‹ Recueil des travaux scientifiquesChapitre 95 sur 179 · POUR LES APPAREILS D'INDUCTION · texte numérisé non relu

POUR LES APPAREILS D'INDUCTION

(Société philomatbique, 8 août 1857.)

J*ai fait connallre à la Société un interrupteur à mercure et à lame vibrante qui permet d'augmenter considérablement les effets des appareils d'induction. Ces sortes de machines qui, à l'époque où j'ai commencé mes recherches, ne donnaient l'étincelle qu'à la distance de 12 à 15 millimètres, ont pu être réunies, et ont donné entre mes mains un jet continu d'étincelles de 8 centimètres de longueur; depuis lors, les constructeurs d'appareils ont senti la nécessité de réaliser un isolement plus parfait, et aujourd'hui ils obtiennent, en distribuant le courant inducteur au moyen de l'interrupteur à mercure, des effets de plys en plus développés. Les étincelles acquièrent jusqu'à 20 centimètres de long, et la tension est telle qu'on perfore le verre jusqu'à une épaisseur de 8 à 10 millimètres en dirigeant la décharge sur une lame de glace placée entre les deux pôles.

Voyant que l'interrupteur à mercure atteint réellement son but, j'ai cru devoir y apporter un perfectionnement qui permet d'en tirer encore un meilleur parti.

Lorsque l'interrupteur à mercure fonctionne, l'interruption du courant inducteur a lieu par le fait de l'én^ersion de la pièce vibrante hors du mercure employé à former le circuit, et comme l'émersion dure à peu

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