‹ Recueil dramatique;Chapitre 20 sur 106 · SCENE PREMIERS · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERS

M? 6 BxAUXOBT, M? VxBTBUH.

M? Beauxont. — Non, monsieur Verteuil» je ne puis tous le pardonner. Pendant cinq ans vous n'êtes pas venu nous voir une seule fois, moi, ni votre pu» piUe!

M T Vbbteuil.— J'en conviens, madame; mais les devoirs de mon état, la faiblesse de ma santé, la crainte des incommodités de la route. . . .

M? 6 Beaumoot. — Quinze lieues ! voilà un grand voyage vraiment !

MïVbbtbuil. — Très-grand pour moi, qui ne me déplace pas aisément Mes infirmités ne me permettent pas plus de courir le monde, que d'espérer d'y faire encore un long séjour.

98 l'éducation a la mode.

M*° Biaumowt.— Et à quel motif devons-nous enfin cette héroïque résolution 1

M r . Vïhtiuix. — Au désir de voir les enfans de feu mon ami, Léonor et Didier.

M™* Biaumoot. — Ah ! Léonor ! Léonor ! On devrait accourir, pour la voir un instant, des deux bouts de l'univers. ' Tant de talens ! tant d'esprit !

M r . Vbbtbuil.— Vous m'inspirez une" bien forte en vie de la connaître. Où esfrelle $ que /aie le plaisir de 1 l'embrasser.

M 1 ?* Beaumont. — EHe est encore à sa toilette.

M^ VertbuiIm) — Comment f à l'heure qu'il est ï Et Didier, pourquoi n'est-il pas venu de sa pension chez vous pour m'attendre 1

; M?* Bbaumovt.^-11 était un peu tard hier lorsque vous m'avez fait annoncer votre arrivée. Les domestiques ont été fort occupes ce matin, et la femme de chambre n'a pu quitter un instant ma nièce.

M r . Veutbuil.— Faites-moi le plaisir d'envoyer tout de suite chercher Didier. Dans l'intervalle, je monterai chez sa sœur.

M™ Bbauxokt. — Non, non, mon cher M'. Verteuil ; vous pourriez lui causer quelque saisissement, je cours la prévenir. (Eik sort,)

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