‹ Recueil des travaux scientifiquesChapitre 94 sur 179 · Loc. cit., t. II, p · texte numérisé non relu

Loc. cit., t. II, p

de son commutateur : elles fonctionnent toutes à la foissousTinflueiice d'un môme interrupteur à mercure II (flg. 15), du même condensateur U U et du même commutateur N ; retendue de la surface du condensateur commun, annexé aux circuits inducteurs, doit éti-e réglé sur rintensilé du courantinducteur transmise travers l'ensemble des appareils.

Les flls de la pile 0 et 0' aboutissent au commutateur N ; un couple de Bunsen Y fournit le courant local qui fait marcher l'interrupteur et dont la marche est indiquée par des flèches empennées.

Les quatre machines composent deux groupes de deux appareils symétriquement disposés. Des systèmes de communication distincts sont établis entre les extrémités des

Figure 15.

bobines inductrices et les extrémités des bobines induites. Les spirales inductrices sont reliées par deux systèmes d'arcs métalliques; l'un de ces systèmes est pour les courants qui pénètrent dans des spirales, et Tautre pour les courants qui sortent. La marche des courants qui pénètrent est indiquée par des flèches pleines, la marche des courants qui sortent est indiquée par des flèches ponctuées.

On voit à la simple inspection de la figure que le courant arrivant en A se partage en quatre courants inducteurs distincts et de même intensité, un pour chaque spirale inductrice. Les spirales inductrices des appareils 1 et 3 sont toutes deux traversées dans le même sens de D en F; les spirales inductrices des appareils 2 et ft sont au contraire toutes deux traversées de F en D. On se rend facilement compte dès lors que les quatre spirales induites sont des électro-moteurs distincts, disposés dans un ordre tel que les deux extrémités homologues de deux spirales contiguès représentent des pôles désignes contraires. Si donc on réunit par des communications métalliques les colonnes G, G des appareils 1 et 2, les colonnes B, B des appareils 2 et 3 et les colonnes G, G des appa-^

reils 3 et A, l'ensemble des quatre machines représente une véritable pile dHnduction et les pôles de cette combinaison sont les colonnes B, fi de Pappareil 1 et de l'appareil h.

Dans cette pile de machine d'induction, la somme des tensions se trouve partagée entre les divers éléments électro-moteurs, et dans chacun des appareils associés; la différence des tensions des extrémités de la bobine induite conserve les valeurs qu'elle aurait atteinte, si cet appareil avait fonctionné seul sous l'influence du courant panUl qui traverse sa spirale inductrice. Il en résulte que sans s'exposer à crever les bobines induites, on peut soumettre; cette combinaison à Faction d'un nombre de couples proportionnel à celui des machines dont elle se compose. La diflérence des tensions des extrémités de la série induite, et la longueur des étincelles qui éclatent entre ses pôles, augmentent nécessairement dans le même rapport.

Avec la série de quatre appareils représentés dans la figure 15, H. L. Foucault emploie habituellement une pile de trente à quarante couples de Bunsen de dimensions ordinaires. Les étincelles échangées à l'air libre par les extrémités de l'excitateur Y ont de 0",08à 0"',10 de longueur; ces étincelles sont volumineuses, trës-éclatantes, et se succèdent avec une telle rapidité, que les branches de l'excitateur paraissent réunies par un trait de feu continu. »

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