‹ Recueil des travaux scientifiques de Léon FoucaultChapitre 148 sur 162 · DEMONSTRATION DU MOUVEMENT DE ROTATION DE LA TERRE · texte numérisé non relu

DEMONSTRATION DU MOUVEMENT DE ROTATION DE LA TERRE

AU MOYEN Dl! i•li^DlLE

Les divers mémoires que nous avons publiés donnent des dt'loila assct circuustanciés sur rcxpcrience du pendule telle qu'elle a élé failr nu IMulheoii. Nous n'iiTons pas trouvé d'indications particulières dans les papiers de L. Foucault ; luais nous devons à M. Lissajous de pouvoir indiquer un mode de suspension qui lui parait se rapporter à cette iiiémorabie expérience {lig. 31). Sur uu épais plateau en cliCne Ûxé an-dessus de

Fig. 31.

la voilte du dônit^ on tixait une plaiiuc d'acier 3 à l'aide do vis passant dans quatre Irons disposés à cet clTel; celte plaque présente au centre nue ouverture dans laquelle on introduit un bouchon de suspenaimi a qm s'y adapte exactement. Ce bouchon est une filière dans laquelle passe un til d'acier de 0",il01ia de diamètre, dont l'exlrémitê qui n'a pas traversé la liliOre est lixOe à l'aide d'une vis. Le lil /' a une longueur de 0-12 enviroa et.

— 57Î — •filtmeau Panlbéon), ce S) Tôt, pemlaot un<> «etnaini? cnTiroa, Mamh * dn oscillations diliB loub-s IM direcUoni; le (nvail moléculaire néftalUDl de aa osciltatioi» fondes diot Ivu» tet «ziuiol» panll avoir donné au (Il une gnnde spnétri^ an |>oint de Tue de l'«lat()eflé. le mode de «ispeiuioD Aait fort simple : il coosislail en deu mâchotres terllcalet prétentanl chacune am; rainure, et entre lesquelles le 111 était pincé et serré à l'aide diiiUde prcmion. La masse peaaule avait été obtenue par un procédé tréâ-iDgénieox : du plomb pur (25 kilofcrammes etiTiron] ay^ant été amcoé à la fusion fut Tersé dans ud ImIIoii eH¥ern?(|UGron ïenail de placer dans un bain de sable chauffe au rouge; une lige de fer avait été placé» suivant Taxe du col; l'opération réussit parfaitement, et apris le refroidissement qui dura fort longtemps, on U-ouva une masse à irès-pcu près sphérique A Ininellp on donna In forme déflnilive eu la mettant sur le tour.

(les diverses pièces exfslcnt encore en la possession de M, Maumené, qui a bien voulu m nifittrfl h notre disposition pour nous fournir les explications que nous venons de résumer'.

Ajoutons que In Krnndeur de la déviation a été trouvée conforme, dans c«s deux séries d'expéri»nc(!s, h co qu'indiquait la loi énoncée par L. Foucault.

I/oxpérience du pendule fut répélée lors de l'Exposiliou de 1855. Dans le but de blre durer l'oxpérionco plus longtemps et de permettre tt un plus grand nombre de personnes de voir nettement la déviation du plan d'oscillation, sans qu'il fût nécessaire de lancer le pendule d plusieurs reprises dans une mi^me journée, L. Foucault imagina un appareil destiné k ontrclenir ce mouvement, dont il a été donné déjà (page 389) une description atiré){ée et que nous décrivous d'une manière plus complète ci-après.

BNTRSTBNEUn liLECTRIQLîK

nu MOUVEMENT DU PENDULE (PI. 9 el 10).

Knoours de publication, et npr^s avoir donné le tPtte di" l,i description de cet appareil d'aprteleTVaiiJdede La Rire, nous avons eu connaissance d'un module plus complet dont nous avons fiiit ie[>ii>dtitn' les di'ssiiis. Nous donnons ci-ilt'ssous k' dessin schématique de l'appareil priiiiitifori ivnvoyutit.pour ro\]ilic;ition,ati to\le inséré ci-dessus ipage^i^O).

