‹ Recueil dramatique;Chapitre 96 sur 106 · Scène VIII · texte numérisé non relu

Scène VIII

Le Page, seul.

. Le PAOE.-^Je la verrai? Elle viendra ici? Et pourquoi cela 1 — Que m'importe ? il suffit qu'elle vienne et que je l'embrasse. . . . Un, deux, trois. . . . (Il compte jusqu'à douze.) Douze louis pour une montre ! Ah ! que je euis content ! il me semble déjà l'avoir dans mes mains, l'entendre aller, la monter moi-même. Mais quand le Prince a dit qu'il saurait bien ce qu'il ferait, s'il était à ma placé, qu'entendait-il par-là ? Que feraitil donc ? Oh ! lui, qui a des montres dans toutes ses chambres, il ne sait pas ce que l'on souffre de n'en pas avoir. Mais il m'a dit aussi, qu'un bon fils- doit soulager sa mère. Sans doute il pensait alors à la mienne. Douze louis f (// Us regarde.) C'est à la vérité bien de l'argent ! bien de l'argent ! Si ma mère les avait, ils lui seraient d'un grand secours. - (Il presse V argent avec ses deux mains contre son cœur.) Ah! une montre! une montre! (Laissant tomber ses deux

main»,) Mais aussi une mère ! une mère si tendre ! Hier encore, elle était si abattue ! elle avait un air ai pâle, ai malade ! Je crois qu'en lui donnant cet argent, elle aérait tout d'un coup soulagée. .. .. .. Ferai-je ce sacrifice pour elle ?.. ^ . (D'un air décidé,) Qui, sans doute, oui ! mais qu'elle vienne promptement, car je pourrais bien en avoir du regret. La montre me tient trop au cœur. (// met son doigt sur sa bouche.) Paix ! écoutons! on vient»

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