PL XXXVII
Photographie communiquée par M. le chanoine J. Giry. — R. Ross, Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, 4€ sér., XV, 1949, p. 9-10 (figure).
Sur la face antérieure, deux palmettes traitées, l’inférieure en creux, la supérieure en relief.
8795. Statue trouvée à Roujan (Hérault), au ténement de Saint-Jean, sur l'emplacement d’une habitation gallo-romaine. Dans les locaux de la Société archéologique, à Béziers. Pierre commune.
Hauteur, 1,20 m. (PI. XXXVII).
Photographie communiquée par M. le chanoine J. Giry. — R. Ross, Bulletin de la Société archéologique, scientifique et ittéraire de Béziers, 4€ sér., XV, 1949, p. 14 (figure).
Femme debout. Le bras droit replié est recouvert par les plis de la draperie qui enveloppe tout le corps jusqu'aux pieds brisés. La main, disparue avec un éclat de la pierre, était appliquée de ce même côté sur le sein. La tête rapportée manque. Statue funéraire.
8796. Statue brisée trouvée à Sainte-Brunne, commune de Puységur (Hérault). Chez M. le Pr Vires, à Montpellier. Marbre blanc. Hauteur, 0,45 m. (PI. XXXVII).
Photographie et renseignements communiqués par M. le chanoine J. Giry.
La tête, les bras et les jambes manquent. Personnage du thiase dionysiaque appuyé contre le tronc noueux d’un arbre. Une chlamyde, retenue sur l'épaule droite par une fibule ronde, barre obliquement la poitrine et retombe le long de la cuisse gauche où elle est maintenue par un tenon. Une guirlande de feuilles et de baies de laurier descend du rebord de la chlamyde en oblique sur le ventre et la cuisse droite.
8797. Urne à couvercle trouvée à La Pasquière, commune de Sauvian (Hérault). Chez M. le commandant Combescure, à La Pasquière. Marbre. Hau-
teur, 0,46 m. (PI. XXXVII).
Photographie communiquée par M. le chanoine J. Giry. — R. Ross, Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, 4° sér., XV, 1949, p. 16 (figure).
Le décor de la panse est réparti sur trois registres : dans le bas, godrons qu’un tore sépare du registre médian occupé par des rinceaux de feuilles d’acanthes. Au-dessus d’un bandeau plat, dans le haut, feuillages stylisés et masque de femme, au visage encadré par les deux grosses tresses de la chevelure (gorgoneion). Sur le pied, feuilles lancéolées imbriquées. A la base du couvercle, dont la partie supérieure manque, perles et pirouettes.
8798. Antéfixe trouvé à Colombières-sur-Orb (Hérault), dans un petit sanctuaire de sources, établi sur un terrain spécialement aménagé au flanc du mont Caroux. Chez M. Castel, à Colombières-
sur-Orb. Terre cuite blanche. Hauteur, 0,20 m. (PI XXXVIT).
Photographie communiquée par M. Claude Pascal. — J. JANNORAY, Gallia, XIV, 1956, p. 208-210.
Tête de Gorgone supportée par un cou puissant. La partie supérieure droite du visage et le menton ont disparu. Au revers, patte de scellement brisée.
8799. Semblable. Même provenance que le n° 8798. Chez M. Castel, à Colombières-sur-Orb. Terre cuite blanche. Hauteur, 0,14 m. (PI. XX XVIII).
Photographie communiquée par M. Claude Pascal. — J. JANNoRAY, Gallia, XIV, 1956, p. 208-210.
Le cou et la partie supérieure droite de la tête manquent. Tête de Gorgone au nez court et épaté, aux gros yeux saillants, la bouche ouverte, les crocs saillants, les larges oreilles écartées. La chevelure descend bas sur le front en mèches rigides et obliques.
La pièce était destinée à être encastrée dans une tuile demi-ronde.
8800. Tête trouvée au Viala, près du coude formé par la voie Domitienne, entre Béziers et Narbonne, avant de s’engager sur une digue en bordure de l’étang de Capestany (Hérault), peutêtre sur un emplacement occupé par une villa, dont le propriétaire aurait collectionné des portraits. Au Musée d’Ensérune. Marbre blanc. Hauteur,
0,287 m. (PL XXXVIII).
Photographie communiquée par M. Charles Picard. — Charles Picarp, Revue archéologique, 1946, 2, p. 157-159; 1947, 2, p. 70 (figure). — Du MÊME, La sculpture grecque du IVe siècle, p. 844, fig. 379.
Tête de vieillard. Les yeux sont traités sans pupilles, l’angle intérieur étant très travaillé, surtout à gauche. Le front est ridé, la patte d’oie indiquée ainsi que la saillie des pommettes. Les sourcils ont été l’objet d’un arrangement particulier, de même que le menton dégarni. Les mèches de la chevelure et de la barbe, traitées séparément, chevauchent les unes sur les autres aux tempes et au-dessus du front, où elles ne dessinent pas une frange rectiligne et régulière. Mutilations au nez.