I, Tour l.id,.s.-ii,.I„.i

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■ rt I* Jdurmtf i/' l"j

l.iumené on peui se roporter 3 i l^ïl; U .Vf'norial il À'ni^m

Fig. 32*

Noas allons maintenant décrire l'appareil représenté dans son ensemble dans la plancbe 9 et dont la planche 10 fait connaître les principaux détails, et nous en expli*querons le fonctionnement.

L'appareil comprend deux électro-aimants placés sur la même verticale : Tun d'eux E' est fixe et repose sur la base de l'appareil; l'autre E repose sur un ressort R dont une extrémité s'appuie sur le cercle AB de l'appareil par l'intermédiaire de la garniture d vis G, qui permet le réglage de la tension du ressort R. Le mouvement de cet électroaimant est guidé verticalement par des galets G placés sur un bftti porté par les colonnes D; la course est limitée inférieurement par une vis F contre laquelle bute un taquet fixé à Pélectro-aimant E. Get électro-aimant porte une tige métallique I qui prolonge inférieurement son noyau jusqu'au-dessous du cercle AB et qui est guidé par la bielle L; de plus une lame métallique circulaire M percée en son centre pour livrer passage à la tige I est placée au-dessous de l'électro-aimant par l'intermédiaire d'un support isolant N : cette lame est affaiblie vers son point d'attache de manière à pouvoir osciller avec facilité.

La tige I porte vers sa partie inférieure une lame de ressort a a' qui repose sur un corps isolant (dans ces planches les corps isolants sont caractérisés par des hachures verticales équidistantes); lorsque l'électro-aimant E descend avec la tige I, cette lame vient toucher une vis b fixée à la colonne H par l'intermédiaire d'une lame d'ivoire ; cette vis est en communication par un fil avec la poupée b\ et d'autre part un fil réunit

— 57i — l« laino mobile <in' au point fixée auquel ahoulitle fil ie rélectra-aimant B'.^lÎDfTl mdtiilli(|u« (lfliil>lt«fnt>nl n^courlx'n P, ilorit on voil lo délaîl dans \t*s tlgurcs 6 et 8 de la ptuncht^ 10, eitt ti\6f< A l'exlri^mité iiif^rlfurc de la tige I : elle se termine par uno vis d,

l)t>ut It'vicra mobiles sont plaet's au-desntis de réiectro-aimant E'; leurs aies de rtkifliUiu »uiil pUcite suivant la ni^inu droite xx'. inoU ils sont indt^pendants. Le premier. i^ullibrtl parle conli<(^polds Q. esl mis ea mouveuieni par la 11^ I qui k soul^e par l'InHirtnâdlall'e île la vis d wnanl s'uppuyer sur la palette f.- il redescend snos TaelioD (le wn propre poids lorsque Heu ne s'y 0[^ose, cl alors la pal^-tte *' vient s'appajer «ur la borm* im'Uilllque f. Le second levier, qui est représentiï en persp«:UTe ligare 9, ptanrhe 10, i^iu soumis h l'actloa du ressort II' qui teod à le nïleier; il est arr^é d M>n mouvetiieut asceudaut par le latjuet S. D'autre part, lorsque le courant passe éaas l'électro-almant E', celui-ei attire la pbque de fer doux T qui e^t ntiéf an levier et <{u iMld & fotre t)t«swud(\'oHui~c(: mais t^lte action est ré^li^ et ralentie par la dîspositioa nilnoie : un (loî^;! locmlue le levier l et sVo^^e dans ud(> roue â rocEiet», qaî. par Tiiitom^iaire de rouv» deotées et de pisuoos ait looroer ou tolast Y qui erée soe n^ âlstaiHW pAr $a rotaltou tlaa« l'air, r^tstauce rv^lt^^ à ravance. Ajoatoivi que la plaiiw T poi^ lalêrtteuieot une broche V coutre laquelle s'appuie Iv leii«r pnkMenl tpû pe«t iK« Ion oMHiler iuJèpemlauimeut de celut~ei. mais qui ne saaraîl dcsendre pb» tA».

tuditjttowi uaiuteuaut Tofilre îles couimunJoitioas électriques. La pdte p-milif ifcrh

