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INTERFÉRENCES DES RAYONS LUMINEUX ET CALORIFIQUES (PI

Les figures 1, 2, 3 et ^ nous ont été obligeamment fournies par M. Fizeau : elles sont reproduites d'après des calques pris sur les dessins du mémoire qui avait été présenté à l'Académie par MM. H. Fizeau et L. Foucault, le 27 septembre 1847 : le mémoire fut remisa M. Babinet désigné pour faire un rapport, il n'a jamais été rapporté à l'Académie et a été perdu. Cette circonstance explique que les indications de la fig. 3, relativement aux intensités des bandes qui devraient correspondre aux intensités calorifiques, n'aient pas pu être nettement conservées.

La figure 5 représente les divers thermomètres qui ont été essayés : ces instruments, qui sont actuellement entre les mains de M. J. Regnauld, professeur à la Faculté de médecine de. Paris, sont peut-être en réalité plus fins, plus délicats que le dessin ne semblerait l'indiquer. Les traits figurés sur les diverses tiges et qui, sur les thermomètres, sont marqués seulement par un petit point à l'encre font connaître les intervalles correspondant à des variations de température de l^ Le thermomètre 1 a sans doute été cassé dans les expériences préliminaires; il ne figure pas, si ce n'est par une place en blanc, sur un croquis^de la main de L. Foucault, représentant la grandeur des appareils et retendue du degré dans chacun d'eux. Le thermomètre n'' 2 est fait avec de l'éther, les ther-

momètres q<" 3, fi et 5 sont construits avec de Falcool, c'est ie dernier qai a servi aui expériences (voir le Mémoire, page 137).

Les figures 6, 6 6is et 7 se rapportent à un système de miroirs de Fresnel, construits par L. Foucault, et qui appartient maintenant à M. Regnauld. Cet appareil établi avec des éléments très-simples a cependant permis de faire des recherches délicates.

La figure 6 est la vue de face; la figure 6 bis une coupe verticale suivant g fin plan, et la figure 7 est une coupe horizontale par le milieu de l'appareil. Dans ces figures les mêmes lettres indiquent les mômes parties.

Les miroirs sont montés sur une planchette en bois aa' bb' portée par une tige verticale c d fixée sur un pied en bois S qui supporte tout l'appareil. Cette planchette, vers l'une de ses extrémités, est percée d'une ouverture circulaire e devant laquelle est placé le premier miroir mm'; une petite tige métallique /" terminée par un anneau est fixée perpendiculairement derrière le miroir à l'aide d'une goutte de soudure ; dans Fanneau passe l'extrémité d'un fil métallique g h formant ressort, dont l'autre extrémité s'implante dans la planchette a b, et qui tend à ramener le miroir en arrière en l'appuyant sur les pointes dp trois vis u, v, v passant également dans la planchette et susceptibles par leur mouvement de faire varier dans certaines limites rinclinaison du miroir m m'. Le second miroir n n' est porté à l'extrémité d'une mince planchette i h relié au support principal a b par deux vis à bois 1 1' qui lui laissent un certain jeu ; l'assemblage n'étant pas parfaitement rigide, un ressort p q fixé en q tend à éloigner l'extrémité i et le miroir n n' de la planchette en les portant en avant; mais on peut les ramener en arrière à l'aide des vis s et t. On voit que les mouvements du miroir n n' sont plus limités que ceux du miroir n, n, n, et c'est celui-ci que Ton doit dès lors régler en dernier lieu.

La figure que nous avons donnée dans le texte (page 129) est prise à peu près textuellement du Traité d^optique physique de Billet ; nous n'avons trouvé aucun dessin ou croquis accompagnant la note que nous avons publiée ; cette figure est d'ailleurs en parfaite concordance avec le texte.

DÉTERMINATION DE LA VITESSE DE LA LUMIÈRE (PL 4 et 5 ).

La planche k est la reproduction de la planche que L. Foucault avait joiute à la thèse pour le doctorat es sciences physiques qu'il a soutenue le 25 avril 1853 (voir page

185) ; les diverses figures que contient cette planche sont suffisamment expliquées dans le mémoire pour qu'il ne soit pas nécessaire d'y revenir.

La planche 5 contient quelques détails sur la disposition pratique de l'expérience, telle

qu'elle a été réalisée par L. Foucault, sous la dernière forme qu'il lui a donnée pour

la détermination de la valeur numérique de la vitesse de la lumière. La fig. 1 indique la

marche générale des rayons et la situation effective des organes. Le rayon lumineux

dirigé par un héliostat pénètre dans la chambre noire par l'ouverture a; il traverse une

mire graduée b, une lame de glace e inclinée à 45% et va tomber sur le miroir tournant

c; passant ensuite à travers l'objectif achromatique d il arrive sur le miroir concave m^

et de là successivement sur les miroirs m,, m^, m^ et m^ qui satisfont aux conditions

indiquées dans le mémoire : le rayon revient alors en suivant un chemin inverse, et après

s*étre réfléchi sur le miroir tournant e, il arrive sur la lame de glace où une partie se

réfléchit, passe sur le bord de la roue dentée f et pénètre dans un microscope g, muni

d'un micromètre h, où l'observateur place son œil pour observer ou mesurer la déviation

de l'image.

Disons tout d'abord que la disposition adoptée par la figure 1 est conforme à la description que L. Foucault a donnée de l'expérience (voir page 219) ; mais que, dans les dessins minutes qui ont servi à l'exécution de l'appareil et qui ont été mis obligeamment à notre disposition par M. Dumoulin-Froment, la lentille achromatique d n'occupe pas la place qui a été représentée, mais qu'elle est située sur le trajet du rayon incident entre e et c.

Cette figure 1 représente la disposition finale dans laquelle L. Foucault, cherchant à obtenir une déviation constante de 0"'",7, faisait varier la distance de la mire au miroir tournant: on voit que le système composé de la mire 6, de la lame de glace e, de la roue dentée /", du rouage chronométrique qui la met en mouvement et du microscope g, est porté sur un chariot A B qui se déplace parallèlement à lui-môme, son déplacement étant facilité et guidé par les roues C, G', D et D' qui se meuvent sur des rails.

Les figures 2, 3, 4 et 5 de la planche 5 donnent les détails du miroir tournant e qui est porté sur un plateau E muni de vis calantes : la figure 2 montre une coupe longitudinale, la figure 4 une coupe transversale et la figure 5 le plan du support du miroir et de la turbine, la turbine étant supposée enlevée. (Ces figures sont faites à l'échelle de moitié de grandeur naturelle.) La figure 3 est la coupe du miroir et de sa monture. On voit facilement le tube d'arrivée de l'air comprimé l muni d'un robinet z, ainsi que les ouvertures par lesquelles cet air s'échappe pour passer dans la turbine t qu'il fait tourner. Il résulte d'une note présentée à l'Académie des sciences le 9 février 1863*, que le tracé des aubes a été méthodiquement déterminé par M. Girard, l'ingénieur

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