‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la PologneChapitre 57 sur 61 · D'après l'imprimé de l'dpoqu · texte numérisé non relu

D'après l'imprimé de l'dpoqu

ftillance pour une nation que l'identité d'origine, de langue et tar;ï, d'autres rapports naturels avec celle qu'elle gouverne, rendaient intéressante •• ses v'!^> gênaient sans doute l'ambition É l'esprit de domi lation de ceuj qui, non contents de la portion d'autorité que I is loi i de YVA il leur assignaient, en cher- Éiaient l'extension aux dépens de ces mêmes lois. Dans ci ;!vue, ils n'ont rien négligé, d'un côté, pour lasser la vigilance active de l'impératrici sur l'int<! ité des droits et des prérogatives de l'illustre nation polonaise, et de l'autre, pour calomlâer la pureté et la bienfaisance de ses intentions, en les préfentant, en toutes occasions, sous un jour qui leur est absolu- Beat étranger.

C'est ainsi qu'ils ont eu le. perfide adresse d'interpréter l'acte par lequel la Russie garantit les constitutions légitimes de ceita nation comme un joug onéreux et avilissant, tandis que les ■lus grands empires, et entre autres celui d'Allemagne, loin de rejeter ces sortes de garanties, les ont envisagées, recherchées et reçues comme le fondement le plus solide de leur propriété ei. de leur indépendance. L'éféneménl récent prouve ■'ailleurs, roieua que tous ÏQê arguments qu'on pourrait employer, combien une telle garantie peut être nécessaire et effilace, et que ?ar>£ elle la République, aprèsavoir succombé sous es coups de ses mil dom tiques, n'aurait eu aujourd'hui, lour s'en relever par l'intervention de l'impératrice, d'autre Ktre auprès d'elle que sa seule amitié et sa seule générosité.

Cependant, enhardis pai la facilité avec laquelle une partie de la nation a embrassé leurs opinions erronées, eaux qui mélitaient depuis ton temps son asservissement et la ruine de son ancienne liberté n'attendaient que l'instant favorable à fexécution de leur dessein destructeur; ils crurent le saisir lorsque la Rus fut lillie par deux puissances à la fois. À celte époque, la Diète l 'a sembl i à Varsovie; les instructions des baîatinals portaient qu'elle fût libre ef ordinaire; cependant^ elle J'ut tout a coup convertie en diète confédérée sans aucune raison connue ni même apparente. L'acte de !a confédéral tendu public, annonça les travaux dont elle allait s'occuper, les principaux objets devaient âtre: «le maintien du gouvi rlemeut libre ré] ui . tin. :' des magistratures dans )t[):\-

fonctions et bornes usitées, el la conservation des prérogatives

des citoyen,,. » C'est à la nation polonaise elle-même à juger, par la suite et le résultat des opérations de celle Diète, combien elle s'est écartée de ces objets qu'elle avait présentés à la confiance publique, pour leur en substituer d'autres qui leur étaient diamétralement opposés.

Sans entrer dans l'énumération de toutes les illégalités et de tentes les infractions aux lois et immunités de la République que cette Diète confédérée, ou plutôt la faction qui y domine, s'est permises, il su Hit de dire qu'après avoir usurpé, confondu, réuni en die tous les pouvoirs, dont la réunion en une seule main est incompatible aves les principes républicains, elle a abusé de chacun de ces pouvoirs de la manière la plus tyrannique, prolongé sa durée, au delà de trois ans et demi, terme dont les fastes de la Pologne ne présentent pas un seul exemple, et enfin consommé toutes ces funestes entreprises en renversant de fond en comble le 3 mai 1791, l'édifice du gouvernement à l'ombre duquel la République a fleuri et prospéré tant de siècles. - Ce jour la vit disparaître, et sur ses ruines s'éleva une monarchie qui, n'offrant dans les nouvelles lois par lesquelles on a voulu les limiter que contradictions entre ellesmêmes, incohérence avec les anciennes, insuffisance complète à tous égards, ne laisse pas même aux Polonais le vain simulacre de cette liberté et de ces prérogatives dont ils se sont toujours montrés si jaloux. La trône, d'électif qu'il était, est déclaré héréditaire ; e1 cette loi que la sagesse de leurs ancêtres avaient dictée et qui défend, du vivant d'un roi, de s'occuper du choix d'un successeur, a été violée aussi audacieusement que toutes celles qui garantissaient la consistance permanente de la République. Les moyens dont on s'est servi pour consommer tous ces actes du violence étaient bien faits pour les caractériser, l.e jour de la révolution, le château et la salle de la Diète turent remplis de toute la populace de Varsovie. On introduisit des gens armés, on iil sortir le canon de l'arsenal, on le tint prêt à foudroyer ceux qui tenteraient d'empêcher le succès du complot. On rassembla le régiment d'artillerie et la garde lithuanienne pour soutenir la populace; on excita sa fureur contre ceux dont, on craignait l'opposition. Plusieurs non-

