Scène II
Germain, Martial.
Martial, qui n'ose avancer au-delà de la porte*— Oui, c'est moi, Germain. Puis-je entrer !
A LA GÀ*N»ON. 247
GxnniiN.— Pourquoi non, mon amil Un brave homme comme toi est fait pour ee montrer partout.
M-im-riAi»— C'est que jenesuispasseuL Ma femme et mes enfans attendent sur l'escalier.
Gxbxaiy. — Comment donc ! cours les chercher tout de suite. f
Mabtiai.. — Mais sais-tu si ton jeune maître voudra nous recevoir tous à la fois 1 J'ai peur que la visite de tant de gens ne l'importune.
GxnxAnr.— Que dis-tu T Au contraire. Plus vous serez, et plus il doit sentir de plaisir à vous voir. Autant de bouches de plus qui le bénissen$. Il ne tardera pas à rentrer; et il sera charmé, je t'assure, de vous trouver à son retour.
Mabtiai» — Allons; sur ta parole, je vais chercher ma petite famille.
Gmbmajm*— Va, va, mon vieux camarade !
scènb nr.
Gsbhaiit.-
GsBXAiiry— Oh ! quelle joie pour MtGercy, d'apprendre, par notre première lettre, que son fils a bien reçu son protégé ! C'est un article dont je me charge ! Voici une entrevue qui doit opérer de fort bonnes choses. On ne peut jamais assez mettre d'honnêtes gens en présence de la- jeunesse.- Rien ne lui inspire un plus vif désir de leur ressembler. Mon jeune maître y est porté par son heureux naturel ; mais la vue du brave Martial et de sa famille doit l'enflammer encore davantage. Ah! leur reconnaissance est si vive, si tendre et si douce, qu'elle ferait aimer le bien à l'homme le plus méchant H
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