera également bien atténuée si on se rappelle l'époque à laquelle elle appartient. C'était bien celle où la République se voyait à la veille d'une crise qui pouvait pour longtemps en troubler la tranquillité intérieure. Des rapports officiels, venus presque à la fois de différents endroits du royaume, avaient annoncé les indices d'une disposition générale de révolte chez les paysans du rit grec uni et non uni. Bientôt des avis multipliés constatèrent le développement successif de ce germe de sédition. L'imminence du danger nécessita des mesures promptes et vigoureuses. On parvint à s'assurer, par les dispositions uniformes de quelques séditieux arrêtés en divers lieux, que les premières étincelles de cette, révolte avaient été lancées et attisées par le fanatisme de quelques moines du lit grec nonuni, secondés de vivandiers et autres sujets russes. Un concert systématique de ces machinations qui se développaient sur divers points du royaume, menaçait d'un complot sérieux. Dans cette position alarmante, le séjour et les passages fréquents des troupes russes, nécessités par les magasins établis en Pologne, faisaient justement craindre que leur présence n'encourageât la populace, susceptible d'illusion , à une révolte, qu'elle voyait journellement fomentée par des sujets de cette nation, ei qu'il ne favorisât également l'affluence de ces derniers dans la Pologne. Ces considérations sollicitèrent les démarches faites ou pour obtenir l'évacuation entière des troupes russes avec leurs magasins, on pour assujettir leurs passages et leur séjour en Pologne à un mode compatible avec le maintien de la sûreté intérieure
L'équité éclairée de Sa Majesté l'impératrice apercevra dans cette conduite du gouvernement polonais les symptômes d'une sollicitude généreuse plutôt que ceux delà malveillance.
La même sollicitude avail nécessité les mesures indispensables qualifiées, dans la déclaration rus.se, de persécution contre les sujets russes!
Pour arrêter le complot dans sa source, ii était urgent d'en découvrir les moteurs : ceux-ci a'éehappèrent pas à. la vigilance des recherches; et si, sur un grand nombre d'individus arrêtés, 3e glaive de la justice a frappé quelques tries coupables, c'est que celte rigueur venait à. la suite de procédures régulières, et, qu'elle fui sollicitée par les intérêts de la sûreté publique gravemenl compromise. L'inculpation des juges, qui eussent employé jusqu'aux tortures pour extorquer l'aveu du cri, m:, répugne à l'organisation connue de la justice en Pologne.
L'humanité y a proscrit, comme dans les autres pays civilisés, l'usage barbare de la torture. Aucun fait, aucune plainte de cette nature nY. I parvenue à la connaissance de notre gouvernement, qui n'aurait pas manqué d'en faire une justice éclatante. Les principes de douceur et d'humanité qui le dirigent lui avaient même inspiré la prévoyance d'aller au-devant de possibilité d'avoii à regretter ^ rigueurs déplacées, que la précipitation des juges subalternes aurait pu occasionner dans une crise où les indices d'un incendie prêt à éclater étaient propres à grossi] les inquiétudes. L'établissement d'une commission (Cenqucle y pourvut: son objet était de s'attacher à couper tous tes fils d'un complot découvert à sa naissance, de chercher à prévenu' le crime plutôt qu'à en poursuivre la punition. La vigilance, 3a sollicitude de cette commission répondirent à l'attente du public; par des mesures sages et multipliées, elle parvint bientôt à faire cesser les craintes d'une révolte en lui ôfc m les moyens de se propager.
L'arrestation de l'archimandrite deSluçk était une des mesures les plus indispensables. Tous les soupçons, tous les indices motivés sur des dépositions authentiques se réunissaient sur sa personne. Le rang qu'il tenait dans la hiérarchie du rit grec non uni, en Pologne, ie crédit dont ii jouissait parmi ses
coreligionnaires, ajoutaient à l'influence dangereuse des prinipes et dos dispositions qu'on lui connaissait, cl dont ses papers saisis ont fourni les preuves irrécusables. L'intérêt de la tranquillité publique exigeait impérieusement la nécessité de l'assurer de sa personne.
