Scène XÏV\ Capell, Khtgstoit
Kisostohw— Je croie devoir veus dire* milord, que tout ce que je fais ici me paraît étrangement suspect.
Capell, et un air tranquille, — En quoi donc, mon ami î Ne tous fermez pas de vaines terreurs.
Kingston. — Elles vous paraîtront assez fondées, ai vous daignez y réfléchir. Fairfex était instruit par ma bouche du moment de votre arrivée. Pourquoi ne pas rester et vous recevoir lui-même 1 Pourquoi sortir aussitôt sous prétexte d'ordres importai» à donner t Pour* quoi tout son camp enfin se trouve-t-tt sous les armes à votre passage 1
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Oa»«l&.^Q u»p»étandea«raua c ea s c r u rc 4e ces vumea # apparences?
Kiitostoiï.— Ne pomtiaieutoUes pas oouviir quelque trahison secrète ï
Capbu. — Kingstoiv je ne «sain* rien. Les lois de la guerre sont sacrées pour toutes les nations. Le conquérant le puis avide, l'homme 4e sang le plus féroce les . etwerve cuvées les autres, peur qu'en les observe enfers lui-même*
Kiicgstoic. — Celui qui perte les armes contre son roi petit bien râler sa parole envers de «criples sujets.
CArsiL.-'-Ce n'est pas moi qu'il aurait choisi pont y manquer.
Kixosto*.— Mais, mjlord. ... ,
Caïell.— Non, je connais Fairûu. J'ai une trop haute idée de son caractère, pour le juger capable d'une naascssa Le fanatisme de l'indépendance peut avoir égaré non esprit, sans avilir ses sentimens. Quoique des opinions de parti nous divisent, l'amitié nous unk autrefois. Il est encore jaloux de mon estime; et ce n'est point à mes yeux qu'il s'écartera des voies de l'honneur^
KineiTOw.— Je.k souhaite, milord. Mais le voici. (Capbxl t'aoamte vers FMnrxxuoec une contenance atsuvtt.)
Sckke XV. Fjlibpax, Cafsll, Kikostov, Sunnar.
C afzlx.— 4e ne puis vous donner, milord, une marqua plus aura de confiance, qu'en venant dans votre tenta; accompagné d'un seul ami.
8é «& nées «s 00Len«*rBB.
, F aïmax.— Puisque voua le jugeadignede cetitxtyil peut assister à notre entrevue.
CaPeli.— Je n'en refuserais pas on anneau pour témoin. Je suis prêt à tous entendre,
Fairtax. — J'ai i vous proposer, au nom dm parlement, tous les avantages qui peuvent répondre à la Haute considération dont il est pénétré pour vos vertu*.
CArELL.— 8i elles méritent quelque prix je né dots le recevoir que de mon souverain, qui est aussi estai du parlement
Faibtax. Q ue peut ôtfee pour vous un ponce aaj états î
Capbll. — Je soutiendrais peut-être ses i ntérê t s avec moins de zèle, si les miens pouvaient y être attachés. Ç*eèt lorsque mon ambition n'attend aucune récompense, que je me sens plus fier de le servir.
FAi*PAX.—Ce sentiment est d'une grande âne»
Mais; vous le voyez; une révolution dans le gouvernement est inévitable. Est-il en votre pouvoir de l'arrêter* Que prétendez-vous opposer à un parti triomphant î
Catell. — Mon devoir, qui me prescrit de demeurer fidèle à un prince malheureux.
Faiufax. — Vous avez déjà fait tout ce qu'on peut attendre d'un homme d'honneur.
Capell. — Non pas tout encore, puisqu'il me reste à le soutenir.
, Fairfax. — Et pair quels moyens vous en flattezvous V Les murailles de votre place ne sont plus que tes monceaux de ruines. Vos soldats sont réduite à manquer des derniers alimens.
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Ga*bx*>- Us ont encore des inunîtienede guerre, et du courage pour les employer.
FAiBYix.-~Le courage ne peut leur manquer bous vos ordres. Mais sans la force, à quoi leur servirait-il 1 Colchester, quoique soutenu de votre bras, ne saurait tarder à se rendre.
Cafzll. — Est-ce l'assaut de la nuit dernière qui vous en tait juger ainsi?
Faibfax.— Si ce n'est aujourd'hui» ce sera demain. Mais demain, le parlement vous proscrira comme un ennemi de la république ; au lieu qu'il vous offre aujourd'hui, par mon organe, le titre de duc, et le gouvernement d'une place de guerre. (Cafbll se détourne, et eaekt sa tête dans set main».)
Fàibpax*— ^Pourquoi détournez-vous de moi votre visage*
Capexi*— De peur que vous ne le voyiez rougir et pour vous et pour ma nation.
Fairfax.— Calmez^vous, milord, et discutons ma proposition de sang-froid.
Capell,— Dcrit-«ile être l'unique objet de notre cou» férence !
Faibfaïv— Efle est assez importante, puisque votre salut en dépend.
Capsll, faisant un mouvement pour se retirer —Adieu, milord.
Fairfax, à part. — Pourquoi faut-il que je sois réduit à me contraindre ! {Il, fait un pas vers lui, et le retient par la main.) Encore un instant, lord Capell Croyez-moi, laissez-là d'aveugles préjugés de servitude
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Irearous bar sacrifier les honneurs prêts a rejaillir sur vous et sur votre famille î
Capmi.1^— O nobles Anglais, q*e vous éW déchus de twtw antique fkire ! Le* hoaneuis se vendent dans Albion m poids de l'igponnnie.
Fairïâx.— C'est la patrie qui vous les eflre.
€Ar*i£*-*La patrie! étonfiez oe nom dans votre bouche, ad vous ne savez que le blasphémer.
Fairi AX.^Ose**ous l'attester vous-même, vous qui servez sous son oppresseur ! Votre bras est désormais irop faible ^ pour enchaîner la liberté victorieuse. Les -Jbndemens du trône chancellent. Un jour encore, et ils seront renversés.
Capkll. — Eh bien! je m'ensevelirai sous leurs «unes. ;
Faibjax. — Le parlement vous en arrachera tout vivant, pour vous oeadamner à une mort igvumnnwise.
Capsll. — Est-ce m'en .délivrer» que de me vouer à «ne vie infâme î
Fairfax. — Que sera-t-elle pour vous, lorsque l'An- • glsterre, afirantbie d'un joug honteux» ne prononcera votre nom qu'avec horreur,, quand vous entendrez votre épouse déshonorée mandke l'instant de votre union * quand votre fils, vous poursuivant jusque sur l'éeheiaud, vous reprochera, avec les cris du désespoir, des jours qu'il lui faudra traîner dans l'indigence et dans l'opprobre 1
Capïll.— O comble inoui d'audace ! Est-ce donc vous, sujet infidèle, qui voulez m'effîrayer des flétrissures qui ne sont attachées qu'à votre rébellion ? Non, non»
LE «é©E MES OOLCâESTBB. 9J.
ysturaiçemr moi ies regret* de tous' les gens de bien. £fa fieÉnme et. mes enians béniront ma mémoire. Le ' Ciel sera l'époux de ma veuve, et le père de mon fil*
Fairfax.— C'en est trop, vil esclave du despotisme. Puisque l'intérêt de ta vie ne peut t'emouvolr, il est temps de te faire trembler pour «ne tête plue chère. (H appelât.) Morgate !