‹ Recueil Général des Bas-Reliefs de la Gaule Romaine (volume 2)Chapitre 38 sur 184 · SAINT-PÉ-D'ARDET ET HAUTE VALLÉE DE LA GARONNE · texte numérisé non relu

SAINT-PÉ-D'ARDET ET HAUTE VALLÉE DE LA GARONNE

naison de demi-cercles s’ordonnant autour d’une circonférence centrale barrée d’un trait vertical ; losange inscrit dans les bras horizontaux. Au-dessous le même motif plus simplifié, deux fois répété, est flanqué de deux registres latéraux. Dans le haut, bandeau de quatre demi-cercles concentriques, ornement répété sur les deux petits côtés de l’auge. Un aménagement postérieur a entraîné la disparition de la moitié du décor central.

8852. Semblable encastrée dans le mur Nord de l’église de Bézins (Haute-Garonne). Marbre blanc de Saint-Béat. Hauteur, 0,70 m. (PI. XLV).

Sous une double niche à arcatures cintrées, les bustes de deux défunts très arasés. Au-dessus, un cartouche rectangulaire. Décor de tresse sur le côté droit et dans le haut.

8853. Semblable trouvée en 1949, à Eup (Haute- Garonne), près du croisement de la route de Chaune.

tait conservée sur place. Marbre gris de Saint-Béat. Hauteur, 0,38 m ; largeur, 0,38 m. (PI. XLV).

Deux colombes picorent des raisins de part et d’autre d’un canthare à panse godronnée, d’où sortent des pampres. Un large éclat a entraîné la disparition de l’angle inférieur de l’auge, à droite.

8854. Semblable encastrée dans le chevet de la chapelle en ruines de Saint-Martin, à Marignac (Haute-Garonne). Marbre blanc de Saint-Béat.

Hauteur, 0,53 m. (PI. XLV).

Dans un cartouche rectangulaire, deux époux représentés à mi-corps ; entre eux, un enfant. Le personnage, à droite, a les bras ramenés sur la poitrine, les mains fermées sur un flacon ou un gobelet ; celui de gauche paraît tenir un maillet ou une ascia. À la partie inférieure et dans deux

registres rectangulaires et parallèles, un décor gravé de demi-cercles concentriques appliqués au milieu de chacun des quatre côtés, et encadrés par un motif ondé. Les figures ont été piquetées.

8855. Semblable trouvée dans le sol de la chapelle ruinée de Saint-Martin, à Marignac (Haute- Garonne), sous l’emplacement du chœur, sous l'autel où il a pu servir de martyrium. Était conservée sur place. Marbre blanc de Saint-Béat. (PI. XLV).

Au registre supérieur, les bustes de deux défunts ; au registre inférieur, deux rosaces à six branches.

8856. Semblable. Le fragment sert de vasque à une fontaine, à Marignac. Marbre blanc de Saint- Béat. Hauteur, 0,58 m. (PI. XLV).

Dans un encadrement de demi-cercles concentriques se coupant : au registre supérieur, une marguerite à huit pétales. Au registre inférieur, quatre demi-cercles appliqués sur chacune des quatre faces d’un rectangle.

8857. Auge cinéraire encastrée dans le mur de l’église de Saint-Aventin (Haute-Garonne). Marbre blanc de Saint-Béat. Hauteur, 0,70 m. (PI. XLV).

J. Puig y CADAFALCH, L’arquitectura romanica a Catalunya,

p. 425 (figure). — J.-J. HarTT, Annales du Midi, LIV-LV, 1942-1943, p. 188 (figure).

La partie gauche a disparu. Dans un encadrement de dents de loup et de triangles opposés par le sommet, un bouclier d’Amazone d’où sortent deux rameaux de vigne avec grappes de raisins et feuilles stylisées. Dans les espaces vides, contre la bordure, demi-cercles concentriques.

Le monument avait été donné comme trouvé à Garin et perdu.

AVEZAC. — BAZARDAN.

— GENSAC. — NIZAN. —

SAINT-MARCET. — SARRECAVE.

