‹ Recueil Général des Bas-Reliefs de la Gaule Romaine (volume 2)Chapitre 175 sur 184 · ROUSSET · texte numérisé non relu

ROUSSET

P. 115, n° 7802. Le relief a été découvert dans la villa de Pascon, dont l’huilerie a été signalée (F.0.R., V, 40, 188).

La chevelure est couronnée de pampres. Ce type de sculpture est fréquemment reproduit dans la région (E. 7883, 7933, 8646).

Hauteur, 0,28 m ; largeur, 0,20 m. (PI. CXVI).

P. 7, n° 7834. Ajouter à la bibliographie : F. BeNotrT, L'art primitif méditerranéen, pl. XXIV, 1.

P. 8, n° 7842. Ajouter à la bibliographie : Ibid., pl. L.

P. 9, n° 7843. Ajouter à la bibliographie : Ibid., pl. LIV, I, 2.

P. 11, n° 7850. Ajouter à la bibliographie : Ch. PrcArD, La Tyché de Glanum, dans Revue archéologique, 1949, 2, p. 89-90.

Il faut reconnaître dans la divinité féminine la Tyché de Glanum, identification reposant sur la présence du gouvernail posé sur un globe, attribut caractéristique de la divinité, type sculptural fort répandu à l’époque hellénistique. Son association avec Mercure sur le relief de Glanum avait déjà été constatée sur une peinture de Pompéi.

P. 13, n° 7865. Ajouter à la bibliographie : P. LAMBRECHTS, La divinité oreille dans les religions antiques, dans Bulletin de l’Institut historique de Rome, XXIX, 1955, p. 177-197.

P. 14, n° 7874. Ajouter à la bibliographie : F. BENOIT, op. cit., pl. XVII, 4.

LES BRINGASSES.

P. 15, n° 7880. Ajouter à la bibliographie : F. BENOIT, L’art primitif méditerranéen, pl. XXIV, 3. SAINT-ÉTIENNE-DU-GRÈS.

P. 16, n° 7886. Ajouter à la bibliographie : F. BENOIT, Le « dieu au maillet » nu de la Basse Provence, dans Revue des Études anciennes, XLVI, 1946, pl. IV, 1 et p. 267-270.

SERVANE.

P. 16, n° 7889. Ajouter à la bibliographie : F. BENOIT, L’art primitif méditerranéen, pl. XVII, 2.

MOURIES.

P. 17. Ajouter à la bibliographie : Ibid., pl. VIT, IX, X, XI.

ORGON

P. 19-20. Ajouter à la bibliographie : Ibid., pl. VI, I-II.

ARLES

P. 23, n° 7937. Ajouter à la bibliographie : F. BENOIT, Sculptures d'art provincial, p. 37.

SAVOILLANS-REILLANNETTE.

P. 27, n° 7978. Ajouter à la bibliographie : F. BENorr,

Préhistoire, X, 1947, p. 206-207. — Du MÊME, L’art primitif méditerranéen, pl. XVIII, 1.

Tête de monstre funéraire. De sa gueule entrouverte sortait le corps d’un homme, dont on voit l’arrachement du cou et des bras. Le dessin des yeux en amande est du même style que sur le lion de Saint-Remy-de-Provence.

ORANGE

P. 28, n° 7979. Ajouter à la bibliographie : La Dépêche de Seine-et-Oise, 20 août 1959. — R. LAnNTIER, Revue archéolo-

gique, 1959, I, p. 135.

Un moulage de la restauration de la statue avait été acquis par le Musée des Antiquités nationales (Inv. n° 79765), où il avait été exposé, jusqu’au mois d’août 1959, dans une niche des fossés au château de Saint-Germain-en-Laye. Aussi n’est-ce pas sans surprise qu’on apprit que le conservateur en chef du Musée des Antiquités nationales avait cru devoir se débarrasser du moulage et, pour ce faire, chargé un entrepreneur d’Achères de procéder à son évacuation. C’est ainsi que ce monument, expulsé des collections nationales, se dressait sur un terrain, en bordure de la route conduisant de Poissy à Achères.

Le moulage est revenu un jour au Musée, mais complètement inutilisable.

