RÉSUMÉ
Il résulte des faits rapportés dans la première et la seconde partie de ce travail, que l'influence mutuelle que deux rayons de lumière exercent l'un sur l'autre a pu être manifestée par l'analyse prismatique dans les circonstances importantes où cette influence n'avait pas été constatée.
Le phénomène des interférences, qui n'était observable que pour les différences de marche d'un petit nombre d'ondulations, a pu être constaté lorsque la différence s'élevait à plus de sept mille ondulations.
Les phénomènes de polarisation chromatique des lames cristallisées
ont pu être observés dans un état de simplicité remarquable avec des lames
relativement épaisses, puisque les nouvelles épaisseurs peuvent être cent
fois et au delà plus grandes que celles qui rendaient jusqu'ici les phénomènes insensibles à l'observateur.
Nous concluons de ces faits que les limites de différence de marche fort restreintes au delà desquelles on ne pouvait plus manifester Tinfluence mutuelle de deux rayons ne dépendaient que de la complexité de la lumière. En employant !a lumière la plus simple que Ton puisse obtenir, ces limites peuvent être considérablement reculées.
Uexistence de ces phénomènes d'influence mutuelle entre deux rayons^ dans le cas de grande différence de marche, est intéressante pour la théorie de la lumière, en ce qu'elle révèle dans l'émission des ondes successives une régularité persistante qu'aucun phénomène n'indiquait jusqu'ici.