PL. XXXIV
Photographie communiquée par M. François Burckard. — Le Progrès, édition Drôme-Ardèche, 21 février 1958. — Bulletin de la Société d'Archéologie de la Drôme, LXXXIV, juin 1958, p. 50. — Gallia, XVI, 1958, p. 283-284.
Mercure nu, debout, le caducée reposant dans le bras gauche, une bourse dans la main droite. Une chlamyde est nouée sur le sommet de la poitrine. La tête et le sexe ont disparu.
8780. Fragment de sarcophage fait de tuiles à rebord trouvé au mois de décembre 1956, avec des restes de monuments semblables à Vercheny (Drôme), au quartier du Mas dans le terrain
de M. Daumas. Dans la collection des Amis du Vieux Saillans. Terre cuite. Longueur, 0,452 m ; largeurs, 0,325 m, 0,307 m; épaisseurs, 0,026 m, 0,042 m. (PI. XX XIV).
Photographie de M. A. Häush communiquée par M. F. Burckard. — Bulletin de la Société d’Archéologie de la
Drôme, LXXXIV, juin 1958, p. 50-51. — Gallia, XVI, 1958,
Scène de chasse au cerf gravée à la pointe. A la partie supérieure, à droite, un chien rabat le cerf vers le chasseur, placé horizontalement à la hauteur de la tête du fauve. Vêtu d’une robe longue, le chasseur étend les bras en croix et tient un épieu dans la main droite.
A l’extrémité droite, les empreintes avant cuisson des deux pieds d’un petit enfant et deux circonférences tracées au doigt.
Le dessin appartient à la série des scènes de chasses gravées sur les sarcophages mérovingiens. ve-vire siècle de notre ère.
VIENNE
(COLONIA IVLIA VIENNA ALLOBROGVM).
(Voir tomes : I, p. 249; III, p. 395 ; IX, p. 136; X, p. 235 ; XII, p. 34).
8781. Masque de fontaine trouvé à Vienne. Au Musée Crozatier, au Puy. Hauteur, 0,24 m ; largeur, 0,26 m. (PI. XXXIV).
Photographie communiquée par M. R. Gounot. — BECDE-
LIÈVRE, Annales de la Société d'Agriculture du Puy, 1838- 1840, p. 366.
Tête de femme aux joues gonflées, la bouche grande ouverte. Les lèvres et le nez ont disparu. Sur la chevelure disposée en grosses mèches bouclées et tumultueuses, est posée une draperie, dont les extrémités retombent de part et d’autre du visage. Une guirlande de feuilles imbriquées encadre la partie inférieure de la face depuis les oreilles.
8782. Fragment de bas-relief; probablement trouvé à Vienne. Au Musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye. Calcaire tendre de mauvaise qualité. Longueur, 0,425 m; hauteur, 0,255 m; épaisseur, 0,055 m. (PI. XXXIV).
Raymond LANTIER, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1955, p. 146-163 (figure).
Partie supérieure d’un panneau décoratif destiné à être appliqué sur une muraille, avec évidement rectangulaire (largeur, 0,36 m ; profondeur, 0,01 m) au revers pour encastrement. La partie inférieure est délimitée par un boudin entre deux listels, dont la partie supérieure forme la ligne de sol d’une scène se développant devant un fond de muraille décorée dans le haut d’une rangée de modillons carrés, surmontés d’un alignement de bossettes. De part et d’autre du motif central, un carpentum attelé de deux chevaux, est disposé un groupe de trois personnages, un homme, une femme et un enfant. La caisse de la voiture est couverte d’une haute capote maintenue par des courroies entrecroisées, bordée extérieurement d’une grosse tresse. Une seule roue est visible, dont les quatre rayons en forme de bou-
cliers d’Amazone dessinent un motif cruciforme. A l’avant du véhicule, la capote dont le côté gauche a été arbitrairement ramené en avant, forme une sorte de niche abritant un personnage assis, le bras légèrement ployé, la main ramenée sur un objet rectangulaire et quelque peu bombé. Deux chevaux, sans harnachement, sont représentés de profil près du carpentum, l’un d’eux incline la tête vers la nourriture que lui présente un enfant qu’un homme retient par la main, près duquel une femme est figurée de trois quarts à droite. De l’autre côté, l’enfant tient une corbeille. Tous ces personnages portent le même vêtement, robe pour les femmes, tunique arrêtée au genou pour l’homme et les enfants.
