‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la PologneChapitre 60 sur 61 · Ciiodzko, A un. polon. Ms · texte numérisé non relu

Ciiodzko, A un. polon. Ms

Deuxième adhésion du roi Stanislas - Auguste à la confédération de Targowiça.

Varsovie, 25 août 1702'.

Uni d'esprit et do cœur avec une nation libre et républicaine, qui, du rang de citoyen, m'a élevé jusqu'au trône; voulant, de ■concert avec elle, coopérer à celte œuvre salutaire, qui doit donner une nouvel!:; base, une base plus durable à la liberté, à l'indépendance, à l'intégrité de la République , et qui tend à organiser avec plus de sagesse son administration politique et civile, je cède à l'impulsion du sentiment qui m'anime : oui, c'est le vœu, c'estla passion du bien public: que je dois mettre au-dessus de tous les intérêts ; c'est le désir d'assurer votre bonheur, nation généreuse et libre! qui rue dicte ces nouveaux témoignage d'amour paternel que je vous offre aujourd'hui. Sincèrement attaché à ma patrie, ne connaissant d'autres peines, d'autres jouissances que les siennes, tous mes efforts ont toujours eu pour objet sa sûreté, son bonheur et sa gloire. Mais les tues particulières de mes collaborateurs, le goût des réformes et de la nouveauté ne m'ont pas toujours permis de suivre les mouvements d'un cœur qui est tout à vous.

Les opérations de la dernière Diète en font preuve. Séduits par des maximes neuves, hardies, et qui ne tendaient qu'à troubler la tranquillité des nations, nos législateurs ont osé bris< : l'empire respectable des lois qui, dès les premiers siècles de la République, lui avaient servi de fondements; ils ont tenté d'asservir la Pologne sous le joug d'un gouvernement monarclii [ue el d :mocratiquc tout a la fois. Une seule Diète a vu naître tant de lois difféi enli >, que, lorsqu'il a fallu les rédiger, en foire L'appll :ation, ta difficulté de l'entreprise y a fait renoncer. D'ailleurs, les bas« ■ que l'on avait données à ce nouveau régime constitutionnel, trop ; pour le soutenir, étaient en outre

directement contraires au système législatif, qui seul peut assurer l'existence de la Pologne. Mais aujourd'hui que tout véritable Polonais reconnaît les méprises de ceux qui l'ont égaré, après s'être égaies eux-mêmes par ambition, je déclare, et comme roi, qui doit être le chef de cette généreuse république,

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