‹ Recueil Général des Bas-Reliefs de la Gaule Romaine (volume 2)Chapitre 25 sur 184 · FOS-SUR-MER. — CAPDEUIL. — LA CABANE-EN-CAMARGUE. — LA CRAU · texte numérisé non relu

FOS-SUR-MER. — CAPDEUIL. — LA CABANE-EN-CAMARGUE. — LA CRAU

8749. Stèle funéraire en remploi dans le cimetière de Cornillon (Bouches-du-Rhône). Pierre commune. Hauteur, 1,47 m; largeur, 0,48 m; épaisseur, 0,42 m. (PI. XX VIII).

Photographie communiquée par M. F. Benoit. — F. BeNorr, Gallia, XIV, 1956, p. 225 (figure).

Stèle à fronton triangulaire mouluré, orné d’une étoile superposée à un croissant. Au-dessous, dans un cadre mouluré, l'inscription : Q{uinto) Ser-

Quinti lib(erto) Cnido | Fidus l(ocus ?).

torio

8750. Fragment de sculpture trouvé sur la route d’Éguilles, peut-être dans la carrière du Ponteil, où elle servait à caler la roue d’une charrette de

carrier. Collection Paul Sicard, à Marseille. Marbre de Carrare. Hauteur, 0,25 m ; largeur de la joue au chignon, 0,23 m. (PI. XXIX).

Photographie et renseignements communiqués par M. F. Benoit.

Tête de femme. Les cheveux, disposés en bandeaux ondulés et séparés par une raie médiane, sont ramenés en un chignon sur la nuque, sur laquelle retombe une grosse torsade à deux tresses. Le nez, les lèvres et la pointe du nez sont brisés.

La tranche du cou, sectionnée dans l’antiquité, porte un trou de fixation de 0,015 m de diamètre. Deux autres trous avaient été creusés sur les côtés du cou.

ARLES

(COLONIA JVLIA PATERNA ARELATENSIVM SEXTANORVM). (Voir les tomes : I, p. 114; II, p. 452; III, p. 361 ; IX, p. 101; X, p. 129; XI, p. 119; XII, p. 21).

Les fouilles du cryptoportique, à l’extrémité de la galerie Nord, ont amené la découverte d’un dépotoir de marbres inventoriés au dépôt archéologique du Grand Prieuré : fragments d’inscriptions et de sculptures du 1® siècle avant et après notre ère, et surtout morceaux d’architecture, unis ou sculptés de styles différents et parfois remployés avec de nouveaux profils ou revers.

Ces découvertes apportent des précisions sur la topographie antique de ce quartier de la ville romaine. Par leur style, les chapiteaux appartiennent à cette renaissance néo-ionienne, caractérisant l’art augustéen d'Arles. Leurs petites dimensions les rattachent à un ensemble de décors plaqués sur un édicule. La proportion, hors d’échelle avec celles des éléments d’un temple, invite à rattacher à cette même ornementation moulures et revêtements de marbre du dépotoir. On propose d'identifier ces fragments avec une fondation arlésienne plus ancienne, remontant au lendemain de l’apothéose de César, et les étapes de l’établissement de ce culte pourraient être scandées par les passages d’Octavien-Auguste en 39, en 27 et 25, en 16 et en 8 avant notre ère.

D'autre part, le «petit forum » d’Arles, terminé par une construction à douze niches, était sans doute un dodécathéon, car on y a trouvé des dédicaces à Apollon, à Hercule, à Diane... Ce même ensemble pouvait comprendre, en relation avec le culte d’Apollon, un groupe de Niobides.

Je dois les photographies de ces monuments à l’obligeance de MM. F. Benoit et G. Latour.

BIBLIOGRAPHIE

Charles PrcaArD, La Niobide d’Arles, dans Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1952, p. 156-157.

F. Benotr, Gallia, VI, 1948, p. 211. — Du MÊME, Le sanctuaire d’Auguste et les cryptoportiques d’Arles, dans Revue archéologique, 1952, 1, p. 31. — Du MÊME, Gallia, XI, 1953, p. 108-110.

