‹ Recueil des travaux scientifiques de Léon FoucaultChapitre 28 sur 162 · ADDITION · texte numérisé non relu

ADDITION

Pendant les beaux jours qui ont marqué la Sa de cet hiver (i8/i6), nous avons pu faire de nouvelles observations sur les interférences dans le cas de grandes différences démarche, et nous sommes parvenus à des nombres encore plus élevés que ceux que nous avons cités dans la première partie de ce travail. Pour obtenir ce résultat, nous avons cherché observer les bandes d'interférence dans un spectre plus pur encore que celui que nous avions pu produire. Ce but est facile à atteindre par l'emploi de plusieurs prismes au lieu d'un seul.

Dans nos premières expériences, nous avions trouvé avantageux de placer une lentille entre la source de lumière et le prisme, afin de rendre parallèles les faisceaux envoyés par chaque point de cette source de lumière avant leur passage à travers le prisme*. On voit que, dans ce cas, chaque faisceau de lumière simple est dévié parle prisme suivant sa réfrangibilité propre, mais reste parallèle comme il était avant la réfraction. 11 résulte de là que, si l'on place un second prisme après le premier, de manière à ce que leurs réfractions se fassent dans le même sens, chaque faisceau de lumière simple recevra un accroissement de déviation, mais restera parallèle comme il était avant la seconde et la première réfraction. Un troisième prisme ne fera, comme le deuxième, que disperser la lumière davantage, sans troubler le parallélisme des faisceaux; de sorte que l'on

1. Il y avait, en outre, la lentille que l'on emploie toujours lorsqu'on veut avoir un spectre pur ello était placée comme à Pordinaire, entre l'observateur et le prisme, près de ce dernier.

peut ainsi, en employant plusieurs prismes, obtenir des spectres de plus en plus étendus, et dans lesquels les éléments de lumière simple sont de plus en plus dispersés.

Le succès de cette disposition dépend, comme on le voit, du parallélisme des faisceaux avant leur réfraction ; ce qui explique pourquoi Ton trouve ordinairement peu d'avantage à l'emploi de plusieurs prismes lorsqu'on veut obtenir des spectres très-purs.

Nous avons observé, par ce moyen, les interférences produites par la réflexion aux deux surfaces de petites glaces à faces parallèles, dont les épaisseurs en millimètres ont été trouvées, telles qu'elles sont dans le tableau ci-dessous.

Les différences de marche calculées d'après les épaisseurs, et pour les raies F et G, entre lesquelles les bandes sont le plus nettement aperçues, par suite de la dispersion de cette région du spectre, sont les suivantes, en nombre d'ondulations :

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