‹ Recueil Général des Bas-Reliefs de la Gaule Romaine (volume 2)Chapitre 65 sur 184 · CÔTE-D’OR · texte numérisé non relu

CÔTE-D’OR

(Voir les tomes : III, p. 140 ; XII, p. 36-37).

La station gallo-romaine des Bolards, au nom antique inconnu, est située en plaine à 1,500 km au Sud-Est de l’église de Nuits-Saint-Georges, à proximité du croisement de voies secondaires, en liaison avec la grande route de Chalon-sur-Saône vers le Rhin inférieur. Connu depuis le siècle dernier, le site a livré un assez grand nombre d’objets qui ont été le plus souvent dispersés. Le même sort a été réservé aux objets recueillis lors des fouilles de MM. A. Moingeon, L. Roux, A. et P. Vacherot et A. Vauthier, vendus à des collectionneurs suisses. Un certain nombre de pièces sont entrées au Musée de Dijon. L’inventaire de ces découvertes a été dressé par M. E. Thévenot, avec le concours de M. Fromageot. Les Bolards apparaissent comme un marché important et un sanctuaire. Quatre ou cinq temples ont été reconnus, dont un lieu de culte mithriaque et un

du Dieu aux colombes.

Les photographies et les renseignements m'ont été obligeamment communiqués par M. E. Thévenot.

BIBLIOGRAPHIE

1. Ch. BicARNE, Notes sur la bourgade gallo-romaine de Bolard, près Nuits, dans les Mémoires de la Société éduenne, 1872,

2. E. BERTRAND et E. Guyor, Les découvertes archéologiques de la bourgade gallo-romaine de Bolard à Nuits, dans Bulletin archéologique du Comité des Travaux historiques et scientifiques, 1932-1933, p. 525-537. 3. E. THÉVENOT, La station antique des Bolards, dans Gallia, VI, 1948, p. 289-348.

9053. Fragment de stèle trouvé près de la limite des parcelles n°% 769 et 772. A fait partie de la collection Roux et Vacherot, à Nuits-Saint-Georges. Pierre commune. Hauteur, 0,25 m. (PI. LXXIV).

E. THÉVENOT, Gallia, VI, 1948, p. 318, n° 36 (figure).

Partie supérieure d’une stèle à sommet arrondi. A l’intérieur d’une niche, tête de divinité, la partie inférieure du visage entièrement recouverte par une forte barbe annelée, dont la partie inférieure a disparu. La chevelure bouclée encadre entièrement la face. La main gauche, ramenée à la hauteur de l'épaule, tient une hampe qui paraît supporter un large fer de lance. Mars (?).

9054. Statuette mutilée. Au Musée archéologique de Dijon. Pierre commune. Hauteur, 0,34 m ;

largeur, 0,16 m. (PI. LXXV).

E. THÉVENOT, Gallia, VI, 1948, p. 320.

Divinité masculine, nue, debout, adossée à une plinthe : la tête manque ; large éclat sur la poitrine. La statuette semble n’avoir été qu’ébauchée et les attributs sont indistincts.

Apollon ou Mercure.

9055. Fragment de statue. A fait partie de la collection M. Vauthier, à Nuits-Saint-Georges. Marbre blanc. Hauteur, 0,14 m ; largeur, 0,15 m; épaisseur, 0,08 m. (PI. LXX V).

Photographie communiquée par M. Albert Colombet. — E. THÉVENOT, Gallia, VI, 1948, p. 320, n° 50.

Torse de femme nue et partie de l’avant-bras gauche. La tête manque. Une mèche de cheveux descend sur l’épaule droite.

Vénus (?).

9056. Fragment de statuette trouvé dans un amas de petites terres cuites blanches gallo-romaines. A fait partie de la collection Vauthier, à Nuits- Saint-Georges. Pierre calcaire. Hauteur, 0,10 m. (PI. LXX V).

Torse et cuisses d’une divinité féminine.

9057. Fragment de statuette trouvé dans le même amas de terres cuites blanches. A fait partie de la collection Vauthier à Nuits-Saint-Georges. Pierre calcaire. Hauteur, 0,10 m. (PI. LXXV).

Amour présentant un vase. Les jambes manquent.

9058. Statuette brisée trouvée dans le même amas de terres cuites blanches. A fait partie de la collection Vauthier à Nuits-Saint-Georges. Pierre calcaire. Hauteur, 0,08 m. (PI. LXXV).

Amour assis. La surface est arasée.

9059. Stèle mutilée, trouvée antérieurement au début du x1x® siècle. Encastrée dans un mur sous le porche de l’ancienne demeure du peintre Mairet. Pierre commune. Hauteur, 0,30 m. (PI. LXXWV).

