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EFFETS DES ACTIONS SECONDAIRES DANS LES PILES

(Sans date.)

Parmi les diverses recherches auxquelles se livra L. Foucault sur Téleclricité et dont nous n'avons pu retrouver aucune trace dans les mémoires qu'il a publiés ou dans les noies manuscrites qu'il a laissées, nous croyons devoir indiquer d'une manière spéciale la disposition particulière suivante qu'il a imaginée pour expliquer les diverses phases qui peuvent se présenter dans le fonctionnement des piles; cette disposition nous a été signalée par H. J. Gavarret, professeur à la Faculté de médecine, qui la tenait de L. Foucault et qui la présente chaque année dans son cours. Nous la décrivons sous sa forme primitive.

Dans un verre à expérience de grandes dimensions A, on verse une dissolution saturée de sulfate de soude (flg. 18); une lame de zinc D est placée horizontalement vers la partie supérieure du liquide et fixée sur le bord du verre par une pince E à laquelle aboutit un fil conducteur. D'autre part, un tube en verre recourbé et élargi à sa partie inférieure en forme de pipe B, contient du mercure dans lequel pénètre un fil de platine qui arrive à travers le tube.

Au commencement de l'expérience, les fils conducteurs sont fixés aux bornes d'un galvanomètre dont le mouvement de Taiguillc indique l'existence d'un courant. On conçoit, en effet, que le zinc est attaqué et donne naissance à du sulfate de zinc en même temps que du sodium se porte sur le mercure qui joue le rôle de pôle positif de la pile. Mais bientôt Tintensité du courant s'affaiblit et s'annule, ce que démontre le retour au zéro de l'aiguille du galvanomètre ; c'est qu'à ce moment l'amalgame de sodium agit sur le sulfate de zinc formé avec la même énergie que le zinc sur le sulfate de soude non encore décomposé. Il suffit d'agiter avec une baguette de verre l'amalgame formé et, par suite, de diminuer la richesse superficielle pour voir le courant se mani-

Ifblur lie nouveau ; mais l'aclion s'ëimiso, el. comme il csl tuciW. de le concevoir, plus ra|»itletHenl que la pramièn! fois. On peut ainsi renoiiïeler Ji pJusicure reprises l'action cliimiqiic, jusqu'à ce que laïualgame nit dans toute sa masse une composition telle qu'il ^uilibrc l'action du zinc.

On peut, d'ailleui-s. poursuivre rexptîrieoce ainsi qu'il suit : on supprime les communications avec le galvanomôlre el l'on réunit les (Ils couduclcui-s avec les pôles d'une pile, le pâle négatif de la pile élant relié au mercure de l'élément que l'on étudie. Le courant qui passe alors (et faction peut être fort courte) produit l'éiecU-olyse du i

fatc de sonde et accumule du sodium au pâle négatif, c'est-à-dii'e dans le meréol l'amalgame s'enrichit donc encore en sodium. Si l'on vient à cesseï- l'ailiou de ce courant accessoire et à rétablir les communications avec le galvanomètre, on est averti aussitôt par les déviations de l'aiguille de iexistencc dun courant: ce courant es' en sens contraire de celui que l'on avait observé tout d'abord, lauialgamc riche di sodium étant le pôle négnlif et le zinc le pôle positif; mais l'amalgame s'épnise|â la sut' face et le courant s'affaiblit, puis s'éteint; on peul, dans une certaine mosuic, le fain reparatlre, en agitant la masse. Knûn aprOs un certain temps, toute action e^it terminée l'amalgame de sodium est de nouveau amené ù ua état tel qu'il fait équilibre au zinc au point de vue chîmiquei

Celte expérience constitue, on le voit, un procédé Irès-éléganl pour mcltre eu évidence l'importance des actions secondaires diverses qui se passent dans les piles à u[ liquide el douU'eiïet est de diminuer et daiiimlor le courant qliï s'est manifesté lou d'abord, souvent d'uild manière énergique.

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