«bMr<lintWillMliry.rwih»Mffh»4hpoay>te*doùunflieimMU.ttfnlidice i il ilte «««nM M 1 «tes I» 11 d» r#MlnMteut l4 ranttv >ulrvauW de ce d«fiiiw B Ht ■» OOB-

Tr-i-1rfT"i — *-— I 'I '^^ >— .^~- . — .^* I .M.i^-r-^

•mm antrm Ob «n. nim' s«ac liiét & rAMtto-^iBiaM : b U n'n; «wiwwoM-fclh ban» ■»' (tut «oaMMwqpMr iftwcirthaMat aws k» joiat « «i par »uiie atNic ITAhntnaiauuu f. «fe ftiùl 1 la liia»iMhte •'.- Italw n4» fei piao* s|«dtnqiu! -t à la bocn» «■wH» yiAoe a ttsi en «wBlnat tuVaOkfm ««ta te Itutt ■ fâ •■ oqw» »'appaie sur la fis luU»lX Bui» quit lursqu'otle «t attÎBi», «im ^]|pgtti(DtraBtfR •' «t fn* sttil» paBaafe 1» twsMipt (lu «furaat du »' «a ».

KuAu, lu» trois puupiiiw ù', ftitm Mai nliitm par ém cuuiludMinF 4 aiJfit)(0 Ib QI uDoutûiiiauL aa pâlir n0|{iitiX<io la pile.

Triii» cuuraEilb ilisliiiolâ rmurcui tiiislur dnaB owt appar*!il . aou» illrms Ift» Il eastgoalftot en lo^me temps les conditioas dans lesquelles ils peuvent avoir lieu.

Le l»i>iiirifL- I ^uit II- tritii,'! / '; i)a>v; ■liiii^ 'i; til .|i; i^^ii'clTO ^jn il mnd fictif, ^il I iiti*! I. >ui'. ;mi' :! ■ i> (. ■|-.n''i-M; (■ •■\un- h—m- i a mi'ir i' m i -*,■ ;T»ti 'ii . 'l

lii [dit;, fmir |ii '1 iinwt- -*■ ii'iunii". i iiui (n i ■ iil 'Piuiii'. mi i' ■■'. -n '. :e ■jui ;i

Le second 2 et le troisième courant 3 passent par le conducteur gi, traversent ensemble rélectro E' pour sortir eu c; le second courant 2 suit le fil ca, la lame a'a jusqu'à la vis b et de là se rend à la borne extrême h par le ûl bb' et le conducteur b'h. Il peut exister s*il y a contact entre la lame a a et la vis 6, c'est-à-dire si Télectro-aimant E est à la limite inférieure de sa course.

Le troisième courant 3 passe de c en m' cl de là en n' à la surface de 1* électro-aimant E ; il traverse la lame M, sort en n, suit le fil n m et se rend à la borne h. Il ne peut exister que si la lame M est attirée par Félectro E , c'est-à-dire que si celui-ci est en action.

L'électro-aimant E est en action lorsque passe le courant 1 seulement ; Télectroaimant E' est aimanté sous l'influence soit du courant 2, soit du courant 3.

Supposons maintenant que le système fonctionne pendant que le pendule oscille et considérons-le un instant avant que celui-ci arrive à la verticale : l'électro E est à sa position inférieure, le courant 1 passe, l'électro E est aimanté et attire le pendule; les courants 2 et 3 passent à la fois, l'électro E' maintient la plaque de fer doux au contact malgré l'action du ressort R'.

Le pendule arrive à la verticale : par suite de son noyau de fer doux il agit sur l'électro E qu'il attire et soulève, le courant 1 cesse immédiatement de passer, l'électro E cesse d'être aimanté, il n'agira donc pas sur le pendule pendant la période ascendante de son oscillation. En même temps le courant 3 ne passe plus, puisque la lame M n'est plus attirée, et pendant que l'électro Ë est soulevé le courant 2 ne passe pas, puisque le courant a été rompu ehab: l'électro E' cesse d'agir et le ressort antagoniste R' soulève le levier UU'.

