VIEUX, LISIEUX
(VIDUCASSES, LEXOVII).
(Voir les tomes : IV, p. 162; XIV, p. 9).
9182. Fragments de sculptures trouvés dans les fouilles du fanum du Mesnil-de-Beuvron-sur-Odon (Calvados). Au Musée de la Société des Antiquaires de Normandie, à Caen. Pierre commune. (PI. XCIV).
Photographies communiquées par M. le Dr L. Gosselin. —
D: L. GossELiN, Bulletin de la Société des Antiquaires de Normandie, LII, 1952-1954, p. 284-293.
Décors de feuillages, de perles, de pirouettes, de dents de loup.
9183. Tambours de colonnes ornés de bas-reliefs trouvés à Lisieux (Calvados) lors des travaux de reconstruction de la ville, vers l’emplacement de l’ancienne rue aux Fèvres. Chez M. François Cottin, à Lisieux. Oolithe et calcaire coquillier de Caen. Hauteurs, 0,76 m, 0,98 m, 0,73 m ; diamètres, 0,39 m 0,45 m, 0,44 m. (PI. XCIV-XCV).
Photographies communiquées par M. François Cottin. — F. CoTriN, Bulletin de la Société des Antiquaires de Normandie, LIII, 1955-1956, p. 193 sqq. (figures). — Georges HUARD, Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 1957,
p. 80-84. — Raymond LANTIER, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1959, p. 338-348 (figures).
Le décor figuré n’occupe pas toute la surface des tambours. Sur le second fragment et à l’opposé des figurations apparaît une ornementation faite d’une tresse et de motifs spiralés disposés latéralement. Deux cordons verticaux cannelés déterminent le cadre général des scènes représentées sur les tambours 1 et 2. A l’intérieur de cet encadrement se détachent sur des fonds de coquilles, formant à la fois socle et baldaquin, les figures.
Tambour 1 : Sous le chapiteau de style corinthien à feuilles d’acanthes peu détachées de la corbeille et maintenues en leur milieu par un lien, se détache la figure d’une jeune femme nue, brisée au-dessous des seins, le bras droit dans le prolongement de l'épaule, l’avant-bras obliquement dressé, la main agitant au-dessus de la tête un voile, dont les plis retombent en volutes sur l’épaule et le côté gauche du torse. Les traits du visage sont en grande partie arasés de même que la chevelure, dont une grosse boucle se détache à droite pour descendre verti-
calement sur l’épaule, ce qui ne permet pas de reconnaître une danseuse dans la figure. Celle-ci s’inscrit dans la série des velificantes sua manu, Isis, Pharia, et autres personnages féminins. Tambour 2 : Se détachant sur un fond de coquille, à gauche : un jeune homme, la poitrine barrée par une nébride, passant sur l’épaule droite, étreint le corps d’une jeune femme nue, à demi étendu sur sa cuisse gauche portée en avant, le pied prenant appui sur le sol. La tête penchée, il applique sa main sous le sein droit de sa partenaire qui, la tête renversée en arrière, le bras gauche replié, la main ouverte posée sur la hanche, tente de repousser son ravisseur de l’autre bras dressé verticalement, la main écartant la tête du jeune homme. La chevelure de la femme, ordonnée en minces ondulations parallèles, est rassemblée en un haut chignon au sommet du crâne. La scène relève du thème de la Nymphe surprise, mais le personnage masculin ayant des pieds humains ne peut être identifié avec un Satyre. — À droite : Vénus assise se dévoile, écartant, de ses deux mains portées à la hauteur de la poitrine, la draperie qui la recouvre encore depuis la taille jusqu'aux pieds. A droite et à ses pieds, un petit autel carré, sur lequel est posé un vase lustral en forme d’amphore. Au-dessus, et du même côté sur un petit socle rectangulaire, est agenouillé un petit Amour tendant les bras vers Vénus. Scène empruntée au bain de Vénus. Tambour 3 : Séparé en deux registres par un bandeau plat, sur lequel court la première ligne de la dédicace du monument : IA PROC .… HERMODION, la seconde ligne s’inscrivant de part et d’autre de la tête du personnage central du second registre : s & L PDSD. Le bandeau sépare les représentations figurées de deux scènes différentes. A la partie supérieure : scène de sacrifice. Autour d’un autel carré, sur lequel un officiant, en toge, tenant dans la main gauche ramenée à la hauteur de la ceinture une petite cassette, fait une libation de la main droite, sont groupés quatre personnages. Deux d’entre eux sont vêtus d’une tunique dessinant d’amples plis et s’arrêtant au jarret. De l’autre côté