P. 28-31, n°5 7981-7985 ; I, p. 186, n°5 253, 254. Ajouter à la bibliographie : Ch. Picarp, Sur le sanctuaire d'Orange (Arausio) dans le Vaucluse, adjacent au Théâtre, dans Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1958, p. 67-93. — Du mème, Revue archéologique, 1952, I, p. 115-118.

Je dois à l’amitié de M. Charles Picard la communication des premiers résultats de ses recherches, entreprises depuis plus de dix ans sur les décors du théâtre et du grand temple qui le flanque à l’Est, orienté de façon sensiblement parallèle sur le grand axe ou la cavea.

Pendant de longues années, l’exploration des substructions de deux édifices et des entours plus ou moins proches de la région qu’ils occupent a fourni les restes nombreux, mais très fragmentaires, de bas-reliefs et de frises sculptés. L’identification de ces sculptures et le problème de leur placement, ici ou là, sur les édifices antiques qu’ils ornèrent jadis, constituent des recherches difficiles.

Sous bénéfice des nécessaires vérifications futures, M. Ch. Picard propose d’identifier le temple voisin du théâtre avec celui de Liber-Dionysos-Bacchus, l’un et l’autre monument, situés en contrebas du Capitole, appartenant à un même complexe religieux et architectural.

Le temple comportait une crypte très curieuse, en cours d’exploration, ce qui confirme l'interprétation car les lieux de culte de Dionysos-Liber étaient pourvus de cryptes destinées à servir aux cérémonies d'initiation, ce que montre en particulier le texte de Tite-Live sur le senatus-consulte des Bacchanales, savamment commenté par le R. P. A.-J. Festu-

gière (Mélanges de l’École française de Rome, 1954, p. 79 et suiv.). Les recherches successives de M. J. Formigé et R. Amy ont fait connaître le plan et l'élévation du temple ainsi que ceux de l’autel adjacent entre le théâtre et le temple.

Il y avait là des sculptures (frises) et le problème le plus ardu sera la discrimination des sculptures de la frons scaenae (frise des Centaures) et de celles du temple voisin. Ce travail en cours est poursuivi par M. Ch. Picard.

On peut dès maintenant attribuer au temple un certain nombre de sujets, tous tirés, comme on s’y attendait, de la geste de Dionysos-Bacchus, et de ce qu’on pourrait appeler les « guerres de religion », engagées par la dispersion du culte bachique en Grèce. Cette suite de sujets mythologiques a figuré, déjà à Athènes, au « Temple neuf » de Dionysos, dans le téménos du théâtre. On peut aussi rapprocher la décoration des frises du grand temple hellénistique dionysiaque, près duquel siégeait en Anatolie, à Théos, la confrérie célèbre des « Equites dionysiaques ».

À Orange, quatre suites de sujets dionysiaques ont été déjà identifiées : a) La lutte de Thésée, de Bacchus contre Persée à Argos (on disait que Dionysos avait été tué dans ces combats). — b) Le retour de Dionysos et d’Héphaistos à l’Olympe. — c) Scènes d'initiation bachique et d’orgie. — d) Défilé dionysiaque : triomphe de Dionysos, chars, voitures, etc. (campagnes de Dionysos en Asie).

Plusieurs de ces sujets, traités en frises, avaient été répétés au moins deux fois comme on l’attendait, notamment la bataille d’Argos.

Sur un grand temple, comme c’est le cas à Orange, qui ne pouvait être vu que sur deux côtés à la fois, la répétition n’avait aucun inconvénient. Les sculpteurs grecs ont d’ailleurs accepté cette convention sur leurs temples.

VIENNE

P. 34, n° 8006. Ajouter à la bibliographie : Ernest WiLz, La sculpture au Musée lapidaire de Vienne, p. 15, n° 9, pl. 1, 2.

La statue a été retirée du Rhône à Saint-Romain-en- Gal (1938). La conception du type s’inspire de la Cnidienne de Praxitèle, création de la fin du 1v® siècle avant notre ère.