On reconnaît dans cette sculpture un portrait de Sophocle (type IIT, Berlin) plutôt que de Platon. Les deux types sont très voisins, remontant l’un et l’autre à Silanion.
8801. Tête trouvée au même emplacement que le n° 8800. Au Musée d’Ensérune. Marbre blanc. Hauteur, 0,43 m; largeur aux épaules, 0,20 m. (PL XXXVIII).
F. BRAEMER, Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 1948, p. 112-116 (figure).
Jules César. Sur un petit buste se dresse le cou long et profondément ridé, la pomme d’Adam saillante, supportant la tête au crâne volumineux. Le visage est ovale, le menton saillant coupé au milieu par une fossette horizontale, le maxillaire accentué, les pommettes saillantes. La bouche mince, la lèvre supérieure, tombant légèrement sur les côtés, est encadrée entre deux profonds sillons descendant des ailes du nez quelque peu pincées. Les yeux dans de profondes orbites et aux
pupilles indiquées s’abritent sous des arcades sourcilières fortement marquées. La chevelure, séparée en trois grandes mèches, découvre le front haut, coupé de deux rides. Le nez, le menton et les arcades sourcilières sont mutilés.
Malgré une tendance à idéaliser la partie supérieure du visage et un certain adoucissement, déjà augustéen, de certains traits, le buste est encore dans la tradition réaliste des effigies de l’époque républicaine. Il représenterait l’un des plus anciens portraits découverts en Gaule, un peu postérieur au Marc-Antoine de Narbonne (E., IX, n° 6885) et pourrait être rapporté au troisième quart du re siècle avant notre ère, rentrant dans la série des sculptures répandues par la propagande augustéenne.
8802. Tête trouvée sur le même emplacement que les n°5 8800 et 8801. Chez M. Gély, à Béziers. Marbre blanc en partie recouvert de concrétions cal-
caires. Hauteur, 0,35 m. (PI. XXX VIII).
Photographies et renseignements communiqués par M. le chanoine J. Giry.
Portrait de femme, au visage plein, mais sans modelé, la bouche petite légèrement déviée à droite, le nez droit et mince, les yeux à fleur de tête, sans pupilles. Le front est en partie recouvert par une lourde chevelure disposée en épais bandeaux, divisés au sommet du crâne par une raie, recouvrant les tempes et le haut des oreilles, dont les lobes sont percés pour la suspension de pendants ; en deçà des oreilles, elle s’enroule en deux tresses qui se rejoignent et retombent en boucles sur la nuque, descendant de chaque côté jusque sur les épaules. Les ondulations à partir du milieu du crâne et en arrière du front font place à un réseau de stries fines et rapprochées qui pourraient représenter les mailles d’un filet maintenant la coiffure. Le cou gras est entaillé à la base pour l’insertion de la tête sur une statue ou sur un buste. Le nez, les lèvres et le menton sont brisés.
1er siècle de notre ère.
8803. Fragment de statue trouvé au Viala (Hérault). Chez Mme F. Courens, au Viala. Pierre calcaire. Hauteur, 0,90 m. (PI. XXX VIII).
Photographie et renseignements communiqués par M. le chanoine J. Giry.
Priape, partie inférieure du corps, brisé à la ceinture. Une draperie, soutenue par l'énorme attribut qui le caractérise, retombe en avant jusqu'aux pieds, dégageant la cuisse et la jambe droites.
8804. Fragment de statuette trouvé à Valros (Hérault), au ténement du Pirou. Chez M. Claude de Sers, à Valros. Marbre blanc. Hauteur, 0,16 m. (PI. XXXVIII).
Photographie communiquée par M. C. de Serre. — C. de SERRE, Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, 4€ sér., XVI, 1950, p. 5 (figure).
Vénus à sa coiffure. Le torse, hanché à droite, est brisé à la naissance de la taille. Les bras et la tête manquent.
Copie romaine réduite d’un original grec.
8805. Fragment de statue trouvé à Aumes (Hérault), sur l’oppidum de Pioch-Balat, dans un silo creusé sur le versant oriental. Au Musée Fabregat, à Béziers. Pierre calcaire. Hauteur, 0,326 m ;
largeur, 0,365 m ; épaisseur, 0,38 m. (PI. XXXIX).
Photographie communiquée par M. J. Jannoray. — R. Ross, Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, 42 sér., XX, 1955, p. 1-2. — F. BENOIT, L'art primitif méditerranéen de la vallée du Rhône, 2° éd.,
1955, p. 36, pl. XVIL, 3.
Avant-train de lion androphage. De profonds sillons marquent les plis de la peau sur la nuque et sur le cou. La crinière est stylisée par un rendu en
quadrillage.
