‹ Recueil dramatique;Chapitre 52 sur 106 · Scène III · texte numérisé non relu

Scène III

Pops. — Milord, accompagnera>je le roi-f

Windham. — Non. Je veux que mon fils soit du voyage; et moins 1% suite sera nombreuse» moins elle fera naître de soupçons.

Pops.— Mais s'il arrivait par malheur qu'on eût besoin de le défendre, pouvez-vous armer trop de bras pour son secours 1 II me semble que je pourrais aller un peu en vant à la découverte sur la route, sans paraître appartenir à la voiture de milady.

Windham. — Je chargerai Thomas de ce soin.

Pops, tristemaiL — Thomas, milord ! Est-ce que vous toutes de mon courage ou de ma fidélité 1

Windham.— -Non, mon ami ; je crois l'un et l'autre à toute épreuve ; mais j'ai besoin ici de votre prudence pour en imposer aux , soldats dans la maison, et aux paysans du village, en cas d'un événement imprévu. Soyez pefsuadé que s'il étak question de quelque manœuvre importante, c'est vous que l'on choisirait le premier. ;Jje vous en donne ma parole.

P qgy Ce témoignage me console un peu; cependant^fcaut que je le dise, j'aurais mieux aimé suivre le» roi, pour le sauver, ou mourir avec lui.

WixnHAM, — Je vous reconnais à ces, sentimen*. Mais le temps nous presse. Àllea voir si sa majesté

est prête, et dites à mon fils, qu'il peut l'amener ici en sûreté.

Pope, en sortant.*- Oui, milord.

Sckne IV. Ladt Mabis, Witoham. .

Ladt Maris.— «Je suis enchantée de la conduite de Henri près du roi. Ses hommages sont empressés, sans avoir rien de servile. Ses discours ont un caractère mêlé de respect, d'anection et de générosité. Il console, il anime le prince, il lui jure de le servir aux dépens de ses jours. On découvre déjà dans sa jeunesse le sens et la fermeté de l'expérience.

Wutdham. — Mon fils vous sera redevable de ses vertus. C'est en nous frappant sans cesse de l'exemple des grandes qualités de mon père, que vous en mites naître l'émulation dans le coeur de vos enfans.

Ladt M^Riz.r-Voici des temps orageux, où se présentera souvent l'occasion de les exercer. J'aime à croire que dans une grande épreuve, votre fils ne serait pas indigne de son noirn.

WiirDHAMvr- O m& mère, que vous me rendes fier par cette espérance ! : C'est peu de vous devoir tavie, jfr vous dois l'honneur de tous ceux en qui je respire^

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