‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la PologneChapitre 61 sur 61 · Archives de la confédération de Targowiça · texte numérisé non relu

Archives de la confédération de Targowiça

et comme Polonais qui chérit ses compatriotes, que le gouvernement républicain, telquel'onl établi nos ancêtres, peut seul éterniser la durée el la gloire de la Pologne, En •■ (ï'et, toutes les fois qu'une nation, au lieu do corriger ce que son ancien gouvernement pool avoir de défectueux, tente de le renverser de fond ci) comble, elle attire sur elle tous les fléaux terribles que doit nécessairement déterminer un ébranlement subil et forcé du corps politique.

Après avoir reconnu, à la face d'une nation républicaine, la sagesse et la vérité de ces maximes, j'abandonne et la confédération formée en 1788, et la Diète convoquée ensuite à Warsovie, sous la présidence de M. Stanisîas-Nalencz Malachowskî, grand référendaire delà couronne, Diète qui, pour opérer ci affermir plus sûrement une révolution impoiitique et dangereuse, a été prolongée jusqu'au terme de quatre années, contre l'usage constant delà République, etau mépris des lois les plu expresses. J'accède libï ornent et me joins d'âme et de cœur à la nouvelle confédération ton tée du vœu de ïa nation entière, a .Targowîça le 14 mai de cette mmee. par les seins et sous les auspices de M. Stanislas-Félix Potoçki, grand maître de l'artillerie delà couronne ; confédération à laquelle vient do se rôi nir celle du grand-duché de Lithuanie, par un acte solennel e! public. Je regarde comme s. mies légales les opérations qu'elle avoue , promets de me conformer à toutes les lois qu'elle ; clamera, et jure de la seconder dans toutes ses vues, qui n'onl pour objet que le bien-être publi< , de concert avec, une nation républicaine et libre depuis des siècles, j'e me prête d'amant plus volontiers à celte démarcha, que le plan des réformes projetées par celte confédération n'offre à. l'œil impartial des bons citoyens rien que Je juste et de salutaire, et surtout parce que la protection généreuse el désintéressée de S, à!, l'impératrice de toutes las Russies ramène la tranquillité au sein de la République, devient po ir elle une nouvelle source de prospérité et gai anlit plus effii i f ment ; ■ s droits et son intégrité. En conséquence je requiers que le pi ésent acte d'adhésion soit eni egistrédans les chancelleries d< s confédérations générales des deux nations, connut: aussi dans colles des juridictions territoriales des Etats de la République. Stanislas- Auguste, roi.

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