‹ Recueil Général des Bas-Reliefs de la Gaule Romaine (volume 2)Chapitre 64 sur 184 · PI. LXXIV · texte numérisé non relu

PI. LXXIV

E. THÉVENOT, Gallia, V, 1947, p. 430-431. — P. Lam- BRECHTS, L’exaltation de la tête.., p. 68 (figure).

Fortement enfoncée dans le socle orné sur sa face antérieure d’une ligne sinueuse sur laquelle se dressent des spirales enroulées en deux sens opposés, légèrement et irrégulièrement gravées, la tête semble avoir été tronquée horizontalement à la hauteur du menton recouvert par une barbe touffue. Les yeux, taillés en amandes, ont la pupille en relief alors que l'iris présente une dépression centrale. Le nez, rectiligne et en faible saillie, de même que la bouche réduite à un sillon horizontal, sont traités schématiquement. La lèvre supérieure est surmontée d’une moustache prononçant de part et d’autre d’une zone centrale, sous le nez, restée glabre, deux minces bourrelets rendus par de fines stries obliques et rigoureusement parallèles. Le même procédé a été utilisé pour l’exécution de la barbe et de la chevelure, la première divisée en mèches épaisses et symétriques encadrant le bas des joues, dissimulant les oreilles, et rejoignant la chevelure partagée en grosse touffes rayonnantes au-dessus du front.

9050. Tête de divinité féminine sans corps.

Pierre. Hauteur, 0,66 m; avec le socle, 0,80 m. (PI. LXXIV).

E. THÉVENOT, op. cit., p. 430. — P. LAMBRECHTS, op. cit. p. 68 (figure).

Visage en ovale allongé, aux joues exagérément hautes retombant jusque sur le socle, non décoré, aux yeux traités comme sur la tête précédente (n° 9049). Au-dessus du front étroit, une raie médiane partage la chevelure en deux masses de part et d’autre desquelles, descendant jusqu’au socle, une succession d’ondulations plaquées d’assez près

retombent jusqu’à la hauteur du lobe de l’oreille traitées comme sur la tête précédente par une suite de sillons serrés et parallèles.

9051. Semblable. Pierre. Hauteur, 0,66 m ; avec le socle, 0,75 m. (PI. LXXIV).

E. THÉVENOT, op. cit., p. 431.

La tête est mutilée : elle est partagée en deux dans le sens de la hauteur suivant une cassure fort ancienne. L’aspect général de cette tête de femme est comparable à celui du monument précédent (n° 9050). Cependant la bouche est ouverte laissant voir plusieurs incisives et la chevelure est moins ondulée, plus plaquée sur le crâne.

Ces trois têtes qui, à elles seules, forment un motif sculptural complet, représentent l’image du dieu ou de la déesse sans corps et se rattachent à une ancienne tradition celtique. Des têtes semblables ont été trouvées entre Roanne et Ambierle (E., XV, n° 9052) et en Grande-Bretagne à Towncester (Northamptonshire) et à Corbridge (Northumberland).

9052. Statue mutilée dans le parc à l’angle Nord- Ouest du château. Pierre calcaire. Longueur, 1,20 m. (PI. LXXIV).

E. THÉVENOT, op. cit., p. 428.

Sur un socle horizontal, un lion, dressé sur les pattes postérieures, terrasse sous lui un bélier, dont la tête, aux longues cornes recourbées, apparaît entre les pattes antérieures allongées du fauve. Celui-ci, dont la crinière est bien marquée, dresse sa tête tournée vers la gauche. La gueule entrouverte laisse voir les crocs.

Ce thème de la sculpture funéraire a été très rarement traité en pays éduen où deux exemplaires seulement ont été recueillis, l’un et l’autre dans le Chalonnais, à La Colombière (E., III, 2160) et à Chagny (E., XI, 7693).

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