‹ Recueil des travaux scientifiques de Léon FoucaultChapitre 91 sur 162 · UNE HORLOGE A PENDULE CONIQUE · texte numérisé non relu

UNE HORLOGE A PENDULE CONIQUE

(Académie des Sciences, 26 juillet 1847.)

La machine que j'ai l'honneur de présenter à rAcadémie répond à la nécessité de produire au service des sciences astronomique et physique une espèce particulière de mouvement, un mouvement unifoime, continu et mesuré.

Les montres^ les pendules et les horloges qui nous étonnent par la régularité de leur marche remplissent parfaitement le but auquel on les destine; mais le mouvement qu'elles communiquent aux aiguilles est bien loin de présenter une véritable continuité. Ces aiguilles, et généralement tous les mobiles qui entrent dans la composition des instruments destinés «^ la mesure du temps, sont alternativement en repos et en mouvement; et, si l'on a l'habitude de citer la marche des aiguilles d'une montre comme exemple d'un mouvement uniforme, il faut bien remarquer que celle uniformité ne s'applique qu'à la vilesse moyenne du rouage, et qu'elle disparaît aussitôt que l'on considère les mouvements qu'il exécute dans des instants consécutifs et très-courts.

Page 1