Voir : Bull, de la Soc, d'encoiirageynenl, 1845, p
veut soumettre à l'observation, le reste effectue le grossissement, d'après les principes anciennement connus, et a été emprunté au microscope solaire ordinaire.
Les diverses pièces dont se compose le nouvel appareil sont groupées tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la boîte A; celles qui concourent à l'éclairage de l'objet sont plus particulièrement reléguées à l'intérieur; on les voit dans les figures 2 et 3 : nous allons en donner l'énumération et indiquer leur destination spéciale.
La lumière fournie par la pile éclate au point a, à l'extrémité de la baguette de charbon qui est en communication avec le pôle positif d'une forte pile. En face de ce charbon, on en voit un autre semblable o! , qui communique avec le pôle négatif : ces charbons, très-grêles, sont montés chacun dans une espèce de porte-crayon par l'intermédiaire de deux demicylindres de coke agglutiné h, V y qui s'engagent dans les viroles métalliques CyC; ces viroles sont soutenues chacune par des queues c, à, qui se prolongent jusqu'en d d/.
Les porte-crayons ou plutôt les porte-charbons ne sont point adhérents à l'appareil et peuvent être retirés à la main toutes les fois qu'on a besoin de changer les charbons; cependant ils sont, pendant l'expérience, en communication chacun avec un des pôles delà pile; en outre, pour réparer l'écartement qui résulte de la combustion des charbons, et pour établir ou interrompre à volonté le passage du courant, ils ont besoin d'exécuter chacun deux espèces de mouvement. On a satisfait à ces conditions par la disposition suivante :
k, Ij figure 3, sont les supports des porte-charbons pourvus l'un et l'autre de deux rebords e^ef; aux points qu'indiquent ces lettres on a pratiqué des encoches dans lesquelles viennent s'engager les tiges des portecharbons ; dans la position verticale de l'appareil, ceux-ci tomberaient dans l'intérieur de la boîte, s'ils n'étaient maintenus en place par les ressorts ^ f, qui sont en communication métallique directe avec les anneaux o, d ^ lesquels communiquent eux-mêmes avec les pôles de la pile. Aussi, dès que le contact s'établit entre les extrémités des charbons, l'élec-^ tricité entre en circulation.
Quoique pressés par les ressorts, les porte-charbons peuvent se mou* voir de diverses manières. Le support / est fixé sur un axe vertical h autour duquel il peut tourner quand l'opérateur agit sur un petit levier qu'on y a fixé ; ce levier, qui fait saillie à la face antérieure de la boite, est terminé par un bouton v', figure i ; il en résulte que Textrémilé du charbon a' se meut en décrivant horizontalement un arc de cercle ayant son centre sur l'axe i.
Le support kj au contraire, tourne autour d'un axe horizontal tr^scourt fj quand l'opérateur saisit le bouton v'', qui termine au dehors de la boite l'extrémité d'un petit levier inhérent à ce même support. Gomme conséquence de ce mouvement, il arrive que l'extrémité du charbon a décrit dans un plan vertical un arc de cercle ayant son centre au point x.
Or, si les pointes a^ a' sont suffisamment prolongées, il est évident que, à l'aide des deux mouvements qu'on vient de décrire, elles peuvent s'entrechoquer; mais ces pointes se consument par suite de la vive combustion dont elles sont le siège, et, quoique mises en contact au commencement de l'expérience, peu d'instants suffisent pour établir entre elles une distance telle qu'elle devient un obstacle insurmontable au courant : il a donc fallu songer à combler cette distance, et voici comment on y est parvenu. Les tiges des porte-charbons étant cylindriques, peuvent glisser dans les encoches des supports, quoique pressés par leurs ressorts respectifs, et sans cesser d'être en contact avec eux. Si donc, par suite de la combustion, les pointes charbonneuses a, a' s'éloignent l'une de l'autre, il suffit de presser sur les extrémités libres c'j d! des tiges, pour neutraliser aussitôt cet effet. L'action est produite du dehors par l'intermédiaire d'un mécanisme composé de deux barres métalliques h, K dentées sur leur bord supérieur, et dans lesquelles engrènent des pignons dont les têtes i', i' font saillie au-devant de la boite. Ces crémaillères se meuvent horizontalement, en s'éloignant ou en s'approchant l'une de l'autre.
Sur la surface des barres qui regarde dans l'intérieur de la boite A, on voit s'élever perpendiculairement deux plans métalliques g, g, qui font saillie d'une manière assez prononcée pour que, entraînés par le mouvement de la barre, ils chassent devant eux les porte-charbons, à mesure que
le besoin l'exige. On conçoit que la course de l'engrenage doit être égale à la longueur des charbons.
Telles sont les dispositions qu'on a dû prendre pour faire naître et pour entretenir au point a la lumière électrique.
Nous allons nous occuper maintenant de la manière d'employer celte lumière le plus utilement possible.
11 faut, pour les besoins du microscope que l'on voit de profil, figure 2, en avant de la boîte, qu'un faisceau conique de lumière intense vienne s'engager dans l'ouverture m et que son axe coïncide avec l'axe de l'instrument. Cependant on voit que le point a est bien au-dessus de cet axe ; aussi n'est-il destiné à fournir aucune lumière directe, et ce n'est qu'après avoir été réfléchis sur le miroir concave C que les rayons se réuniront en un foyer m et tomberont sur l'objet à observer.
La position du foyer m est très-importante ; de plus, elle dépend de celle du point a que l'opérateur ne peut pas maintenir rigoureusement fixe : il faut donc obvier aux déplacements qui pourraient survenir.
Le foyer m tend-il à s'avancer ou à se reculer, le miroir C, porté sur la colonne horizontale D, peut être reculé ou avancé au moyen du pignon E, qui mord dans un engrenage ; si le foyer m monte ou descend, le miroir concave, qui peut tourner autour de son diamètre horizontal nf vl y est plus ou moins incliné par l'action d'une vis sans fin cachée dans le tube carré G et traversant la colonne D ; cette vis engrène dans un secteur ^, fixé sur la monture du miroir. La rotation est imprimée à la vis par la tête moletée ;.
Reste encore un déplacement possible du foyer m, c'est celui qui le ferait tomber soit à droite, soit à gauche de l'axe du microscope. A cet effet, le microscope est porté sur une planche P, suspendue par un boulon N, qui est le centre des petits mouvements nécessaires pour suivre le foyer dans cette dernière espèce de déplacement.
Ainsi voilà l'objet vivement éclairé ; il ne reste plus, pour obtenir une image amplifiée, qu'à placer au-devant le système de lentilles achromatiques et à court foyer du microsqope solaire; encore faut-il placer l'objet bien au milieu du champ, l'engager sous des pinces destinées à le soute-