‹ Recueil dramatique;Chapitre 27 sur 106 · Scène XIV · texte numérisé non relu

Scène XIV

M? e Beaumont, Léo ko e.

M 1 ? 8 Beaumokt.— Ce petit coquin î Son tuteur une fois parti, qu'il s'avise de remettre le pied dans ma maison ! Mais qu'est-ce donc qu'il vous a conté pour vous faire croire que votre éducation était négligée*

LÉoiroB.— Cela est pourtant vrai, ma tante; .Les connaissances essentielles qu'une jeune personne bien élevée doit posséder, m'en avez-vous fait instruire t

M™ Beaumowt. — Eh! ma chère LéonorI que manque-t-il à vos perfections ; vous qui êtes la fleur de toutes nos jeunes demoiselles ?

Léonor. — Oui, je sais les choses qui ne sont propres qu'à inspirer de la vanité ; mats celles qui ornent l'esprit, la géographie, l'histoire, le calcul, en ai-je seulement une idée î

M 1 ?* Beauwoxt.— Tout cela n'est que pédanterie, mon enfant Je serais au désespoir de vous avoir fait rompre la tête de ces balivernes ; elles ne sont bonnes

l'éducation a. la mode. 121 '

tout ail plus, que pour un écolier de latin. r Avez-vous jamais entendu rien de pareil dans les cercles, de femmes où je tous mène ?

Léosor, — J'en conviens. ' Mais pourquoi du moins ne m'avoir pas fait connaître les. travaux dont une personne de mon sexe doit s'occuper 1 Sais-je manier Paiguilje ? Uerais-je en état de conduire un ménage 1

Mf e Beàumqnt. — Aussi n'ai-je pas. voulu faire de vous une marchande de modes, ni une cendrillon.

Léonor. — Mais si nous venions* à perdre M r . Verteuil, si je tombais dans la misère, quelles seraient mes ressources, pour gagner ma vie 1

M™ B sauront. — Oh! s'il ne tient* qu'à cela, je puis d'un seul mot calmer vos inquiétudes. L'argent ne vous manquera' jamais. Vous nagerez dans l'abondance. . J'ai si bien tourmenté M r . Verteuil pour qu'il vous fît son. héritière, qu'il ya faire aujourd'hui son testament en votre faveur. Mais le voici qui vient lui» , même. Je vous laisse avec lui. Il veut vous instruire de ses dispositions. * (PHt sort.)

SCJÈNB XV.

M r . Verteuil, Léoxor, Didier.

Didier, courant à Léonor.— Tiens, tiens, ma sœur! regarde. (Il lui fait voir une montre*) Léonor. — Comment ! une montre d'or !

Didier. — Oui, comme tu vois. O M r . Verteuil ! je suis transporté de plaisir. Permettez-vous que j'aille la faire voir a mon maître? Je cours, et je reviens comme le vent.

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