G. LATOUR, Le sanctuaire d’ Auguste d’Arles, dans Revue archéologique, 1953, 2, p. 42.

8751. Fragment de statue trouvé dans les fouilles de l’égout, des cryptoportiques, au Nord de l’exèdre, dans la cour du Museon Arlaten, au milieu d’une couche de débris du 1°T siècle de notre ère. Au Musée

d'Arles. Marbre blanc. Hauteur, 0,12 m. (PI. XXIX).

F. Benotr, Gallia, VI, 1948, p. 211 (figure). — Ch. PIcarD, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,

Tête de jeune Niobide, rejetée en arrière sur l’épaule droite, le visage levé vers le ciel dans une pose de détresse qu’accuse encore le désordre de la chevelure qui croule. Celle-ci, partagée sur le sommet du crâne par une raie prolongée sur la nuque, est ramenée sur les tempes par des chignons proéminents. Un gros éclat endommage le nez à son arête et aux narines. La partie gauche de la chevelure est brisée, la droite sectionnée en oblique. Deux tenons de fer sont fixés à la tempe et, un peu plus haut, ce dernier arraché. La statue était jadis présentée de profil, au contact d’un mur de fond.

La tête est à rapprocher de celles des Niobides de Florence et du Musée Chiaramonti au Vatican. Le pathétique du regard, levé vers le ciel, rappelle les originaux qui subirent directement l’influence scopasique.

8752. Fragments de statue trouvé dans le dépôt de marbres des cryptoportiques. Au Musée d’Arles. Marbre de Luna. Hauteur, 0,42 m ; longueur de l’avant-bras, 0,44 m. (PI. XXX).

F. BENOIT, Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 1951, p. 161-162. — Du MÊME, Provincia, Société de Statistique de Marseille, n° 206, 1951, p. 49-50. — Du MÊME, Revue archéologique, 1952, I, p. 34-47 (figure). — Du MÊME, France-Illustration, n° 304, 11 avril 1951, p. 145.

Tête d’Octave-Auguste et avant-bras droit d’une statue plus grande que nature. Octave était représenté vêtu d’une toge rejetée sur l’épaule gauche, ainsi que le précise la section régulière du cou avec, seulement encore, l’attache de l’épaule droite. Cette restitution est confirmée par la présence de l’avant-bras droit arrêté à la naissance du coude replié s’encastrant sous les plis de la toge. Les doigts sont brisés.

La tête, dont la physionomie particulièrement individualisée en fait un des portraits les plus expressifs d’Octave-Auguste, s'inscrit dans le classement proposé par L. Curtius au sous-groupe B, «, entre 43 et 37. On relève un certain nombre de traits qui écartent le monument du type idéalisé de l’iconographie de l’empereur, en particulier une certaine

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asymétrie du visage, dont la moitié gauche était plus large que celle de droite. L’attention a été attirée sur le caractère de séduction qui émane du visage, exprimant la froide énergie avec ses mâchoires saillantes détachées du menton proéminent et le profond retrait de l’orbite sous la saillie des sourcils. Le port de la barbe est une autre anomalie présentée par ce portrait. Îl ne s’agit pas, en effet, de la barbula des jeunes gens, mais d’une véritable barbe couvrant le bas des joues et courant sous le menton. Cette représentation non conformiste apparaît comme un signe de deuil et de protestation des triumvirs contre l’assassinat de César.

Par certains détails de technique, la tête s’apparente avec d’autres portraits d’Octave-Auguste. La coupe « en bourse », signe d’archaïsme, du lobe inférieur de l'oreille reparaît sur le buste de Chiragan (E. II, n° 948). La brachycéphalie du crâne et l’aplatissement de la bosse occipitale se retrouvent sur certains documents provinciaux à Marseille (E. IX, n° 6689), à Vaison (E. IIT, n° 2575).

La tête d’Arles, en parfait état de conservation, à part une éraflure à l’extrémité inférieure du nez, est celle d’un homme encore jeune. Elle s’inscrit dans l’histoire de l’iconographie augustéenne à une époque qui ne peut être postérieure à Actium, ni antérieure au traité de Brindes cédant à Octavien la Gaule et la Narbonnaise. Le réalisme de l’œuvre ne s’oppose pas à pareille datation. La disposition de la chevelure en rangées parallèles en arrière de la tête et sur le sommet du crâne, puis dessinant au bas de la nuque l’accent circonflexe est caractéristique de l’époque augustéenne. M. F. Benoit propose de rapporter la statue au premier séjour d’Octavien en Gaule.