ce? qui persévéraient dans leurs sentiments patriotiques furent menacés de perdre la vie. Celui de Kalisz, M. Suchorzewski, se traînant à genoux vers le trône, pour rappeler humblement au roi la sainteté du serinent qu'il avait prêté sur le Pacta contenta, ce lien sacré et indissoluble qui l'unit à la nation, fut Impitoyablement foulé aux pieds, au mépris de son caractère Inviolable de représentant de cette nation, et au grand scandale de tous ceux des Polonais qui n'ont point entièrement perdu le sentiment de leur honneur et de leur liberté; et c'est une révolution effectuée de cette manière que ses promoteurs essayent de faire passer pour le vœu libre et spontané de la nation.

Mais ces citoyens entreprenants ne se sont point bornés aux maux qu'ils ont causé à leur malheureuse patrie dans son propre sein, ils ont encore cherché à lui en attirer du dehors, en la précipitant dans des démêlés capables de dégénérer en une guerre ouverte avec la Russie, l'ancienne alliée de la République et de la nation polonaises. 11 n'a pas fallu moins que toute la magnanimité de l'impératrice, et surtout cette équité, cette msU sse des lumières avec lesquelles elle sait distinguer l'intention de l'esprit de parti d'avec l'intention générale, pour empêcher les dernières extrémités auxquelles elle a été sans cesse provoquée. Un exposé succinct des faits mettra en évidence la vérité de cette assertion.

Lors de la déclaration de guérie que la Porte-Ottomane fît à la Russie, l'ambassadeur de l'impératrice remit une Note au minirire de la République, sans Diète alors, pour le prévenir sur le passage des troupes russes par les Etats de la Pologne, et pour lui proposer de nommer, dans les palatinats les plus voisins des quartiers de ses troupes, des commissaires avec lesquels on pût s'entendre sur les livraisons et le payement des livres et des fourrages. Tout fut réglé et établi d'une manière amicale et à ia convenance réciproque, malgré les fermentations de la malveillance qui commençait déjà à percer. Mais aussitôt que la Diète fut fermée, et que le projet médité depuis longtemps de détruire la République eut prévalu sur toutes les fcnsidérations relatives au maintien de son repos au dedans et au dehors, non- seulement on insista sur ce que les troupes russes, sans excepter même le petit nombre de celles qui

c,i Lient préposées à la garde des magasins qu'on avait formés,

at instamment retirées du t< . i itoire polonais , mais on mil encore toutes sort . d'ei Lrav s à leur approvisionnement, ci» s'opposant à la formation di lux magasins pour leur sub-

sistance, et en exigeant que les anciens fussent transportés

des frontières d la République, d. cette occasion, la commission du trésor i ùt en avant la pi éti ûtion déraisonnable di s Et iil i de sortie à percevoir, au passage du Dniestr, pour ces niâmes ma ii grands frais et au grand avantage

dcc: propriétaires polonais. De pareils procédés ne répondent nullement aux égards que se doivent des États voisins, unis d'ailleurs pai de: n ds d'amitié et d'alliance.

