‹ Recueil des travaux scientifiquesChapitre 144 sur 179 · Brevet du ^3 août · texte numérisé non relu

Brevet du ^3 août

tous les orifices soient ouverts ou fermés, pour que la circulation de l'air soit libre ou interceptée.

Une mince traverse T (fig. i), fixée près du pivot central, établit la communication avec la branche verticale du levier coudé annexé au modérateur, et par ce moyen les changements de position dus aux moindres variations de la force motrice sont aussitôt suivis d'un changement correspondant du travail résistant. Tant que les ouvertures du ventilateur ne sont ni complètement ouvertes ni complètement fermées, la résistance qu'A oppose au mouvement demeure subordonnée aux évolutions du modératear, et comme celui-ci possède Tisochronisme, il faut que la machine et tous les mobiles qui en dépendent partagent cette nécessité du mouvement uniforme.

Jusqu'ici j'ai fait abstraction des résistances passives inhérentes au mode de construction du modérateur de Watt, ainsi que de celles qui se sont introduites avec les organes qui lui donnent l'isochronisme.

Ces résistances ont cependant une influence qui n'est pas négligeable et qui deviendrait prédominante à mesure que Ton supprime les autres causes d'erreur.

Si donc on ne parvenait pas à les écarter, le seul bénéfice de la nouvelle construction serait d'assurer à la machine une vitesse moyenne dont elle s'écarterait sans cesse plus ou moins, et jusqu'à concurrence des variations correspondantes à l'influence de ces résistances. Heureusement il est possible de supprimer cette imperfection, et le moyen consiste dans la configuration de la surface qui termine inférieurement le rebord de la douille articulée au parallélogramme. Ce rebord de douille est ondulé à deux périodes entières (fig. ft et 5), de manière à passer deux fois et alternativement en dessus et en dessous du plan qui coïnciderait avec la surface de révolution. Cette surface, en glissant au-dessus de la cheville C (fig. 1) , qui presse sur elle, fait naître dans toutes les parties du système un mouvement alternatif, par suite duquel chacune des pièces qui le composent oscillant autour de sa position moyenne, transmet intégralement dans la moyenne du temps les plus petites forces qui la sollicitent. Pour produire son effet, il n'est pas nécessaire que l'ondulation soit très-prononcée.

Dans le rouage en question il n'y a pas plus de \ de millimètre entre le

creux et la figure saillante de Tonde. Le résultat est bon, et, malgré les variations de la puissance du ressort et les inégalités du travail extérieur, le rouage fournit du commencement jusqu'à la fin une vitesse qui ne varie pas de la cinq-millième partie de sa valeur. Le principe théoriquement certain est donc aussi jugé dans sa valeur pratique.

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