Tel est l'ensemble dv* mesures que la gravité dos circonstances avait commandées. La vraie couleur sous Inquelle elles sont présentées ici, fait évanouir tout leur odieux.
L'accident particulier arrivé dans la chapelle des grecs non unis, située dans un des faubourgs de Varsovie, en prés. rie. encore moins. L'inadvertance d'un bas officier et de quelques soldats, trompés, ainsi que l'a prouvé l'enquête, par l'apparence Extérieure de la maison, occasionna leur faute, qui se trouve suffisamment réparée par la dégradation de l'un et parla punition rigoureuse des autres. De faux rapports auront sans doute: représenté ce fait comme 'mus les autres, accompagné d'accessoires propre- à aigrir l'esprit de Sa Majesté Impériale. l'est sans doute en offensant sa délicatesse qu'on se promettait de surprendre sa conviction ; mais la justesse des lumières qui caractérise si éminemment cette souveraine, lui fera aisément saisir, dans ce dévelopj emenl d< s différents objets présentés à ses yeux comme autant de sujets de griefs, tout ce que la malteillancey a ajouté de fiel. Les intentions pures du roi et de la nation polonais!- peuvent s'attendre par conséquent, de ces éclaircissements, d'obtenir de la part de Sa Majesté Impériale la même justice, que l'Europe impartiale s'est déjà empressée à le m- rendre.
Maissi, contre toute attente, ces intentions dirigées parl'amour de la patrie et de la justice, n'ayanl pour but que la sûreté et ie ponheur de la Pologni , pouv lient encore être méconnues; si les réclamations de quelques individus, mécontents de l'ordre des choses dernièrement établi, devaient prévaloir dans l'esprit de Sa Majesté l'impératrice sur le vœu national; et si la République se trouvait dans le cas douloureux de voir sa souveraineté et son autorité légale méconnues ou contestées, alors la nation polonaise, jalouse de l'estime de l'Europe, jalouse de l'estime d'une souveraine qui sait apprécier les sentiments nobles, n'aurait point à balancer à choisir entre une quiétude
d'une vile soumission ou les risques honorables d'une défense
nécessitée par une agression injuste.
Stanislas -Nalem z iïfalachoivski,
Kas im ir- A est 01 -, p rince Sap iéh a ,
' Maréchaux de ]a Dicte.
Réponse du roi de Prusst Frédéric-Guillaume II, à la lettre du roi de Pologne Stanislas-Auguste , du 31 mai. Le roi dePrussi dé, sa participation à la constitution du 31 mai 1791, cl déclare qu'il s'unit à la Russie e! à l 'Autriche contre (a Pologne.
Berlin, 8 juin 1792'.
Monsieur mou frère,
Le grand maréchal de Lilhuanie, le comte Ignace Potoçki m'a remis la lettre de Votre Majesté écrite ]e 31 mai dernier.
C'est avec un grand regret que j'y ai vu retracé le triste tableau de la Pologne, qui se trouve entraînée dans la guerre actuelle avec, la Russie; mais j'avouerai avec franchise qu'après tout ce qui s'est passé depuis un an, il était aisé de prévoir les embarras dans lesquels la Pologne se trouve aujourd'hui engagée.
Dans plus d'une occasion, le marquis de Lucchesini a éîé chargé de manifester, tant à Votre Majesté qu'aux membres prépondérants du gouvernement, mes justes appréhensions à ce sujet.
Dès le momen* où le rétablissement de la tranquillité générale en Europe m'a permis de m'expliquer, et que l'impératrice de Russie a laissé entrevoh une opposition décidée contre la rêvoluti dv 3 mai, ma façon de penser elle langage de mes ministres n'ont jamais Narié. En regardant d'un œil tranquiîl ■ la nouvelle constitution que la République s'est donnée, à mon insu et sa;, s ma concuri ence, je n'ai jamais songé à la soutenir, ni a la proléger; j'« i \n idit, au contraire, que les mesures menaçantes et les préparatifs de guerre provoqueraient in ment le ressentiment de l'impératrice et attireraient a la Pologne les maux qu'( • prêt ndail éviter.
L'événement a justifié ces apparences, et il est positif que, si îa Repu) liqu ■ n'avait pas entrepris toutes ces réformes qui on1