I. Voir Bibl, universelle de Genève, t. XXVI, p
Dans une auge en bois sont disposées, verticalement et à égales distances de 1 centimètre, onze plaques de cuivre c (fig, 10) enveloppées de baudruche ou de papier à filtrer. Sur les bords de la cuve pose une traverse en bois portant dix plaques de zinc amalgamé z qui viennent s'intercaler parmi les cuivres et pareillement équidistantes de 1 centimètre. Toutes ces plaques, cuivre et zinc, sont séparées et ne communiquent entre elles que par le liquide acidulé que Ton verse dans Tauge et dont le niveau s*élève un peu au-dessus du bord libre des lames de cuivre; les zincs seuls émergent par le prolongement étroit
Figure 10.
qui les relie à la traverse en bois. Enfin les deux cuivres extrêmes sont mis en communication par le fil d'un galvanomètre. On reconnaît aisément qu'un pareil système représente vingt couples cuivre et zinc opposés, dix contre dix. Lorsque les zincs occupent les milieux des cellules, l'opposition est parfaite, le galvanomètre reste au zéro; mais dès qu'on imprime un déplacement & la traverse dans un sens ou dans l'autre, les zincs sont tous reportés du même côté; il en résulte que tous les couples qui luttent dans un sens sont affaiblis parla diminution d'épaisseur du liquide, tandis que l'effet inverse est produit sur les dix autres couples; l'équilibre est donc rompu et l'aiguille du galvanomètre l'indique aussitôt, en montrant daus tous les cas un courant sensible dirigé de chaque zinc au plus éloigné des dix cuivres correspondants. Les plus petits mouvements qu'on puisse com-
muniquer à Tappareil produisent leur effet, même en ayint recours à une vis de rappel. Ici Tagilation du liquide n*est plus à craindre, car en supposant qu'elle persiste, elle est du moins rendue égale partout; si enfin elle manquait d'uniformité, les plaques seraient protégées par les membranes ou les tissus dont elles sont enveloppées. On voit, du reste, que l'appareil est disposé de manière à se prêter au retournement.