8753. Fragment de sculpture. Même provenance. Au Musée d’Arles. Marbre. Hauteur, 0,20 m; largeur, 0,11 m. (PI. XXIX).

F. Benoir, Gallia, XI, 1953, p. 108-109.

Main droite d'homme, le pouce dressé, les quatre autres doigts repliés vers la paume. Des tenons sont ménagés entre le pouce et l’index et entre l’annulaire et la base du pouce.

M. F. Benoit propose de rattacher cette main à la statue d’Octave-Auguste (n° 8752).

8754. Fragment de statue. Même provenance.

Au Musée d’Arles. Marbre. Hauteur, 0,20 m; largeur, 0,13 m. (P. XXIX).

F. BENOIT, Revue archéologique, 1952, I, p. 57 (figure).

Main droite masculine mutilée des doigts. Le tenon ménagé au centre de la paume indique qu’elle était fermée sur un volumen ou sur un sceptre.

8755. Fragment de statue. Même provenance.

Au Musée d’Arles. Marbre. Longueur, 0,15 m; largeur, 0,12 m. (PI. XXIX).

F. Benorr, Revue archéologique, 1952, I, p. 57 (figure).

Main gauche de femme, les doigts manquent.

La paume est percée, sous la première phalange de l’annulaire, d’un trou utilisé pour le passage d’un crampon de bronze.

8756. Fragment de statue. Même provenance.

Au Musée d’Arles. Marbre. Longueur, 0,18 m; largeur, 0,115 m. (PI. XXIX).

Main gauche masculine. Le pouce et les deux derniers doigts manquent. L’index et le majeur repliés sont réunis par un tenon à leurs extrémités supérieures.

8757. Fragment de pilastre. Même provenance.

Au Musée d’Arles. Marbre. Hauteur, 0,32 m; largeur, 0,13 m ; épaisseur, 0,03 m. (PI. XXXI).

F. BENoIT, Gallia, XI, 1953, p. 109 (figure).

Partie supérieure décorée en méplat de feuilles d’acanthes supportant un dauphin, dont l’œil est fait d’une comète, allusion à la stella crinita qui apparut à la mort de César et dans laquelle on voulut voir comme le présage de sa divinisation et le prélude de la fortune d’Octave. (SUÉTONE, Div. Jul., 88).

8758. Fragment de pilastre. Même provenance.

Au Musée d’Arles. Marbre. Hauteur, 0,45 m; largeur, 0,10 m. (PI. XXXT).

Sur chaque face, dans un encadrement de filets, les enroulements légers d’une acanthe, entre lesquels sont disposées des marguerites à quatre pétales.

8759. Fragments de pilastre. Même provenance. Au Musée d’Arles. Marbre. Hauteurs, 0,90 m; largeur des faces décorées, 0,185 m ; longueur de la base du triangle, 0,26 m. (PI. XXXI).

F. Benoit, Revue archéologique, 1952, I, p. 61-62. — G. LATOUR, ibid., 1953, 2, p. 45-46 (figure).

Parmi les enroulements de rinceaux d’acanthes d’une grande finesse d’exécution et d’une rigoureuse symétrie se détachent des oiseaux becquetant, mêlés à une sauterelle et à un écureuil.

L’ornementation est inspirée des décors de l’Ara Pacis romain.

8760. Fragments de parements. Même provenance. Au Musée d’Arles. Marbre. Largeurs, 0,13 m, 0,24 m ; épaisseurs, 0,065 m, 0,075 m. (PI. XXXI).

G. Larour, Revue archéologique, 1953, 2, p. 47.

ARLES. 33

a) D’un canthare supporté par un candélabre à chapiteau, dont la tige jaillit entre deux feuilles lancéolées, sortent deux rameaux feuillus de part et d’autre d’une tige florale centrale. Feuillages brisés de chaque côté du support.

b) Rameau de feuillage et fleur, dont la tige

sort entre deux feuilles lancéolées jaïllissant d’un

support arasé.

8761. Fragment de parement brisé en deux morceaux. Même provenance. Au Musée d’Arles. Marbre. Hauteur, 0,39 m ; largeur, 0,12 m. (PI. XXXI).

