SAINT-LOUP-DE-COMMINGES
(HAUTE-GARONNE)
Les fouilles, entreprises en 1947, près de Saint-Loup-de-Commingues, ont amené le dégagement, sur un coteau dominant la Gisse, d’un établissement gallo-romain comprenant un ensemble de cours, de bâtiments d'exploitation, de bains, de pièces chauffées par hypocaustes, occupé au Bas-Empire, de la fin du 171€ au ve siècle. Dans l’angle Sud-Est de la pièce principale du bâtiment n° 2, entre deux sols superposés, on découvrit une série de plaquettes d’ivoire sculptées, partiellement brisées et désagrégées, de travail alexandrin du zre
ou du 1v® siècle de notre ère.
Les ivoires ont été donnés au Musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye, par M. Courteix, propriétaire du terrain de la Hount del Sant sur lequel s’étendent les ruines de la villa.
BIBLIOGRAPHIE
Georges FouET et Michel LABROUSSE, Ivoires romains trouvés à Saint-Loup-de-Comminges, dans Comptes rendus de
l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1950, p. 147-153.
Des MÊMES, Ivoires romains trouvés à Saint-Loup-de-Comminges, dans Monuments Piot, 46, 1952, p. 117-129.
8876. Haut-relief. Ivoire. Hauteur, 0,125 m ; largeur, 0,86 m. (PI. XLVIT).
G. Four et M. LABROUSSE, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1950, p. 148. — DES MÊMES, Monument Piot, 46, 1952, p. 121-122 (figures).
Combat de pugilistes arrêté par l'arbitre. Les deux athlètes, d’une musculature presque excessive, portant la barbe, sont nus. Des lanières de cuir leur enveloppent les bras à partir des épaules. À gauche, le vaincu à demi renversé, le genou gauche à terre, le corps ployé pour prévenir sa chute, cherche appui sur le sol de la jambe et de la main droites. La tête rejetée en arrière, les yeux levés, il esquisse du bras gauche un dernier geste de protection. À droite, le vainqueur debout, le poids du corps reposant sur la jambe gauche, avance vers son adversaire pour frapper encore, mais il est arrêté dans son élan par l’arbitre qui, de la main gauche, lui saisit et lui relève le bras droit, exécutant une véritable prise pour immobiliser le vainqueur et mettre fin au combat. Placé derrière le vaincu, de la main droite il lui soutient la tête. L’arbitre porte une tunique longue, laissant à découvert le côté droit et retombant en plis sur l’épaule gauche. Le poignet et l’avant-bras droits du pugiliste vainqueur ont disparu.
8877. Fragment de bas-relief. Ivoire. Hauteur, 0,163 m ; largeur, 0,37 m. (PI. XLVIT).
G. Fouer et M. LABROUSSE, Comptes rendus de l’Académie
des Inscriptions et Belles-Lettres, 1950, p. 148. — DEs MÊMES, Monuments Piot, 46, 1952, p. 122 (figure).
Jupiter Sarapis, debout, le bas du corps drapé. Les deux côtés du torse, les bras et les jambes manquent. La tête, assez majestueuse, encadrée dans les frisures de la chevelure et de la barbe, coiffée d’un modius décoré, est tournée vers la gauche.
La figure a été reconstituée dans les ateliers du Musée des Antiquités nationales par le raccordement des fragments n°% 2, 6, 8, 9 (Monuments Piot, 46, 1952, p. 127).
8878. Fragment de ronde-bosse. Ivoire. Hauteur,
0,038 m. (PI. XLVII).
G. FouET et M. LABROUSSE, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1950, p. 148. — DES MÊMES, Monuments Piot, 46, 1952, p. 122 (figure).
Tête virile imberbe, le front ceint d’un bandeau. Le visage mutilé était tourné à droite. La chevelure est disposée en boucles sur le front.
Peut-être Apollon.
8879. Fragment de ronde-bosse. Ivoire. Hauteur, 0,033 m. (PI XLVIT).
G. FouErT et M. LABROUSSE, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1950, p. 148. — DES MÊMES, Monuments Piot, 46, 1952, p. 122-123 (figure).
Tête d’un adolescent coiffé d’un bonnet phrygien, dont la partie supérieure est brisée. La chevelure dessine un gros bandeau ondé au-dessus du front. Attis, Mithra, ou plutôt un des Génies, compagnons habituels de Mithra.