E. THÉVENOT, Gallia, VI, 1948, p. 321, A. 56. — Du

MÊME, Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côted'Or, XXIII, 1947-1953, p. 183-189.

Dieu au maillet, debout, de face, tenant de la main gauche un maillet, dont l’extrémité du manche repose sur un tonnelet. Un chien est couché à la droite du dieu, dont la tête manque.

9060. Bas-relief mutilé trouvé, brisé en cinq morceaux, au fond d’un puits, dans la propriété des frères Vacherot. Au Musée archéologique de Dijon. Grès tendre. Hauteur, 0,26 m ; largeur à la base, 0,36 m. (PI. LXXV).

E. THÉVENOT, Mémoires de la Commission des Antiquités du département de la Côte-d'Or, 1948-1953, p. 31-32. — DU MÊME, Gallia, VI, 1948, p. 320, A. 54 (figure).

Trois Déesses Mères assises, de face, dans une niche, vêtues de robes longues finement plissées, serrées au-dessus de la taille. À gauche, la déesse, le pied droit posé sur un socle cubique, tient une patère de la main droite, une corne d’abondance garnie de fruits est placée dans l’autre main et un lange en partie déplié est posé sur la cuisse gauche. Au milieu, la déesse voilée, le pied droit sur un socle, une corne d’abondance dans la main gauche, retient des deux mains un lange déplié sur ses genoux. À droite, la déesse, la seule qui ait conservé sa tête, surmontée d’une haute coiffure en pyramide, tient de la main droite une serviette et, du bras gauche, maintient un enfant emmailloté ; le pied gauche repose sur un socle. A terre, à gauche du personnage central, est représentée une proue de navire surmontée d’un aviron, à droite un objet sphéroïde déjà reconnu aux pieds de certaines

Déesses Mères (E., II, n°5 2272, 4899, 4903).

9061. Stèle mutilée trouvée dans un autre puits antique dans la propriété Vacherot. Au Musée archéologique de Dijon. Pierre dure. Hauteur, 0,48 m ; largeur, 0,49 m ; épaisseur, 0,17 m à 0,21 m. (PI. LXXV).

E. THÉVENOT, Mémoires de la Commission des Antiquités du

département de la Côte-d'Or, 1948-1953, p. 31-32. — E. Tné- VENOT, Gallia, VI, 1948, p. 320, A. 54. bis

Triade de Déesses Mères. Assises de face sur un banc, elles sont drapées dans de longues tuniques serrées à la taille ; la déesse centrale, plus âgée et d’un maintien plus austère, a le pied gauche posé sur un tabouret. Celle de gauche tient une patère de la main droite, une corne d’abondance lourdement chargée de fruits est maintenue dans l’autre main. Celle du centre maintient un lange à demi déplié sur les genoux. Un enfant, dont il ne reste plus qu’une masse correspondant au milieu du corps, est tenu par la troisième déesse. La tête de l'enfant est brisée. Les têtes des trois déesses ont été martelées.

9062. Fragment de stèle. À la mairie de Nuits- Saint-Georges. Pierre calcaire. Hauteur, 0,27 m ;

largeur, 0,15 m. (PI. LXXV).

E. THÉVENOT, Gallia, VI, 1948, p. 321, A. 58 (figure).

Partie droite, brisée à gauche et à mi-hauteur. Sous une arcature à sommet arrondi, flanqué d’acrotères et supportée par deux pilastres, une femme debout, brisée aux cuisses, le visage entièrement disparu, vêtue d’une tunique à manches, serrée un peu au-dessus des hanches par une ceinture. Le bras droit retombe le long du torse; l’avant-bras replié sur le ventre, paraît supporter les enroulements d’une draperie.

Divinité féminine. Peut-être une Abondance ou une Déesse Mère.

9063. Fragment de statuette, trouvé dans les ruines du mithraeum. Au Musée archéologique de Dijon. Calcaire oolithique fin, provenant de la carrière Poret, à Nuits-Saint-Georges. Hauteur, 0,15 m; largeur au niveau des épaules, 0,10 m.

(PL LXXN).

E. THÉVENOT, Gallia, VI, 1948, p. 318, n° 42.

Buste de Faune (?). Le haut du corps est enserré dans un manteau, plaquant dans le dos et sur l’épaule droite. Le bras droit ramène le drapé vers l’avantbras. L’épaule gauche est soulevée et la main posée sur un objet à surface horizontale, trop fruste pour être déterminé. Le visage est plein, le front étroit, les orbites fortement creusées, la bouche petite, le menton rond. La chevelure est ordonnée en petites boucles épaisses et bien séparées, couronnée d’une sorte de diadème plat, bordé de petits rayons courts disposés concentriquement, épis ou feuillages (?).