Palmettes stylisées et fleurs caliciformes encadrant un bouton floral d’où jaillit une hampe feuillue brisée.

8762. Semblable. Même provenance. Au Musée d'Arles. Marbre. Hauteur, 0,18 m ; largeur, 0,18 m. (PI. XXXTI).

G. Larour, Revue archéologique, 1953, 2, p. 47.

Bouquet de feuilles d’acanthes imbriquées, au centre duquel se dresse une hampe accostée de deux paires de feuilles lancéolées et terminée dans le haut par une marguerite à cinq pétales.

8763. Chapiteau triangulaire. Même provenance. Au Musée d'Arles. Marbre. Hauteur, 0,13 m; largeur, 0,16 m. (PI. XXXI).

F. BENOIT, Revue archéologique, 1952, I, p. 61 (figure).

Décor sur les deux faces de feuilles d’acanthes entre lesquelles, dans l’axe de chaque face, se dresse un gracieux enroulement de minces tiges feuillues d’où jaillit une fleur de lotus formant fleuron sous

l’abaque.

8764. Semblable. Même provenance. Au Musée d’Arles. Marbre. Hauteur, 0,11 m ; largeur, 0,135 m. (PI XXXT).

G. Larour, Revue archéologique, 1953, 2, p. 47 (figure).

Décor sur chaque face d’un encadrement de feuilles d’acanthes entre lesquelles, dans l’axe de chaque face, se dressent deux élégantes volutes encadrant une hampe terminée par une feuille lancéolée.

8765. Fragment de colonnette. Même provenance. ÀAu Musée d’Arles. Marbre. Hauteur, 0,35 m ; diamètre, 0,10 m. (PI. XXXIT).

F. BENOIT, Gallia, XI, 1953, p. 109.

Décor spiralé avec acanthe débordante. Art baroque du IVe style de Pompéi. Époque de Néron.

ESPÉRANDIEU — XV

8766. Fragment de statue trouvé à Arles. Au Musée Borély, à Marseille. Marbre blanc. Hauteur, 0,21 m. (PI. XXXII).

W. FROEHNER, Catalogue..., n° 236.

Torse de Vénus. Les bras, les jambes et la tête manquent. Une draperie recouvre la partie inférieure du corps depuis les hanches.

8767. Fragment de statue probablement de provenance arlésienne. Collection de M. Sylvain Gagnière, à Avignon. Marbre. Hauteur, 0,16 m. (PI. XXXII).

Tête de femme, les cheveux partagés sur le front en deux bandeaux ondulés recouvrant en partie les oreilles et ramenés sur la nuque en un chignon serré par un lien. De nombreux éclats ont endommagé l’aile du nez, le menton et les joues.

8768. Fragment de statue trouvé à Arles. Au Musée Borély, à Marseille. Marbre blanc. Hauteur, 0,20 m. (PI. XXXII)

W. FROEHNER, Catalogue..., n° 233.

Priape. Les avant-bras, les jambes et la tête manquent. Un large éclat a entaillé la partie supérieure du torse à gauche. Le dieu est représenté debout, bras et jambes nues, relevant le pan inférieur de sa chlamyde remplie de fruits.

L'emploi du trépan incite à dater la statue du

IIIe siècle de notre ère.

8769. Fragment de sarcophage trouvé, en 1950, au nouveau cimetière de Trinquetaille. Au Musée Borély, à Marseille. Marbre de Carrare. Longueur, 0,75 m ; hauteur 0,27 m à 0,10 m. (PI. XXXII).

Guerrier étendu sur le sol, accoudé sur le côté gauche, la main à demi fermée, la jambe gauche repliée, l’autre jambe légèrement soulevée, le pied reposant sur le talon. Les pieds sont chaussés. Le bras droit légèrement coudé repose sur la hanche et la cuisse de ce même côté. Le torse est recouvert d’une cuirasse à lambrequins. La tête, une partie du bras et du pied droit manquent.

8770. Fragment de sarcophage d’enfant ayant servi de seuil à une maison du quartier des Minimes à Arles. Au Museon Arlaten, à Arles. Marbre de Carrare. Longueur, 0,60 m. (PI. XXXII).

Dans un registre rectangulaire, Amours chevauchant des dauphins et des chevaux marins.

Incomplet à gauche, le relief a été usé par le frottement des pieds.

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