Presqueaussitôt l'électro-aimant retombe; par suite le contact a 6 est rétabli, et réleclroaimant E' attirant le levier U U\ celui-ci tend à descendre ; mais à cause du volant V ce mouvement est assez lent pour qu'il ne soit terminé que lorsque le pendule commence sa demi-oscillation descendante; pendant ce mouvement le levier Qe doit suivre le mouvement de U U' et par suite le courant 1 ne peut s'établir. L'électro E ne commence donc à attirer le pendule que lorsque celui-ci a entamé son oscillation descendante, ce qui est une condition essentielle.

De cette étude de la marche des courants il résulte que la lame élastique a a' et le cercle métallique M agissent l'une et l'autre comme rhéotomes, et que de leur action dépend celle de l'électro E'. Il semble au premier abord que l'un de ces deux organes est inutile et que, comme dans le modèle primitif, la lame aa' peut suffire. Nous n'avons pu obtenir de renseignements précis sur le rôle de la lame M qui parait presque certainement avoir été ajoutée après coup; il serait possible que son action fût seulement d empêcher la cessation brusque du courant dans E' lors du soulèvement de la lame a a' par la tige I: l'action du magnétisme rémanent étant de prolonger un peu le contact de la lame M après la cessation du courant en E, le levier UU' ne pourrait pas obéir aussi rapidement à l'action du ressort antagoniste.

lyanm fst. cfeacaa desABBx ibrutuw' i vi'^iaal poor lue iMaliMBer PiffMai (•«B ITCW p> le Mriicr pa«i raUgeucc ie M. S. Tnses!. |inlW« ■-;*+■ Ik e le eaattd poam pasMr «aas raea»« I, ■*■« hB- . le oaMt ManaiB taa » h ygnie > Wam •'■NW p« ttMntr fMOe part baa tetalfw sTcMprapHé L.ltaaHBpar

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k^, k\y pièces entaillées vissées invariableinent sur le cercle dd' et permettant de le fixer en le rendant solidaire du cercle g par Tintermédiaire de la came excentrique / portée par le cercle g.

m, bouton de suspension du fil supportant le gyroscope.

n, tube évidé dans lequel passe le fil de suspension.

0, crochet auquel est attaché le fil de suspension.

p p', collets dans lesquels passent les extrémités de l'axe vertical du cercle dd' : le collet p est muni d*une vis qui lui permet de produire un serrage suffisant pour empêcher la rotation du cercle d (T.

q, q\ écrous servant à fixer Taxe du gyroscope a.

r, pignon monté sur cet axe et qui lui communique un rapide mouvement de rotation quand, le système étant fixé sur le rouage moteur, on met celui-ci en action à Taide de la manivelle x,

s, s', i\ s"\ verrous servant à maintenir le gyroscope sur le rouage moteur pendant qu'on fait tourner celui-ci.

f, r, supports de fer de b h' pendant que l'on communique au gyroscope le mouvement de rotation.

u u\ V v\ vis plongeantes servant à amener le gyroscope à Tétat d'équilibre indiflTérent autour de l'axe jj'.

Planche 11.

Fig. 1. — Élévation de Tappareil tout monté.

Fig. 2. — Vue par-dessus du rouage moteur.

Fig. 3. — Élévation du rouage moteur, les deux verrous antérieui^ s' et s'" étant supposés enlevés.

Planche 12.

Fig. 1. — Extrémité supérieure du tube de suspension.

Fig. 2 et 3. — Collier servant à fixer le tourillon supérieur du cercle vertical d d' : fig. 2, vue par-dessus; fig. 3, vue de côté.

Fig. /i et 5. — Partie du cercle dd' montrant la disposition des échancrures latérales e, des fourchettes /*, du plan d'acier i, de l'arc divisé k et de la pièce entaillée k^ : fig. 4, vue latérale extérieure ; fig. 5, vue de face.

Fig. 6. — Coupe du tore ou gyroscope proprement dit.

Fig. 7. — Vue par-dessus du tore et du cercle b qui lui sert de support direct.

Fig. 8. — Vue de côté du tourillon c et du couteau j fixés au cercle b.

Fig. 9. — Vis plongeantes.