Les vexations de toul g< are exercées contre les sujets del'impé] itrice furen | ois ées au point que quelques-uns d'entre eus se trouvant 5 terres de la République pour des affaires

de négoce auxqi cl 1 • ils se livraient sur la-foi des Irai du profil des g ns, ils furenl accusés malicieusemenl d'excitei les habitants du li u :< \ révolte, et, sur ce prétexte, saisis et j^iés dans des ca h As. Les juges chargés d'instruire leur procès, ei ne trouvant aucune trace du crime- qu'on leur imputait, eurent recours aux tourments .pour leur en extorquer l'aveu; et, api es l'avoir ai r u lié de cette manièi o. ces juges impitoyables Jes condamnèrent au supplice, et les firent exécuter inhumainement. Ce premier essai d'injustice, d'inhumanité cl de cri ; ■ rit un vaste champ à des inquisitions oc toute-; ^spèces qui s'appesantirent pi lenl sur les habitants

des provinces où l'on j rofes e le culte de la religion orthodoxe grecque w u unie. Uèxè [ue de Péreslavie et abbé de Sluçk, quoique sujet de l'iinpéi atricc, de\ int une des victimes de cette persécution;, m ! ré le rang élevé qu'il occupe dans l'Église, malgré la pun lé de s< s mo ers et la rigidité ';:: .ses princi Il fut soupçoni •' de crimes qu'il importait à la malignité et au déi ir d'entre! 'ni; la f< 1 raentalion qu'elle avait excitée, de forger à tout instant et ce prélat fut arrêté et entraîné à VTarso vie, où 00 le tien! encore dans une dure captivité. Le droit des gens ne fut pas plus respecté envers, les ministres de l'impératrice; car leui chapi Lie, qui est 1 usée faire partie dos hôtels môme qu'ils habitent» et qui, pai l'écusson des armes impé*

rialcs de Russie, attaché extérieurement, indiquait clairemenl un endroit privilégié, fut forcée, ci des soldats polonais eu vinrent arracher un desservant pour le traîner, sans aucune raison, devant un tribunal qui n'était nullemenl compétent.

La satisfaction que le ministre de Russie a demandée, a été feu lôe sous les prétextes les plus frivoles. En un mot, nonleulement tous les traités solennels qui liaient la Russie et la Pologne entre elles furent violés et transgn ■ ''ans }cyvï, points les plus importants: mais on poussa L'ann . isité jusqu'y envoyer une ambassade extraordinaire en Turquie, alors en guerre ouverte avec la Russie, pour lui offrir une ligue ofiei • Kve dirigée contre cette dernière puissance; c'est de quoi les correspondances ministérielles du Cabinet deVar i vie o friront les preuves les plus claires. Le respect même du à La personne et au rang auguste de l'impératrii e ne fut point observé dans le discours qu'on tint en pleine séance de la Diète, et ces insolences, loin d'être réprimées comme elles le méritaient, fu encouragées et applaudies par les chefs de la faction qui a ren versé les lois et le gouvernement de la République Le nombi t de ces griefs, sans compter ceux qu'on supprime pour en abréger l'énumération, est fait pour justifier devant Dieu et les puissances le parti que Sa Majesté Impériale aurait pris d'en tirer une satisfaction éclatante. .Mais ce n'est nullement dans cette intention qu'elle vient de les faire exposer. Son équité naturelle ne lui permet pas de confondre toute la nation polonaise avec une de ses parties, qui avait surpris et trahi sa confiance. Elle est, au contraire, intimement persuadée que le plus grand nombre n'a eu aucune pari à tout ce qui s'esl (ail ;; Varsovie contre elle et contre la République, son ancienne amie; aussi Sa Majesté est-elle prête à sacrifier les justes ressentiments qu'elle doit éprouver ù l'espoir, plus conforme à. ses sentiments généreux rt pacifiqi , de voir réparer tous ces griefs par l'assemblée d'une nouvelle Diète plus fidèle aux mandats de ses commettants et aux lois cardinales e! immuables de l'Etat que n'a été celle d'à présent, qui, les ayant toutes violées de la manière la plus évidente,, a marqué du s s;, e opre illégalité toutes celles de ses opérations qu'elle a exéculées au mépris de ces lois. Mais si Sa Majesté Impériale ne

veut point écouterîa voix de ses propres ressentiments , elle no beut pas être insensible à celle des réclamations que lui ont

adressées un grand nombre de Polonais, parmi lesquels il s'en trouve plusieurs aussi illustres par leur naissance et le rang qu'ils tiennent dans la République que par leurs vertus patriotiques et leur capacité pour la soi vice de l'État. Animés d'un zèle pur et Jouable pour le salut de leur patrie et le recouvrement de. leur ancienne liberté et indépendance, ils se sont associés pour former une confédération légitime, comme le seul remède efficace aux maux que la confédération illégale, usurpatrice de Varsovie a carrés à la nation. Ils ont sollicité à cet effet l'appui et l'assistance de l'impératrice, qui n'a pas hésité de les assurer de l'un cj de l'autre, étant guidée de son côté par ses sentiments d'amitié ef de bienveillance pour la République, et remplissant strictement à son égard le devoir que lui imposent ses traités.