8858. Fragment de statue trouvé à Avezac, commune de Charlas (Haute-Garonne). Encastré dans le mur de clôture du presbytère, à Avezac. Marbre. Hauteur, 0,27 m. (PI. XLV).

M. Georges Fouet.

Draperie de la toge d’une statue funéraire.

8859. Auge cinéraire mutilée. Encastrée à Avezac dans le mur du jardin du presbytère. Marbre blanc de Saint-Béat. Hauteur, 0,44 m. (PI. XLV).

Photographie communiquée par M. M. Labrousse. — Abbé CourET, Revue de Comminges, X, p. 275.

Au registre supérieur, les bustes de deux défunts. Le personnage, à droite, porte un triple collier. Au registre inférieur, triple circonférence centrale, barrée verticalement et accostée de deux doubles demi-cercles.

8860. Monument funéraire trouvé à Bazardan (Hautes-Pyrénées) dans le cimetière. Dans les réserves du Musée de Montmaurin. Marbre blanc de Saint-Béat. Hauteur, 0,46 m. (PI. XLVI).

Photographie et renseignements M. G. Fouet.

communiqués par Tête aux traits fortement arasés.

8861. Fragment d’auge cinéraire trouvé à Gensac (Haute-Garonne). Dans les murs d’une dépendance du château, à Gensac. Marbre blanc de Saint- Béat. Hauteur, 0,54 m. (PI. XLVI).

Photographie communiquée par M. G. Fouet. — M. LaA- BROUSSE et G. FOoUET, Pallas, III, 1955, p. 61-72 (figure).

Dans une niche à sommet cintré supporté par une colonnette à chapiteau, les images de deux défunts, dont un enfant plus petit. Au registre inférieur, bordure de festons, cercles concentriques pointés, circonférences renfermant une rosace à six branches et carré barré d’une croix de Saint- André. Entre les deux défunts, au sommet de la niche, une circonférence est occupée par une marguerite à quatre pétales.

8862. Fragment de statue funéraire trouvé à Nizan (Haute-Garonne). Dans la maison Lacassin, à Nizan. Pierre calcaire locale. Hauteur, 0,38 m. (PI. XLVI).

Photographie et renseignements communiqués par M. G. Fouet.

Partie supérieure droite du corps d’un personnage drapé dans la toge, laissant à découvert l’avant-bras.

8863. Antéfixe ou acrotère trouvé à Nizan.

Dans la maison Lacassin, à Nizan. Marbre blanc de Saint-Béat. Hauteur, 0,39 m. (PI. XLVI).

Photographie et renseignements

M. G. Fouet.

Acanthe stylisée.

communiqués par

8864. Fragment de sculpture funéraire. Encastré à 4 m de hauteur dans la façade méridionale de la ferme de Boubène, commune de Saint-Marcet (Haute-Garonne). Marbre blanc saccharoïde des

Pyrénées. Grandeur nature. (PI. XLVI).

Photographie de M. Yan. — P. JoNCQUIERT, Bulletin de la Régie autonome des Pétroles, n° 10, février 1949 (figure). — M. LABROUSSE, Gallia, V, 1947, p. 474.

Tête d'homme âgé, les traits alourdis et empâtés dans les chairs ; le nez court et épaté, les gros yeux fendus en amande aux paupières ourlées. Le front bas, creusé par une ride, est en partie recouvert par la chevelure plate dont les mèches sont disposées obliquement en avant et retombent sur les côtés à la hauteur des oreilles. Deux profonds sillons descendent de la base du nez encadrant la bouche aux lèvres amincies. Un gros éclat a endommagé le menton proéminent.

Travail indigène du 1° siècle de notre ère.

8865. Fragment de statue funéraire, encastré à 4 m de hauteur dans la façade méridionale de la ferme de Boubène, à Saint-Marcet. Marbre blanc saccharoïde des Pyrénées. Grandeur nature. (PI. XLVI).

Photographie de M. Yan. — M. LaBroussE, Gallia, V, 1947, p. 474.