Fig. 10. — Coupe horizontale du tube évidé n qui sert de support au fil de suspension.

Fig. 11, 12. — Partie du cercle d montrant la disposition des fourchettes /"et de la pièce entaillée k\; fig. 11, vue latérale intérieure; fig. 12, vue de face.

Fig. 13, lii et 15. — Partie du support g montrant la disposition de la came excentrique / et ses relations avec la pi&co enlnilli^iî /:'; fij;. 13. Tue de face: flg. Ifi. coupe horizontale: ûg- ^^, vue latérale intérieure.

Fig. 16, — Microscope mont^ sur un support pour observer les divisions trac<?e3 sur la pi^ceft'. Ce microscope, que l'on doit approcher trôa-prf-sde l'arc gradua, préseolc une dis|)osit)nn sjM^ciale pour produire l'éclairenient des divisions ; le corps de l'appareil est entaillé lalitraleinenl et donne passage à un faisceau Uimineux qui se réDéchil sur un miroir s incliné et percé en son centre, pour donner un passage aux rayons qui doivent former l'imagedc la mire dans le microscope.

HÉLIOSTAT (PI. 13).

Le grand modèle d'hélioslal que représente la planche 13 diffère assez peu du modèle décrit précédemment (page i27) pour qu'il ne soit pas nécessaire d'en donner une description détaillée et qu'il suffise de donner une explication sommaire des figures.

La figure 1 représente une élévation latérale de l'ensemble de l'héliostat ; la figure 3 représente la partie principale du plan. Le miroir M, dont on voit la demi-projection (fig. 6), est porté au sommet d'une colonne V terminée en fourche S à sa partie supérieure ; il repose sur un disque Q par l'intermédiaire de trois galets G : le disque Q est mobile autour de tourillons et le mouvement lui est communiqué par la tige normale FF. Un rouage moteur contenu dans le bâti B, par l'intermédiaire d'un pignon et de la roue d'angle H, fait tourner l'axe XX qui poite le cercle de déclinaison A A auquel est liée la tige NN' qui d'une part, à l'aide d'un manchon, entraîne la tige FF et dont l'autre extrémité glissant dans la coulisse £ (que l'on voit par-dessus dans la figure 5), maintient la grande dimension du miroir dans le plan d'incidence. Le cercle de déclinaison tourne autour du point G et peut être fixé dans la position convenable à l'aide de la vis de serrage ci; on volt, dans la figure /i, l'autre face de ce cercle et l'on y distingue en a le trou circulaire dont l'image doit se faire à la croisée du réticule 6 pour que l'appareil soit bien orienté.

La colonne V qui porte le miroir est portée sur une pièce mobile glissant sur un arc métallique et tournant autour de Taxe vertical I : le mouvement est communiqué à cet ensemble par l'intermédiaire du cercle denté D et du pignon P: un niveau sphérique K permet de s'assurer de l'horizontalité <j[e la base de Théliostat.

Les figures 2 et 2 ^î5 montrent à une grande échelle le détail de la colonne qui sert de support : la tige centrale T est invariablement fixée sur la base; la fourche S est portée par un manchon V centré sur cette tige et pouvant tourner autour de son axe lorsqu'elle y est sollicitée par l'action de la tige normale FF. Ce manchon repose sur un cylindre taraudé L qui est en prise avec la vis taillée à la base de la tige T, de telle sorte que, en faisant tourner ce cylindre L dans un sens ou dans l'autre, on fait monter ou descendre de petites quantités la fourchette S et le centre du miroir. Enfin, à la partie supérieure, on voit en R le ressort bandé dont l'action, ainsi qu'il est expliqué au mémoire, aide à l'appareil à franchir les passages difficiles.