C'est pour s'acquitte: de ses promesses que Sa Majesté a ordonné à une partie de ses troupes d'entrer sur les terres de la République. Elles s'y présentent comme amies, et pour coopérer à sa réintégration dans ses droits et prérogatives. Tous ceux qui les accueilleront sous ces titres en éprouveront, outre l'oubli parfait du passé, toutes soi tes de secours et de sûreté pour leurs personnes et leurs propriétés. Sa Majesté Impériale se flatte que tout bon Polonais, aimant véritablement sa patrie, saura apprécier ses intentions; et sentira que c'est servir sa propre cause que do si e de coeur et d'armes aux efforts

généreux qu'elle va déployer, de concert avec les vrais patriotes, -pour rendre à la République la liberté et les lois que la prétendue constitution du 3 avril lui a ravies. S'il en était quelques-uns qui balançassent à cause du serment que l'illusion leur lit prononcer ou que la force leur arracha, qu'ils soient bien convaincus que le seul serment sacré et véritable est celui par lequel ils jurèrenl de maintenir et de défendre jusqu'à la mort le gouvernement libre et républicain sous lequel ils sont nés, et que r< pri ndre cet ancien serment est le seul moyen de réparer le parjure qu'ils ont commis en prêtant le nouveau. Mais s'il en est qui, par une suite, de leur opiniâtreté dans les principes pervers auxquels ils te sont laissés entraîner, veuil-

lent s'opposer aux vues bienfaisantes de l'impératrice et aux vœux patriotiques de leurs concitoyens, ceux-là n'auronl qu'à s'en prendre à eux-mêmes des rigueurs et des maux auxquels ils seront exposés, à d'autant plus justes titres qu'il ne tenait qu'à eux de s'y sou traire par une prompte et sincère abjuration de leurs erreurs.

he soussigné; i i voyé extraordinaire et ministre pîénipo tiatre, chargé d'annoncer les intentions de Sa Majesté Impériale et Jes justes motifs qui les ont déterminées, l'est aussi d'inviter l'illusti g nation polonaise à mettre la confiance la plus entière flans la générosité et le désintéressement qui président à la démarche cl" Sa Majesté, et qui lui font désirer vivement devoir bientôt la République se raffermir sur ses bases, par un juste équilibre des pouvoirs, ce qui est le plus sûr moyen de perpétuer sa tranquillité intérieure, ainsi que ses rapports de bon voisinage et de bonne harmonie avi c 'eus ses voisins,

Jacques De Boulghakoff.

Jc':i"s c-onful ôiUicllcs de l'abbé Pintioli au roi Stanislas- Auguste t sur la déclaration russe du 18 mai 1792.

Van ovie , 10 mai ] 192 '

Voici le canevas de la Note que nous avons cru pouvoir convenir. Yotre M jesté en jugera. Le maréchal Ignace Potoçki l'approuvé. II est enchanté de Votre Majesté, et il dit que toute la nation périr? à ses pieds avant que de se séparer de son ched :! de son angi grn dien!

Nous avons parlé: ' des arrangements b. prendre pour la cassation de la législature el la pleine admission du pouvoir (■■■' utïf; '.• des projets qui rest< ni à décréter et qui passeront tout de suite ■}■ '< -: 1 ■ ■ ' i -<': ■ laration, lue à la séance. Je recommande toujours k projet des juifs, qui devient d'autant plus nécessaire qu'il s'agit d'attacher un million d'hommes, trèsutilea en temps le crise; 3° des négociations qu'on pourrait èntamer de eAè, mais.' en faisan! bonne contenance.

Luc* bcsini parle • outre li projet des Grecs non-unis.

Tout le monde, qui connaît la déclaration russe, est contenl

■ 1. Chodzko, Ann.f Ion. :■!■. (17!

de la trouver si méchante et si fausse ! On croit qu'elle fera un grand effet dans la nation, et elle étonnera l'Europe !