Tête virile de même style que la précédente. De nombreux éclats affectent le nez, les lèvres et le menton.

54 SAINT-MARCET. — SARRECAVE.

8866. Fragment de sculpture. Encastré dans un mur de la ferme de Boubène, à Saint-Marcet.

Marbre blanc de Saint-Béat. Hauteur, 0,15 m.

(PI. XLVI)

Photographie de M. Jonquet. — M. LABRrOUSSE, Gallia, V, 1947, p. 474.

Tête virile destinée à l’encastrement sur une statue ou sur un buste. Le visage est caractérisé par la lourdeur du menton, par le front bas en partie recouvert par une épaisse chevelure en calotte.

Travail indigène du 1®7 siècle de notre ère.

8867. Autel votif encastré dans un mur de la ferme de Boubène, à Saint-Marcet. Marbre blanc de Saint-Béat. Hauteur, 0,25 m. (PI. XLVT).

Photographie communiquée par M. M. Labrousse. — M. LABROUSSE, Gallia, V, 1947, p. 474.

Sur la face principale, un taureau en pied, passant à gauche. Sur l’un des petits côtés, une patère.

8868. Fragment d’auge cinéraire trouvé dans l’ancienne chapelle de Saint-Georges, à Sarrecave (Haute-Garonne). Dans le mur septentrional de l’église de Sarrecave. Marbre gris de Saint-Béat.

Hauteur, 0,40 m ; largeur, 0,36 m. (PI. XLVI).

Photographie communiquée par M. G. Fouet. — Abbé CourET, Revue de Comminges, XI, p. 35. — J. SACAZE, Inscriptions antiques des Pyrénées, p. 266. — J.-J. HATT, Monuments funéraires, p. 35, n° 99.

Dans une niche rectangulaire, les bustes de deux défunts : la coiffure en mèches parallèles ramenées en arrière, les plis des vêtements indiqués par des traits entrecroisés. Sur les bandeaux d’encadrements, décor de demi-cercles concentriques.

8869. Semblable, trouvé dans la chapelle de Saint- Georges, à Sarrecave. Encastré dans le mur de la grange de la ferme de Blajan, à Sarrecave. Marbre blanc de Saint-Béat. Hauteur, 0,44 m. (PI. XLVI).

Photographie communiquée par M. G. Fouet. — J. SACAZE,

Inscriptions antiques des Pyrénées, p. 266. — Abbé Courer, Revue de Comminges, XI, p. 55.

Dans une niche à double arcature cintrée, supportée par deux colonnettes à chapiteaux, les bustes de deux défunts, les bras retombant le long du corps. Au-dessus de l’arcature, une palmette flanquée de deux marguerites à cinq pétales, inscrites chacune dans un cercle.

8870. Semblable trouvé dans l’ancienne chapelle de Saint-Georges, à Sarrecave. Encastré dans un mur de la cour de la ferme de Blajan, à Sarrecave. Marbre blanc de Saint-Béat. Hauteur, 0,34 m.

(PI XLVI)

Photographie et renseignements communiqués par M. G. Fouet.

Dans une niche flanquée d’un pilastre cannelé, des grappes de raisins sortant d’un canthare. Audessus, partie supérieure de l’encadrement d’un écusson.

MONTMAURIN.

(HAUTE-GARONNE)

(Voir le tome : XIII, p. 8).

En avant des Petites Pyrénées, dans l’un des deux élargissements de la vallée de la Save, à Montmaurin, les fouilles de M. Georges Fouet ont fait connaître l’un des établissements agricoles gallo-romains du Nébouzan, installé sur une terrasse de la rive gauche de la rivière, à l’abri des inondations. Primitivement constituée, au début du 1r° siècle de notre ère, de bâtiments séparés, la villa se présente, au I1I° siècle, comme une construction de 4 hectares, groupant ses quartiers de communs autour des bâtiments de plaisance. Incendiée à la fin du 11e siècle, elle fut l’objet d’une reconstruction générale et d’embellissements sous le règne de Constantin, dont les décors sculptés portent le témoignage. Détruite vers le milieu du 1v® siècle, un pauvre habitat s’installe sur ses ruines, dans le cours du troisième quart de ce même siècle.