SIDÉROSTAT (PI. 14 et 15)

I,'id(*e qui avait condtiH L. Foucaull à construire le sirt^roslali a élé signolrt precédeminent {page iS2) pt il n'y a pas lieu d'y reîenir; nous deions senlcoicul ici nous borner à donner quelques dt^lails sur Tappareil tel qu'il a éXé cooslruît par M. Bichens et qu'il a été décrit par M. C. Wolf dans les At\nolei xUntifiqua dt FÈtalt nofmdi svpi-

Le principe géométrique esi le m^mc que celui du grand héliostar ; mais, destiaé à l'observation des astros entre le prtle et l'horiion sud. l'initrumenl, à l'inTersc de* béliostate. renvoie les rnyons du nord au sud dans le plan du méridieo; aussi le miroir ost-fl placé h l'extrémité inKrioure de l'aie horaire.

La direction du rayon réflécbi. qui est donnée par la ligoH qui joint rcKlréoiilrf de rue horaire au milieu de Taie boriionlal autour duquel tourne le miroir, est inclinée i 10* au-dessous de l'horteontale. dans le but de permettre l'obserratioR des astres irès- Tofsins de l'horizon sud. par-dessus ta lunette qui doit être jointe att sidérostat.

L'appareil présente h considérer, iodëpendamoieut de son support, trois éléaients essentiels : le miroir et sa monture, l'axe polaire, et le mécanisme qui étnblit la liaison de cet axe arec le miroir, enSn le moteur et le régulateur.

Les planches l.'t et 15 représentent l'appareil et tes détails divers qui s'y rattichent, ainsi qu'il suit:

PI. 1&. — Fig. 1. élénllOB lalénle; Sg- 2, vue de lace du miroir et coupe verticale do support: fig. 3, coupe du miroir.

PI. 15. — rig. t. élévation de la li^te de l'aie polaire; flg. 2. vue par-<lessus de la traosmisaton de mouvenient; fig. 3. coupe et élévation latérales de l'axe polaire, montrant le mouremeni de rappel du cercle de déclinaison; fig. &. vue de Eace de la fourchette directrice: flg. 3, vae par-dessus du cercle de déclinaison et de la transmission de mouvement: lig. 6, plan gi'QL'ral du support du sîdérostat.

Dans ces diverses figures, les mêmes lettres se rapportent aux mêmes objels.

L'appareil repose sur un socle en fouit? porté par trois vis calantes L". L L". avec deux niveaux reclanjjulaires et mouïem'Mil de ré!:la;:e en azimut, le galet sur l-'ijut;! s'appuie l'une des vis étant muni d'une coulisse mot>ile à l'aide d'une vis u tête. >".\ est un support eu foute uioljiie autour d'au axe verlicai et dont la rotation est facilitée par

t. V série, t. I. p. 51, — \uiraui!.i '.. /f. -/e l \cadf'n:e ■lff:i sceiun. l. LXIX. |m;.'v tîil.

rinterpositioD de trois galets G qui roulent en tournant entre la base et le plateau P. A l'autre extrémité se trouve le moteur au-dessus duquel est une pièce horizontale F F portée par trois colonnes 0 et sur laquelle est fixée la monture qui porte Taxe polaire.

M est le miroir de 0",30 de diamètre sur 0*,05 d'épaisseur; il a été fondu A Saint- Gobain et travaillé par M. Ad. Martin; il est fixé dans le barillet Q à Taide de trois taquets extérieurs t contre lesquels Tappuie un ressort à trois branches h. Le miroir est porté par Taxe horizontal xx au sommet du montant N : la queue directrice est solidement fixée à la partie inrérieure de ce barillet, elle est constituée par un tube creux.

L'axe horaire XX', en acier, est maintenu dans une position invariable dans des coussinets fixés aux montants TT; cet axe se prolonge par une pièce en bronze g qui fait corps avec lui et qui sert de support au cercle de déclinaison dd qui est réduit à un peu plus de la moitié pour ne pas gêner le miroir dans son mouvement; il porte, suivant un diamètre, à l'aide de deux colliers/» la queue { de la fourchette directrice en aluminium f qui va guider la tige directrice du miroir S. La liaison de ces deux pièces se fait à Taide du manchon m que Ton a fait assez long, mais dont la surface frottante est réduite à deux colliers conservés à ses extrémités.