'.'1 mai 1792.

Nous travaillons aune réfutation do la déclaration russe, qui n'en a pas besoin pour nous, mais pour les Cours éti angères.

Littlepage a eu un long entretien avec Lucchesini, qui, d'après ses lettres de Berlin, paraît toujours plus étonné de la <■<■claralion russe. Ce soir Littlepage rendra compte à Votre Majesté de sa conversation. Pialtoli.

Lettre du roi de Pologne, Stanislas-Auguste, au roi Frédéric-Guillaume II, en lui demandant aide et protection contre la Russie, en vertu du traité d'alliance du 29 mars 1790.

Varsovie, 3J mai 1792'.

Monsieur mon frère,

Celte lettre sera remise à Voire Majesté par le comte Ignace Potoçki, grand-maréchal de ! ithuanie.

J'écris au moment où toutes les circonstances m'imposent le devoir du défendre l'indépendance de la République de Pologne, qui se trouve envahie, en conséquence des prétentions émises par S. M. l'Impératric< de Russie, dans la Déclaration du 18 mai courant, et suivie; par les voies d'une flagrante hostilité.

Si l'alliance qui existe entre Votre Majesté et moi est un titre pour réciamo- son secours, il m'importe de savoir d'elle le mode qu'elle veut presi rire .' is engagements. La connaissance positive des sentiments personnels de Votre Majesté m'est aussi nécessaire pour ma conduite que ses forces le seraient pour mes succès.

11 est avéré nue In République, dont la sécurité est garantie par Votre Majesté, vient d'ôtn attaquée inopinément, el que so • indépendance i si mena* ée. Malgré toutes le;-: subtilités di s sophisines contenus dans ia i h ration russe, il est visible eue la constitution actuelle m- ■' ri que de prétexte pour arriver aux résultats autremi ni u}\i~, graves.

Dans une occ; sion où, comme allié, la dignité de Votre Majesté est si intimement liéi avec L'indépendance et l'honneur

i. Archii es de Prune.

ANNÉE *79i>. 283

de ma nation, je dois m'attendre qu'elle voudra me faire connaître ses sentiments. Ma eoniiancc n'aura d'autres bornes que celles qu'elle y mettra elle-même; et plus lot Voire Majesté voudranous accorder un secours immédiat et efficace, plus aussi elle aura droil à notre reconnaissance, et plus aussi elle pourra sauvegarder sa propre dignité.

Au milieu de mes inquiétudes et de mes peines, ce qui me console, c'est que jamais cause ne fut meilleure, ni dans 3c cas d'avoir pour appui un allié plus respectable et plus loyal, aux yeux des contemporains et de la postérité.

Tout ce que Voire Majesté voudra diw, au maréchal Potoçki, porteur de la présente, sera compris el exécuté ponctuellement, car, moi et toute la nation, nous avons une confiance illimitée dans son caractère.

Je suis, avec la plus sincère amitié et une parfaite estime, de Votre Majesté, etc. Sk nisîas- Auguste. Roi.

Conlrc-dèdaraium de la dicte eonstituanU polonaise à la déclaration de guerre de la Russie, du 7-18 mai, el qui protégeait la confôdèratimi de Targowiça, fo\ mèe sous les auspices de Cal/urine IL

Varsovie, 1" juin 17f-2 ;.

La Déclaration que M. de Bouîghakoff, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de s. M. l'Impératrice de toutes les Éussies, a remise à Varsovie, le 7-18 do môme mois passé, tout en présentant un état de choses inattendu, propre à a!Yecter d'un sentiment douloureux une nation libre, amie do la pais et de ïa justice, occupée uniquement à pourvoir -à sa conservation, à sa sûreté et à sou indépendance, offre en même temps dans la série des motifs qui appuient le résultat une considération bien capable d'atténuer, l'aspect des suites afiligi poiu l'humanité, que le premier coup d'oui attache à cette déclaration. C'est que l'impulsion qui l'a dictée, aussi étrangère sans doute à >a magnanimité connue de S. M. l'Impératrice qu'au vrai caractère ùl-f, faits qui la motivent, porte visiblement ■empreinte des impressions défavorables, ouvrage iïum imposture adroite et intéressée, qui, empruntant le masque du

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