‹ Recueil Général des Bas-Reliefs de la Gaule Romaine (volume 2)Chapitre 32 sur 184 · TOLOSA · texte numérisé non relu

TOLOSA

(Voir les tomes : I, p. 472; II, p. 440 ; IX, p. 195).

Les recherches entreprises à l’Institut catholique de Toulouse ont amené la découverte d’une courtine de l’enceinte du dernier tiers du 11° siècle de notre ère, protégeant la cité sur son front fluvial, face à la Garonne. La muraille repose sur une fondation composée presque exclusivement de blocs moulurés et sculptés, isolés en assises horizontales, posés avec un certain soin pour ne pas endommager les sculptures. Tous ces vestiges ont été arrachés à des monuments funéraires, exécutés probablement en série et d’une facture à la fois artisanale et provinciale. C’est pour la première fois qu’on constate à Tolosa l’existence de tombeaux de caractère

monumental et d’une école de sculpture originale aux temps gallo-romains. Tous ces fragments, sont, pour la plupart, conservés à l’Institut catholique de Toulouse. Les photographies et les renseignements m’ont été obligeamment communiqués par M. Michel

Labrousse.

BIBLIOGRAPHIE

Michel LABROUSSE, Gallia, V, 1947, p. 469-471 ; fig. 1-4 ; VII, 1949, p. 132-133 ; IX, 1951, p. 126-127, fig. 1. Du MÊME, Sous les pavés toulousains, dans Annales publiés par la Faculté des Lettres de Toulouse, III, 1953, p. 128-153,

Du MÊME, Pallas, II, 1954, p. 131-137.

Chanoine GRIFFE, Bulletin de littérature ecclésiastique de l’Institut catholique de Toulouse, XLVIII, 1947, p. 240-243. Chanoine DELARUELLE, Annales du Midi, LXVIII, 1955, p. 205-221.

8820. Fragment de bas-relief funéraire. Pierre calcaire des Petites Pyrénées. Hauteur, 0,63 m ; largeur, 0,55 m ; épaisseur, 0,21 m. (PI. XLI).

M. LaBroUSSE, Gallia, VII, 1949, p. 135 (figure). — Du MÊME, Annales de la Faculté des Lettres de Toulouse, III, 1953, p. 134. — M. RENARD, Latomus, XI, 1952, p. 59-62. — R. Lizor, Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques, 1953, p. 80.

Tête et épaules d’Attis, le bras gauche levé, la main paume ouverte, les doigts écartés. Sur la chevelure, dont les mèches, séparées par une raie médiane, retombent de chaque côté du visage jusque sur le cou, est posé un bonnet phrygien. Le relief est brisé un peu au-dessous de l’attache du cou aux épaules. La main gauche est mutilée.

1er siècle de notre ère.

8821. Semblable. Pierre calcaire des Petites Pyrénées. Hauteur, 0,84 m ; largeur, 0,62 m ; épaisseur, 0,27 m. (PI. XLI).

M. LABROUSSE, Gallia, VII, 1949, p. 132-133. — M. RENARD, Latomus, XI, 1952, p. 59-62. — Ch. PicarD, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1955, p. 233, n. 3.

Partie supérieure du corps d’Attis, brisé audessous de la ceinture, représenté dans la même attitude que sur le n° 8820. Il est vêtu d’une tunique à manches longues, serrée à la taille et fixée, sur l'épaule droite, par une fibule circulaire. Le bras droit est coudé à angle aigu, la main disparue était ramenée sur le devant du corps. La tête manque.

rer siècle de notre ère.

On comparera les Attis de Toulouse et de Narbonnaise. (E. Will, La sculpture romaine au Musée lapidaire de Vienne, p. 53, n° 102).

8822. Fragment de statue funéraire. Pierre calcaire des Petites Pyrénées. Hauteur, 0,21 m. (PI. XLI).

M. LABROUSSE, Gallia, V, 1947, p. 471 (figure). — DU MÊME, Annales de la Faculté des Lettres de Toulouse, III, 1953, p. 134.

Tête de femme. Au sommet du crâne et sur la chevelure ordonnée en deux bandeaux ondulés recouvrant les oreilles, est placé un voile retombant en avant sur les côtés et sur le cou, qu’encercle un collier. Éclats au nez et à la bouche.

17 siècle de notre ère.

8823. Fragment de statue funéraire. Pierre calcaire des Petites Pyrénées. Hauteur, 0,37 m ; largeur, 0,31 m ; épaisseur, 0,25 m. (PI. XLI).

Tête et partie gauche du buste d’une femme âgée. De chaque côté du nez disparu descendent deux profonds sillons en direction de la bouche entrouverte, aux lèvres épaisses. Le menton est lourd et proéminent. Un voile est posé sur la chevelure disposée en bandeaux, de laquelle retombent sur le front et sur l’oreille gauche trois mèches en accrochecœurs. Un large collier entoure le cou. Sur l’épaule gauche, vestiges des plis de la robe.

rer siècle de notre ère.

8824. Fragment de sculpture architectonique.

Pierre calcaire des Petites Pyrénées. Hauteur, 0,49 m; profondeur, 0,80 m ; épaisseur, 0,19 m. (PI. XLI).

M. LaBRoOUSSE, Gallia, V, 1947, p. 472 (figure). — Du MÊME, Annales de la Faculté des Lettres de Toulouse, III, 1953,

p. 133 (figure).

D'un bloc vertical, assez étroit, orné sur les deux faces d’une large spirale, se dégage, encadré par-

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