Les rapprochements qu’on peut établir avec les ivoires de la cathédrale de Trèves et du Musée du Louvre précisent le sens de la scène représentée : une translation de reliques. Elle permet aussi de compléter le bas-relief qui pouvait comporter à la partie supérieure, disparue, l’image d’une ville, avec ses ruelles et ses maisons aux fenêtres garnies de spectateurs.
8783. Autel conservé dans la chapelle de Conjux (Savoie). Marbre. Hauteur, 1,15 m ; largeur, 0,60 m. (PL XXXV).
A. MERLIN, Bulletin archéologique du Comité des travaux
historiques et scientifiques, 1946, p. 36-37 (figure). — P. Wuic- LEUMIER, Revue des études anciennes, XLVIII, 1946, p. 92-93.
Sur la face principale, en bas-relief, au centre, un tympanon accosté de deux pommes de pin et de deux cymbales suspendues par un lien ; sur le côté gauche, deux torches croisées, dont les flammes sont figurées par des stries ; sur le côté droit, une aiguière à une anse et une patère à ombilic et à manche rond.
Ces attributs de Cybèle sont rarement groupés sur un même monument.
NIMES
(COLONIA AVGVSTA NEMAVSVS).
(Voir les tomes : I, p. 291; II, p. 455 ; IX, p. 144; X, p. 140; XI, p. 1).
8784. Fragment de sculpture trouvé, en 1954, à 2 m au-dessous du sol actuel, dans le jardin de l’orphelinat Coste, rue Grétry, lors du creusement d’un bassin. Au Musée archéologique de Nîmes. Marbre blanc. Hauteur, 0,175 m; largeur, 0,17 m. (PL XXXV).
Photographie communiquée par M. V. Lassalle. — J. JAN- NORAY, Gallia, XII, 1954, p. 425 (figure).
Silène. Brisé au-dessous des pectoraux fortement accentués. Le visage a été mutilé par un coup de pioche qui a fait sauter le côté gauche, le menton et la presque totalité de la barbe. La partie supérieure du torse est extrêmement velue et l’exécution des poils donne lieu à une curieuse stylisation ressortissant du travail de la ciselure.
1e siècle de notre ère.
8785. Buste trouvé sur le même emplacement que le n° 8784. Au Musée archéologique de Nîmes.
Marbre blanc. Hauteur, 0,28 m ; largeur, 0,16 m. (Pl XXXV).
Photographie communiquée par M. V. Lassalle. — J. Jan- NORAY, Gallia, XII, 1954, p. 425 (figure).
Personnage masculin au visage osseux, le front large, bombé et ridé. Une barbe aux lourdes boucles
recouvre le menton, dégageant la lèvre inférieure épaisse et saïllante. La chevelure est ceinte d’un bandeau, dont les extrémités retombent en arrière, encadrant la nuque. À la base, un trou de fixation est pratiqué pour l’insertion du buste sur un hermès.
Le réalisme du visage, inspiré par un modèle alexandrin, ne permet pas d’y reconnaître l’image d’une divinité, Sarapis ou Asclépios, mais bien plutôt celle d’un « philosophe ».
11e siècle de notre ère.
8786. Hermès trouvé, en 1955, à l’extrémité du boulevard Jean-Jaurès, près du petit pont donnant accès au Jardin de la Fontaine. Aux Archives départementales du Gard. Marbre blanc. Hauteur, 0,145 m; largeur, 0,11 m. (PI. XXXWV).