Le cercle de déclinaison est divisé en tiers de degré et porte un vernierequi donne la minute. A la partie supérieure, Taxe horaire porte un cercle H H divisé en 2k heures, concentriquemcnt auquel tourne un cercle alidade VV sur lequel se trouvent deux verniers donnant les 2 secondes de temps; ce cercle est monté sur un manchon mobile autour de Taxe dont on fixe la position h l'aide d'un bras I qui est maintenu entre deux vis butantes : on peut régler les verniers de manière A faire marquer 0** O" 0' au cercle horaire lorsque la réflexion se fait dans le plan du méridien. Le mouvement du moteur R est communiqué par une tige verticale et par l'intermédiaire de roues d'angle et d'une vis sans fin à la roue K : sur l'arbre de celle-ci est monté un pignon a^, de 18 dents, qui engrène avec une roue A^ de 200 dents, folle sur Taxe, mais pouvant être rendue soli daire du cercle horaire H à Taide de la pince P : lorsque celle-ci est serrée, le mouvement du moteur est donc transmis à Taxe horaire et par suite au cercle de déclinaison. Diverses autres roues existent encore, folles sur Taxe; nous en indiquerons l'usage plus loin.

Le rouage R qui communique le mouvement à l'axe est placé sous une cage à parois de glace dans le pied même de Tinstrument : il est mis en mouvement par un poids qui descend dans un puits à travers un trou percé dans le pilier de pierre sur lequel repose les idérostat ; le mouvement est rendu uniforme à l'aide d'un régulateur à ailettes et à contre-poids de L. Foucault (page 505), qui avait été appliqué antérieurement par M. Eichens à divers équatoriaux et qui donne un mouvement d'une régularité parfaite : nous avons dit plus haut comment le mouvement de ce rouage était communiqué à Taxe horaire.

H était nécessaire pour l'usage du sidéroâlal de disposer de tnojens de nipf>e) pour taire Tarier de petites f|nanlilé5 l'angle boraire ou la distance polaire, sans arrMer la marche du rouage d'borlogerie. Ce résultat a été obtenu par l'emploi d'un rouage »tellile que l'on voit en élévaltoR en n, p (Og. I, pi. l'j], et qui est semblable è celui que U. Eicbens adapte depuis longtemps aui é<]uatoriaus. Ce rouage est md à l'aide d*ODe manette q dont la poignée es! à portée de l'obserralear.

Il fallait, d'autre part, produire, à l'aide d'une manelle immobile, un mouremeot de rappel du cercle de déclinaison place à l'extrémité d'an axe mo bile, sans altérer le mou vement de cet aie. L. Foucault arait indiqué que la solution devait eu êlre cberchée dans l'emploi d'un rouage satellite, mais il n'atait donné ni laissé aucune eiplîcation du sj9tème qu'il comptait appliquer. La disposition imaginée et appliquée par M. EJcheos est indiquée Qgurei, planche 14, et figure 3, planche 15 : dans la cou[>e (fig. 3, pE. 15) les pièces qui sont solidaires sont indiquées par des hachures dirigées dans fe mtïine sens et celles qui sont indépendantes présenlent des hachures en sens contraire. Nous n'avons pas à insister sur le fonctionnement de c. dispositif qui satisfait aux conditions imposées et nous nous bornerons à indiquer tes données numériques qui pcnuellent de se rendre compte des effets qu'il pi-oduit.

a, pignon de 18 dents; a,, pignon, monté sur le même arbre, SI dents.

A,, roue de 200 dents: A. roue de 200 dénis.

Le rouage satellite entraîné par la roue A est porté par l'axe molijle Y Y : il ntsle entre les roues qui sont en prise les relations suiranies : B = 56 et C = '\ c. La roue C est !H>lidaire de D qui rett>it son mouvement de la roue E (dg- I, pi. li) qui, par notermédiaire de roues d'angle et d'arbres de diverses direclions. est mue parTobsemlear A l'aide de la manette u. Le mouvement transmis parle système satellite à la roue B en- Iralne un manchon en bronze qai cnloore l'aie .W et se termine par la roue d'angle r; le d^lacemeut de cette roue est transmis au cerde de déclioaison par rinlermédiatre de la roae d'angle r, du pignon i et de la denlure h qui est laillée sur le bofd du cerde.

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