‹ Recueil Général des Bas-Reliefs de la Gaule Romaine (volume 2)Chapitre 124 sur 184 · LYON · texte numérisé non relu

LYON

P. 3. Ajouter à la bibliographie : P. WUILLEUMIER, Lyon, métropole des Gaules, Paris, 1953.

P. 18-19, n° 1758. Ajouter à la bibliographie : J. GUEY et A. Aupiw, Les guirlandes de l’autel d’Auguste, dans Bulletin des Musées lyonnais, 5, 1956, p. 41-46 ; 55-62.

La question est toujours pendante de l’appartenance exacte des fragments à un monument déterminé. L’hypothèse la plus satisfaisante est encore, comme l’ont pensé les vieux archéologues lyonnais, leur attribution au soubassement de l’Autel de Rome et d’Auguste, ou au pourtour de son péribole (P. VUILLEUMIER, Lyon, métropole des Gaules, p. 67). Le problème est de savoir si les dimensions de ce décor aux guirlandes conviennent à ces hypothèses. Or, il semble que ces fragments appartiennent à un seul et même décor et, si l’on accepte cette tentative d’explication, « elle aboutit d’autre part à des dimensions qui seraient compatibles avec celles qu’on peut raisonnablement prêter à l’Autel de Rome et d’Auguste ».

P. 25, n° 1771. Ajouter à la bibliographie : Charles PERRAT, Le sarcophage lyonnais des Acceptii, dans Mémoires de la Société nationale des Antiquaires de France, 9° sér., III, Recueil publié à l'occasion du cent-cinquantenaire de la Société, 1804-1954, p. 81-91.

Une présentation nouvelle des fragments conduit aux interprétations suivantes : côté gauche, scène d'initiation par le van ; face antérieure, triomphe de Psyché ; face postérieure, royaume d’Artémis-Proserpine.

P. 34, n° 1783. Ajouter à la bibliographie : G. GriLué, Le chat dans la statuaire gallo-romaine, dans Revue archéologique de l'Est, IX, 1958, p. 129-130.

P. 42, n° 1801. Ajouter à la bibliographie : Inez Scorr RyBEercu, Rites of the State Religion in Roman Art, dans American Academy Rome, 1955, p. 115-117, pl. 40. — J. DEs- CROIX, Les suovetaurilia de Beaujeu, dans Bulletin de l’Association lyonnaise de recherches archéologiques, 1935, p. 15-18. — Paul VEYNE, Le monument des souvetaurtorile de Beaujeu (Roma), dans Gallia, XVII, 1959, p. 79-100.

Le monument n’appartient pas à une table d’offrande, il représente l’élément antérieur d’un couronnement d’autel, décoré de reliefs figurés sur sa face antérieure et de reliefs décoratifs sur sa face postérieure, impossibles à photographier.

Il faut se représenter un dé d’autel, surmonté d’une sorte de rambarde sur les quatre côtés, décorés de reliefs tant vers l’intérieur que vers l’extérieur du cadre qu’elle constitue ; vers l’intérieur ces reliefs sont décoratifs, de même vers l’extérieur, sauf sur la face principale. À la partie inférieure, constituant son lit de pose, les reliefs des rosaces, très plats, sont une adjonction postérieure exécutée Jors du remploi de la pièce comme linteau dans une église de Beaujeu.

On propose de reconnaître Cérès, protectrice des récoltes du territoire lyonnais, encadrée par les Silani du Rhône ou de la Saône.

Débris d’une somptueuse ara finalis, élevée par la colonie de Lyon pour marquer ses frontières.

Le relief représente la consécration de cet autel ; dressé en pleine campagne, sur les fines, l’autel fut dédié à Cérès, protectrice des terroirs de et leurs limites, et était probablement

en relation avec la lustration que les pagani des alentours menaient chaque année en l'honneur de Eérès jusqu'aux extrémités de leur finage.

Scènes représentées :

1. Pompa, interrompue en son milieu par la scène sacrificielle, se déroulant dans un site champêtre. Le sacrifice est offert devant la déesse, tournée vers l’autel, qui assiste comme numen presens à la cérémonie qui se déroule en son honneur.

2. A droite et à gauche, la tête de la divinité, deux silhouettes se détachant à peine sur le fond, têtes à bouches ouvertes, personnifiant le Rhône et la Saône entourant Cérès diadémée et voilée, assise sur son trône.

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