PRINCIPAUX MODÈLES DE RÉGULATEURS
REGULATEUR A CONTRE-POIDS*.
Les figures représentent un ensemble de l'appareil avec les formes réelles qu'il convient de donner aux différents organes.
Le régulateur est monté dans une arcade en fonte (pi. 17, fig. 1). L'arbre vertical A porte supérieurement un axe transverse S où sont suspendus les deux bras largement bifurques en fourchette (fig. 3) à leurs extrémités supérieures.
Cette manière d'attacher les bras constitue une suspension nouvelle et spéciale qui permet de supprimer les arcs-guides ordinairement employés, et qui, en même temps, représente une des conditions essentielles de l'isochronisme.
Aux tiers inférieurs des bras sont attachées les bielles qui soutiennent le manchon ; elles sont doublées (fig. 2) pour se réunir en un même point M, formant ainsi une articulation analogue à celle des bras et pareillement
4. Les dispositions ont été classées en réunissant d'abord tous les modèles destinés à agir sur an moteur, machine à vapeur, ou autre; puis ensuite les appareils qui produisent uue variation de travail résistant susceptible d'amener Tisocbronisme.
2. Certificat d'addition (24 août 4864) au Brevet du S3 août 486S.
essentielle à l'isochronisme ; ces bielles forment avec les bras un losange articulé dans lequel Tégalité des quatre côtés constitue encore une des conditions essentielles de risochronisme.
D est un axe horizontal soutenu à ses deux extrémités par deux piliers F, F. Cet axe est le centre de mouvement des pièces J et K calées solidairement de manière à former un levier coudé dont le bras oblique J porte ua contre-poids (x, et dont l'autre bras, redressé plus ou moins verticalement, se termine en fourchette. Cette fourchette supporte Textrémité d'une autre pièce Q, également en fourchette, qui suspend un anneau engagé dans la rigole du manchon.
Ë est un autre axe horizontalement porté entre les piliers B, B' qui font saillie de l'autre côté de l'arcade. Il porte un levier I qui contourne l'arbre et se termine par une cheville qui s'engage dans un trou percé dans l'épaisseur de la pièce Q.
B, R^ sont deux roues d'angle qui communiquent à l'arbre le mouvement de rotation.
La figure k fait voir sous un autre aspect la relation des diverses parties désignées par les mêmes lettres; elle montre que le régulateur fonctionne sous l'angle moyen de /tô"" et que le maximum de l'angle d'écart est de 15^ de part et d'autre. Elle fait voir aussi que le contre-poids, dont l'action est nulle pour la position des bras inclinés à 45% agit sur le manchon en deux sens opposés suivant que celui-ci s'élève ou s'abaisse à partir de la position moyenne. Elle montre enfin comment on utilise les mouvements du manchon pour agir sur la valve ou papillon qui modère l'admission de la vapeur*.
4. La forme ordiDaire de la valve ou papilloQ, constiluée par uqo plaque elliptique venant obturer plus ou moins complètement le tuyau d'arrivée de vapeur, paraissait à L. Foucault un organe défectueux, d'une exécution difficile : il proposa de la remplacer par une valve rectangulaire tournant dans une boite en fonte spéciale, sorte de cadre également rectangulaire intercalé snr le parcours du tuyau d'arrivée de \apeur.
De même, la valve tournante à ouvertures multiples, telle que l'employait M. Flaud, fut modiGé par L. Foucault : dans l'un des deux plateaux il substituait, à celui des bords rectilignes qui fonctionne pour produire l'occlusion, un bord curviligne taillé de manière à retarder progressivement la diminution de la section d^ouverture libre. (Certificat d'addition, pris le 25 septembre 4863 au Brevet du 83 août 4862.)
Les constructeurs se sont fait un précepte de partager y comme ils disent, Tobliquité des leviers de transmission, ce qui est un parfait moyen de respecter Finégalité vicieuse entre la puissance (pouvoir réglant du modérateur qui diminue à mesure que le manchon s'élève) et la résistance provenant de ce que la pression exercée sur le papillon, ainsi que les frottements sur les tourillons qui en sont la conséquence, devient maximum au moment de la fermeture complète.
Je m'attache à faire tout autrement et à disposer les leviers de manière à faire varier les longueurs de bras dans le sens convenable pour rétablir l'équilibre entre la puissance du régulateur et la résistance de la valve. Au lieu de la disposition (flg. 5) exclusivement consacrée par l'usage, j'adopte à dessein la disposition représentée flgure 6, dans laquelle la projection du levier R va en diminuant de R à R cos p, tandis que celle de V va en augmentant de y cosç à Y. Comme d'ailleurs on peut changer les inclinaisons extrêmes des leviers (fig. 6), la longueur et la direction de la brimbale, on peut augmenter ou diminuer en toute proportion cette variation des rapports des projections efficaces des leviers de transmission.
En même temps que cette disposition favorise l'équilibre entre la puissance et la résistance, elle a encore l'avantage de ralentir progressivement la fermeture de la valve à mesure qu'elle approche de l'occlusion complète.