P. 34, n° 8007. Ajouter à la bibliographie : Ch. PicARD, Les Caryatides du théâtre de Vienne (Isère) et les Caryatides monumentales des théâtres occidentaux. — Du MÊME, Anthémôn, scritti in onore di Carlo Anti, 1954, p. 4-10, pl. 24. — A. Brut, Gallia, XII, 1954, p. 463-464.

La Caryatide a été redressée à son emplacement originel, au théâtre supportant le linteau placé au-dessus de la grande entrée.

Ces Caryatides, datées en partie de l’époque augustéenne, ont été rencontrées, dans le même temps, en Espagne au théâtre de Mérida où une série de bas-reliefs, vraisemblablement des scènes théâtrales, reproduisent plus ou moins grossièrement des Caryatides. À Vienne et à Vaison, ces sculptures provenaient des déblais de la scène, où il était logique de rechercher leur emplacement. De même que les statues de Canéphores aux théâtres de Pompée à Rome et de Ségeste, ornaient les paraskenia, flanquant le corps central de la scène, la Caryatide viennoise devait décorer l’un des paraskenia de la frons scaenae, peut-être vers l’emplacement de la porte royale. Ces fragments montrent l’importance exceptionnelle de l’influence de la sculpture hellénistique dans la décoration des grands édifices publics du début de l’Empire. Le succès remporté par les Caryatides du Panthéon d’Agrippa, œuvre de Diogène l’Athénien, copies inspirées des Caryatides de l’Erechteion, antérieurement à 26 avant notre ère, précisent la filiation de ces décors.

À partir du temps d’Auguste, on a perdu le sens religieux de la Prostasis aux Corés (« Tribune des Caryatides»), mais on n’oubliait pas la valeur funéraire de son arrangement : garde funéraire de l’héroon de Cécrops.

Les Caryatides ont, dès lors, en Occident, envahi les théâtres, dont l’origine (télestéria dionysiaques) était aussi progressivement perdue de vue.

Un jour, les Caryatides orneront les sarcophages des 11°re siècles de notre ère, aux angles.

P. 35, n°5 8012, 8013, 8014. Ajouter à la bibliographie : Ch. PicarD, Le théâtre des Mystères de Cybèle et d’Attis à Vienne (Isère) et les théâtres pour représentations sacrées à travers le monde méditerranéen, dans Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1955, p. 229-248.— Du MÊME, Revue archéologique, 1946, 2, p. 156. — Du MÊME, Vestiges d’un décor sculptural au théâtre des Mystères de Cybèle et Attis à Vienne (Isère), dans Revue archéologique, 1955, I, p. 59-62. — E. Wic, op. cit., p. 58, n° 115, pl. VIII, I. — J. Formicé, Le théâtre romain de Vienne, fig. 21, 23.

Ces bas-reliefs sont les vestiges d’un décor sculpté, membra disjecta d’une même parade cultuelle dans un théâtre pour représentations sacrées des mystères de Cybèle et d’Attis, qui se dressait dans la zone du Vieil Hôpital et des anciens « Por-

tiques », à l’époque julio-claudienne. Les trois plaques taillées dans la même matière ont joué le rôle d’appliques et dans un même ensemble. Deux d’entre elles ont été transportées du Vieil Hôpital en contrebas de la région du théâtre, situé plus haut, fait qui s’explique par la présence sur ce dernier site de fours à chaux. Une troisième trouvée à l’ancien Hôpital désigne l’origine des deux premières et sans contestation possible.

D’après les renseignements recueillis à l’Attideion d’Ostie, ces décors devaient être placés sur le long côté des bâtiments de la scène, face au public de la cavea, où on avait représenté des scènes de la vie des dieux phrygiens et certains des sacrifices qui leur étaient rendus : trois des plaques ont trait à une scène de sacrifice, sacrificateur portant un bélier (8043); initié et non Hercule, portant une torche ou un pedum rustique (8012) ; sacrifice à Cybèle (8014).

Un décor d’Attis debout avait été appliqué sur les murs intérieurs du théâtre, peut-être disposés en troupe sur le mur de fond du théâtre sacré. Certaines figures analogues, à Narbonne, pourraient provenir aussi d’un Mêtroon. Les piliers sculptés accompagnant les Attis de Narbonne pourraient se rapporter, comme ceux de Vienne ou de Vésone, au culte phrygien.

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