Photographie et renseignements communiqués par M. V. Lassalle.
1. Tête masculine à moustache tombante et barbe taillée en pointe. La chevelure est disposée en deux gros bourrelets descendant bas sur le front et retombant en boucles épaisses de part et d’autre du visage. Elle est maintenue sur le crâne par un bandeau.
2. Tête imberbe dont la chevelure présente la même ordonnance. Éclats au front et au nez.
RUSSAN. — FLAUX. — DOMAZAN.
(Voir le tome :
8787. Torse de statue trouvé lors du défonçage d’une vigne au domaine de Castelvieil, sur le site de l’oppidum de Marbacum, en face de la ferme des Charlets, sur la rive droite de la boucle du Gardon. Au Musée archéologique de Nîmes. Calcaire local. Hauteur, 0,49 m ; largeur, 0,35 m à 0,20 m. (PI. XXX VI).
Photographie communiquée par M. Henri Bauquier. — H. BauQuIER, Le Vieux Nîmes, n° 14, septembre 1939, p. 2-3 (figure). — Du MÊME, Rhodania, 20-25, 1938-1946, p. 42-43. — F. BENorr, L'art primitif méditerranéen de la vallée du Rhône, 2e éd., 1955, p. 44 (figure).
Torse acéphale, brisé aux cuisses, revêtu d’un « scapulaire » terminé en pointe sur le devant du corps, formant en arrière une dossière rectangulaire ornée de rectangles incisés et descendant jusqu'aux reins. Échancré autour du col, il est pourvu de bourrelets protecteurs aux épaules. L’amincissement du torse à la taille et la courbure de l’avant-bras droit laissent supposer que le personnage était représenté assis, les jambes repliées sous les cuisses, comme les statues des sanctuaires de Roquepertuse (E., I, n° 191), et de la Gaule méridionale.
Atelier indigène. 11€ siècle avant notre ère.
8788. Cippe pyramidal trouvé à Flaux (Gard).
Au Musée lapidaire de Nîmes. Calcaire local. Hauteur, 1,37 m ; largeur, 0,80 m ; épaisseur, 0,20 m à 0,30 m. (PI XXXVI).
Photographie communiquée par M. V. Lassalle. — A. Bau-
QUIER, Le Vieux Nîmes, n° 25, 1950, p. 8. — J. JANNoORAY, Gallia, VIII, 1950, p. 116 (figure).
A la partie supérieure, dans une sorte de naïskos, tête masculine coiffée du calathos. Le visage a été büché.
Travail indigène du 1®7 siècle avant notre ère, influencé par l’art gréco-égyptien.
8789. Autel votif trouvé à Domazan (Gard), sur l'emplacement d’une villa gallo-romaine à l'Ouest du village. Au Musée Borély, à Marseille. Pierre commune. Hauteur, 0,58 m ; largeur, 0,36 m ; épais-
seur, 0,28 m. (PI. XXXVI).
Photographies communiquées par M. F. Benoit. — F. Benoir, Ogam, IX, 1957, p. 249-254 (figure). Gallia, XVII, 2, 1959, p. 474.
1. Face antérieure. Fronton triangulaire orné au centre d’une marguerite à huit pétales. A la partie supérieure, une patère entre deux rouleaux. Audessous l'inscription : Castori/Valeri(anu )s/GentinJus : v{otum) s(olvit) l{ibens) m(erito).
2. Face latérale droite. Dioscure représenté sous l’aspect d’un petit personnage nu, imberbe, une chlamyde nouée autour du cou et rejetée sur l’épaule, tête nue, debout devant un équidé dont il tient la bride d’une main tandis que de l’autre, dressée, il présente un fouet. La monture, de même que le personnage, grossièrement traitée, et caractérisée par de grandes oreilles et une queue longue et maïigre, est plutôt un âne qu’un cheval.
