‹ Recueil des travaux scientifiques de Léon FoucaultChapitre 141 sur 162 · INTERFÉRENCES DES RAYONS LUMINEUX ET CALORIFIQUES (PI · texte numérisé non relu

INTERFÉRENCES DES RAYONS LUMINEUX ET CALORIFIQUES (PI

Les figures 1, 2, 3 et <( nous ont été obligeamment fournies par M. Fizeau .- elles sont reproduites d'après des calques pris sur les dessins du mémoire qui avait été présenté à l'Académie par MM. H. Fuseau et L. Foucault, le 27 septembre iSkl : le mémoire fut remisa M. Babinet désigné pour faire un rapport, il n'a jamais été rapporté à l'Académie et a été perdu. Cette circonstance explique que les indications de la flg. 3, relativement aux intensités des bandes qui devraient correspondre aux intensités calorifiques, n'aient pas pu être nettement conservées.

La figure 5 représente les divers thermomètres qui ont été essayés : ces instruments, qui sont actuellement entre les mains de M. J. Regnauld, professeur à la Faculté de médecine de Paris, sont peut-être en réalité plus fins, plus délicats que le dessin ne semblerait rindiquer. Les traits figurés sur les diverses tiges et qui, sur les thermomètres, sont marqués seulement par un petit point à l'encre font connaître les intervalles correspondant à des variations de température de 1°. Le thermomètre 1 a sans doute été cassé dans les expériences préliminaires; il ne figure pas, si ce n'est par une place en blanc, sur un croquis de la main de L. Foucault, représentant la grandeur des appareils et l'étendue du degré dans chacun d'eux. Le thermomètre n"* 2 est fait avec de l'élher, les ther-

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185); les diverses figures que contient cette planche sont suffisamment expliquées dans le mémoire pour qu'il ne soit pas nécessaire d'y revenir.

La planche 5 contient quelques détails sur la disposition pratique de l'expérience, telle qu'elle a été réalisée par L. Foucault, sous la dernière forme qu'il lui a donnée pour la détermination de la valeur numérique de la vitesse de la lumière. La fig. 1 indique la marche générale des rayons et la situation effective des organes. Le rayon lumineux dirigé par un héliostat pénètre dans la chambre noire par l'ouverture a; il traverse une mire graduée h, une lame de glace e inclinée à 45°, et va tomber sur le miroir tournant c; passant ensuite à travers l'objectif achromatique d il arrive sur le miroir concave m^ et de là successivement sur les miroirs m,, m„ m^ et m^ qui satisfont aux conditions indiquées dans le mémoire : le rayon revient alors en suivant un chemin inverse, et après s'être réfléchi sur le miroir tournant e, il arrive sur la lame de glace où une partie se réfléchit, passe sur le bord de la roue dentée f et pénétrée dans un microscope g, muni d'un micromètre h, où l'observateur place son œil pour observer ou mesurer la déviation de l'image.

Disons tout d'abord que la disposition adoptée par la figure 1 est conforme à la description que L. Foucault a donnée de l'expérience (voir page 219); mais que, dans les dessins minutes qui ont servi à l'exécution de l'appareil et qui ont été mis obligeamment à notre disposition par M. Dumoulin-Froment, la lentille achromatique d n'occupe pas la place qui a été représentée, mais qu'elle est située sur le trajet du rayon incident entre e et c.

Cette figure 1 représente la disposition finale dans laquelle L.Foucault, cherchant à obtenir une déviation constante de 0"'°»,7, faisait varier la distance de la mire au miroir tournant: on voit que le système composé de la mire 6, de la lame de glace e, de la roue dentée f, du rouage chronométrique qui la met en mouvement et du microscope g, est porté sur un chariot A B qui se déplace parallèlement à lui-même, son déplacement étant facilité et guidé par les roues G, C, D et D' qui se meuvent sur des rails.

Les figures 2, 3, 4 et 5 de la planche 5 donnent les détails du miroir tournant e qui est porté sur un plateau E muni de vis calantes : la figure 2 montre une coupe longitudinale, la figure 4 une coupe transversale et la figure 5 le plan du support du miroir et de la turbine, la turbine étant supposée enlevée. (Ces figures sont faites à l'échelle de moitié de grandeur naturelle.) La figure 3 est la coupe du miroir et de sa monture.

On voit facilement le tube d'arrivée de l'air comprimé { muni d'un robinet z, ainsi que les ouvertures par lesquelles cet air s'échappe pour passer dans la turbine t qu'il fait tourner. 11 résulte d'une note présentée à l'Académie des sciences le 9 février 1863*, que le tracé des aubes a été méthodiquement déterminé par M. Girard, l'ingénieur

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