9064. Haut-relief, trouvé à l’entrée de la nef du mithraeum. Au Musée archéologique de Dijon. Calcaire oolithique fin, délité en plusieurs endroits, pro-

venant de la carrière Poret, à Nuits-Saint-Georges. Hauteur, 0,83 m ; largeur, 0,34 m; épaisseur, 0,10 m. (PI. LXX VI).

Photographie de R. Remy, après réfections au Musée de Dijon. —- E. THÉVENOT, Gallia, VI, 1948, p. 318, n° 38.

Dadophore debout, adossé à un fond plat bordé d’un listel se terminant à la partie supérieure par deux volutes, la tête et le buste légèrement tournés vers la gauche. Contrairement à la plupart des représentations de dadophores, les jambes ne sont pas croisées, mais écartées l’une de l’autre, la gauche fléchie avançant sur le rebord du socle, le poids du corps reposant sur l’autre jambe. Le personnage est vêtu à l’orientale d’une tunique arrêtée aux genoux et formant rabat à la taille, sur laquelle est posée un manteau, agrafé sur l'épaule droite, retombant dans le dos jusqu’au bas de la tunique. La chevelure disposée en larges bandeaux ondés, descendant dans le cou, est surmontée du bonnet phrygien. Elle encadre l’ovale d’un visage quelque peu alourdi. Des bracelets encerclent les poignets. La main droite est refermée sur l’extrémité terminale d’une torche allumée, tandis que l’autre main, levée à la hauteur de l’épaule, maintient le fût un peu au-dessous de la flamme. Derrière la jambe gauche est disposée une sphère, coupée par un méridien, représentation exceptionnelle du globe, attribut du Soleil. Sur la plinthe, la dédicace : L. L. ANTI | OCHVS DSD.

9065. Fragment de statue trouvé, opposé au précédent haut-relief et adossé à l’entrée de la nef du mithraeum. A fait partie de l’ancienne collection Vacherot, à Nuits-Saint-Georges. Calcaire oolithique fin, provenant de la carrière Poret, à Nuits-

Saint-Georges. Hauteur, 0,15 m. (PI. LXXVI).

E. THÉVENOT, Gallia, VI, 1948, p. 78, n° 39.

Cuisse gauche recouverte par le bas de la tunique et genou d’un cautopatès.

9066. 1,2. Deux têtes trouvées dans le mithraeum. Au Musée archéologique de Dijon. Calcaire oolithique fin, provenant de la carrière Poret, à Nuits- Saint-Georges. 1) Hauteur, 0,10 m; 2) Hauteur, 0,125 m (PI. LXXVI).

Têtes juvéniles semblables. Sous le bonnet phrygien les cheveux sont rassemblés en petites boucles épaisses détachées les unes des autres. Le visage large est d’un modelé vigoureux : au front bombé, le nez fort, le menton carré, le globe de l’œil à peine indiqué au fond de l'orbite fortement creusée. Des aiïles du nez descend un pli oblique qui, associé

aux commissures labiales tombantes, donne à la bouche une expression de tristesse.

M. E. Thévenot propose de rapporter l’une et l’autre têtes aux acolytes pouvant accompagner, sur un haut-relief, la figure de Mithra tauroctone.

9067. Tête trouvée dans le mithraeum. Au Musée archéologique de Dijon. Calcaire oolithique fin, provenant de la carrière Poret, à Nuits-Saint-Georges.

Hauteur, 0,10 m ; largeur, 0,07 m. (PL LXXVI). E. THÉVENOT, Gallia, VI, 1948, p. 318, n° 41.

Tête féminine, brisée sous le cou et tournée vers la gauche, le regard semblant dirigé vers le haut. Le visage est lourd, le front bombé, l’œil très enfoncé sous l'orbite, la bouche petite et triste. Sous la chevelure ordonnée en longues mèches fines relevées en chignon, est posé un diadème plat, cerné de dentelures épaisses, peut-être des feuillages.

9068. Fragment de sculpture trouvé dans le mithraeum. À fait partie de la collection Vacherot, à Nuits-Saint-Georges. Calcaire oolithique fin, provenant de la carrière Poret, à Nuits-Saint-Georges.

Longueur, 0,25 m. (PI. LXX VI).

E. THÉVENOT, Gallia, VI, 1948, p. 318, n° 45.

Main tenant une patère ou une galette.

Une seconde main semblable, mais plus mutilée, figurait dans la collection Vacherot.

9069. Ronde-bosse trouvée dans le mithraeum où elle devait être placée sur l’un des trois socles trouvés en place. Au Musée archéologique de Dijon. Calcaire oolithique fin, provenant de la carrière Poret, à Nuits-Saint-Georges. Hauteur, 0,44 m; longueur du socle, 0,53 m; épaisseur, 0,21 m.

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