3. Face latérale gauche. Scène semblable, mais inversée. Le Dioscure est représenté le corps incliné à gauche.
Travail local de basse époque. Pareille représentation des Dioscures est exceptionnelle : ils apparaissent sur ces reliefs sans leurs attributs habituels, l'étoile, le pileus, la lance. C’est pour la première fois que le fouet, attribut du cocher, est placé dans les mains des Dioscures. De telles figures représentent l’aboutissement d’images très anciennes, dans lesquelles se confondent les Dioscures, le Héros-Cavalier, le Dompteur de chevaux, l’Abondance, vidés de toute leur vertu originelle.
BÉZIERS. (COLONIA V.. IVLIA, SEPTIMANORVM VICTRIX BAETERRAE).
(Voir les tomes : I, p. 341 ; IX, p. 181; XII, p. 37).
8790. Tête trouvée place des Bons-Amis, dans le sous-sol de la maison du Dr L. Bergé. Chez le Dr L. Bergé, à Béziers. Marbre blanc. Hauteur, 0,14 m. (PI. XXX VI).
Photographie communiquée par M. le chanoine J. Giry. —
R. Ross, Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, 4° sér., XV, 1949, p. 10 (figure).
Tête de jeune divinité féminine. Visage ovale, nez brisé à la pointe, accusant un large méplat à l’arête, lèvres épaisses et menton court. Le front large est barré par un ruban prononçant deux petits bourrelets, noué en arrière sur la nuque et maintenant les grosses ondulations de la chevelure, bouffant sur les oreilles et le sommet du crâne, séparées par une raie médiane et réunies sur la nuque en un chignon de boucles.
8791. Tête trouvée sur le même emplacement que le n° 8790. Chez le Dr L. Bergé, à Béziers. Marbre blanc. Hauteur, 0,12 m. (PI. XXX VI).
Photographie communiquée par M. le chanoine J. Giry. —
R. Ross, Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, 4 sér., XV, 1949, p. 10 (figure).
Jeune fille aux yeux clos. La bouche aux lèvres minces et pincées, le menton bas et fuyant. Les cheveux sont disposés en « côtes de melon » et ramenés en arrière en un haut chignon. Le nez est brisé.
8792. Fragment de statue colossale trouvé dans le terre-plein devant la porte de la face Nord de la cathédrale Saint-Nazaire. Dans les locaux de la Société archéologique, à Béziers. Marbre. Hauteur, 0,22 m ; largeur, 0,25 m. (PI. XXX VI).
Photographie communiquée par M. le chanoine J. Giry. —
R. Ross, Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, 4° sér., XV, 1949, p. 11 (figure).
Main tenant un globe percé pour la fixation d’une figure ou d’un ornement.
8793. Fragment de sarcophage trouvé près de la cathédrale Saint-Nazaire. Dans les locaux de la
ESPÉRANDIEU — XV
Société archéologique, à Béziers. Pierre commune. Largeur, 0,27 m; longueur, 0,53 m; épaisseur,
0,09 m. (PI. XXX VII).
Photographie communiquée par M. le chanoine J. Giry. — R. Ross, Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, 4€ sér., XV, 1949, p. 10-11 (figure).
Dans un encadrement de pirouettes, deux registres sont occupés, l’un par la représentation d’une mer où nagent des poissons au milieu desquels se dresse le corps d’un monstre marin, dont la tête et la queue ont disparu ; l’autre par la partie inférieure du corps, brisé à la ceinture, d’un petit personnage nu, debout, le bras droit tendu et ramené sur le ventre, la main ouverte, le pouce écarté des autres doigts et qui, de l’autre main, devait soutenir un cartouche. Jonas (?). 1v® siècle.
8794. Autel trouvé au quartier de Saint-Jacques, dans un mur du couvent des Capucins. Dans les locaux de la Société archéologique, à Béziers. Pierre commune. Hauteur, 0,265 m; largeur, 0,15 m.