8806. Fragment de haut-relief trouvé au domaine de Marennes. À Aumes (Hérault). Calcaire coquillier. Longueur, 0,99 m; hauteur, 0,88 m; épaisseur, 0,28 m. (PI. XXXIX).
Photographie communiquée par M. J. Jannoray. — J. JAN- NORAY, Gallia, XII, 1954, p. 415-416 (figure).
Moitié gauche d’un monument funéraire sur lequel sont représentées les figures en buste de trois défunts, désignés par leurs noms : Maxu[ma], Adepta, Nasso, avec au-dessous le nom du père : L. VallJerius L(ucii) f{ilius) Pap. Pater, un citoyen de l’ager Baeteriensis par qui fut élevé le monument. À droite du buste de Nasso, et à hauteur de la tête, de haut en bas Sec et Ma, le texte se poursuivait sur un second bloc disparu. Les traits des trois personnages sont indistincts. Maxuma, la chevelure en épaisse calotte aux petites mèches parallèles couvrant une large partie du front, est vêtue d’une tunique plissée, ouverte sur la poitrine, et d’un manteau couvrant les épaules et les bras. La main droite dégagée de l’étoffe repose sur la tranche inférieure de l’encadrement. Adepta maintient de la main droite, entre les trois premiers doigts, le rebord d’un manteau largement ouvert en ovale sur la poitrine. Nasso, deux larges bretelles croisées
sur une tunique plissée, désigne de l’index droit tendu la boule qu’il présente de la main gauche. La sculpture est cernée.
1er siècle de notre ère.
8807. Tête de statuette trouvée à Poilhès (Hérault). Au Musée d’Ensérune. Marbre blanc. Hauteur, 0,08 m. (PI. XXXIX).
Photographie communiquée par M. le chanoine J. Giry. —
Jules LATREILLE, Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, 4 sér., VII, 1941, p. 15-22 (figure).
Vénus. La tête est inclinée à droite, le visage arrondi, les yeux allongés, la paupière inférieure à peine indiquée. Une fossette est creusée sous la lèvre inférieure assez forte. La chevelure est disposée en deux bandeaux ondulés séparés par une raie médiane, et ramenée sur la nuque en un gros chignon, détaché de la masse des cheveux par un profond sillon, creusé au trépan, peut-être préparé, ainsi qu’une mince rainure cerclant la tête, pour l'insertion d’un ornement métallique. Éraflure à la pointe du nez. Deux traits de goujons dissymétriques peuvent indiquer un remontage de la tête dans l’antiquité.
Copie d’un original grec.
8808. Statuette trouvée à Poilhès (Hérault).
Chez M. Hüe, à Béziers. Grès blanc à grain fin. Hauteur, 0,513 m. (PI. XL).
Photographie et renseignements communiqués par M. le chanoine J. Giry.
Jeune athlète, nu, debout. Autour de l’avantbras gauche, légèrement replié et écarté du thorax à la musculature puissante, s’enroule une draperie couvrant le poignet et la naissance de la main fermée sur un attribut disparu. La chevelure est
coiffée en bouclettes serrées autour du front, des oreilles et en arrière du crâne.
Le bras droit et les jambes, à partir des genoux, ont disparu. La tête a été assez maladroitement restaurée.
8809. Stèle funéraire trouvée sur le causse de l’Hortus, dans le cimetière de l’âge du Bronze de Bouisset (Hérault). A Bouisset. Pierre calcaire locale. Hauteur, 0,72 m ; largeur, 0,33 m; épaisseur, 0,11 m. (PI. XL).
Photographie communiquée par M. R. Jeanjean. — Maurice Louis, Revue d’études ligures, XVIII, 1952, p. 5-6 (figure). — Du MÊME, Gallia, XI, 1952, p. 97-98 (figure). — Bulletin de la Société préhistorique française, LIII, p. 128 (figure).
Sur la face antérieure du bloc, assez profondément gravée, une idole à « tête de chouette », les yeux en relief saillant. Aucune indication de sexe, ni de bras, ni de jambes, ni d’attribut.
8810. Semblable. Même provenance. A Bouisset. Pierre calcaire locale. Hauteur, 0,65 m ; largeur, 0,28 m ; épaisseur, 0,145 m. (PI. XL).
Photographie communiquée par M. R. Jeanjean. — Maurice Louis, Revue d’études ligures, XVIII, 1952, p. 6-7. — Du
MÊME, Gallia, XI, 1952, p. 97-98. — Bulletin de la société préhistorique française, LIII, 1956, p. 248 (figures).
Sur la face antérieure mutilée, deux petits yeux saillants d’où partent, à droite et à gauche vers la partie inférieure de la stèle, deux traits en assez faible relief. Au-dessus, on distingue les vestiges du nez et des arcades sourcilières. Au-dessous des yeux, trois traits à gauche, deux autres à droite, sont tracés parallèlement aux précédents. Une crosse, en relief, est placée en travers du corps. Traces de tatouages.