Les sculptures découvertes sont conservées au Musée de la villa gallo-romaine, à Montmaurin.

Les photographies m'ont été obligeamment communiquées par MM. Georges Fouet et Michel Labrousse.

BIBLIOGRAPHIE

Georges FOoUET, Un terroir de vallée sous-pyrénéenne à l’époque romaine, dans Instituto de estudios pirenaicos. Consejo superior

de investigaciones scientificas, Saragoza, 1954, p. 381-408.

8871. Statuette trouvée dans les ruines, à l’intérieur d’une sépulture mérovingienne où elle était placée sous les jambes du squelette. Marbre blanc pyrénéen à grain fin du type de Sos. Hauteur, avec le socle, 0,115 m. (PI. XLVI).

M. LaBroussE, Mélanges offerts à M. le PT Magnien, 1949, p. 39-46. — Du MÊME, Gallia, V, 1947, p. 473.

Vénus. La déesse, vêtue du chiton et l’hymation, est représentée debout, le buste légèrement incliné en avant, le poids du corps reposant sur la jambe droite ; l’autre jambe portée en avant est à demiployé, le pied posé sur un socle élevé. La statuette devait être adossée, le modelé du dos étant simplement indiqué. La tête, le cou et les bras manquent.

Réplique gallo-romaine d’assez basse époque — 1v£ siècle de notre ère — d’un original grec. Le socle, sur lequel repose le pied droit, a été substitué à la tortue du prototype.

8872. Fragment de statue. Plâtre. Hauteur, 0,06 m. (PI. XLVII).

Partie supérieure d’un torse féminin, brisé dans le bas à gauche. Une tunique, légèrement décolletée à la naissance de la poitrine et serrée à la taille, dégage l’amorce des bras. La tête et les bras manquent.

8873. Petit autel, trouvé à Montmaurin, dans un mur de la grange Souverville. Marbre blanc de Saint-Béat. Hauteur, 0,19 m. (PI. XLVII).

Sur la face antérieure, une croix inscrite dans un cercle. Sur la base, un swastika. Dents de loup sur la tranche de la table supérieure supportant un bloc rectangulaire mutilé orné de deux rosaces.

8874. Fragment de plaque de coffret. Ivoire.

Hauteur, 0,075 m. (PI. XLVIT).

M. LABROUSSE, Gallia, XII, 1954, p. 218 (figure).

Danseuse de face, la tête inclinée sur l’épaule gauche, le bras droit levé et coudé, la main ouverte, la paume en avant, les doigts légèrement ployés, la jambe gauche portée en avant, la cuisse gauche passant horizontalement devant l’autre cuisse. La chevelure est ordonnée en deux bandeaux ondulés encadrant le visage, séparés par une raie médiane et réunie en un gros chignon sur la nuque. Elle est vêtue d’une robe ouverte en avant à la base du cou, serrée à la taille par un double lien. Autour de l’épaule gauche, s’enroule une étoffe, dont l’extrémité, entraînée par le mouvement de la danse, retombe à droite, en arrière.

L’exécution de la figurine est très proche de celle des ivoires sculptés de Saint-Loup-de-Comminges (voir n°8 8876 et suiv.), dont elle est contemporaine.

8875. Fragment de plaque trouvé, en 1950, dans les couches du 1v® siècle de notre ère, remblayant la cour intérieure n° 27 de la villa. Marbre blanc de Saint-Béat. 0,075 m X 0,073 m. (PI. XLVII).

Sur la face antérieure, une caricature a été gravée à la pointe : profil masculin au nez busqué et démesuré, aux grosses lèvres saillantes et au menton «en galoche ». Le front est bas, le sommet du crâne aplati, la nuque fortement oblique. Un cercle entoure l’orbite en amande, profondément creusée. Un autre cercle marque l’emplacement de l'oreille. Des incisions parallèles barrent obliquement la joue jusqu’à la chevelure indiquée par un quadrillage irrégulier.

Page 1