MEAUX
Satyre; le personnage, dont la tête manque, à Sa nébride sur le dos; son genou droit repose sur le sol. Dans l'angle supérieur gauche de la tablette est une feuille de vigne. Fragment d’un sujet connu, figurant +deux Satyres barbus, agenouillés de chaque côté d’un cep de vigne et cueillant des grappes de raisin qu'ils déposent dans des corbeilles » | «asstes].
3212. Stèle mutilée découverte à Meaux, en 1896, «+ dans les fondations de l’ancien rempart» |cass.]. Au Musée. Pierre commune. Hauteur, o m. 65; largeur, O0 m. 45; épaisseur, 0 m. 19.
Photographie communiquée par M. G. Gassies. — Gassies, Bas-reliefs — Revue des études anc., HT (1901). p. 2.
Hercule imberbe, nu, debout, luttant contre l'Hydre de Lerne; le dieu, portant sa massue de la main droite, saisissait, de l’autre main disparue, le cou du monstre. Entre ses jambes, une tête imberbe, plus grande que
celle du dieu.
3213. Bloc rectangulaire découvert à Meaux, en 1899, «lors du nivellement de la nouvelle place de l'Hôtel-de- Ville» [@ass.]; 1l faisait partie du soubassement de la muraille gallo-romaine, à l'angle sud-ouest de l'enceinte où s'élevait le château des comtes de Champagne, démoli en 1888. Au Musée. Pierre commune. Hauteur, 0 m. 45; largeur, o m. 5; épaisseur, o m. 1°.
Photographie communiquée par M. G. Gasssies. — Gassres Vénus et Adonis — Revue des études anc., V (1903), p. 78 (grav.).
À gauche, Vénus nue, debout, de face, tenant un miroir; à droite, un personnage nu, debout, les jambes croisées, le coude droit dans la main gauche. M. Gassies
suppose que ce personnage est Adonis; mais cette attribution demeure fort douteuse. Il s'agit, en tout cas, d'une divinité. Selon M. Gassies également, «le groupe de Meaux semble avoir décoré une des faces d’un mausolée analogue, peut-être, à celui d'Ipel».
(AVGVSTOBONA, TRICASSES.)
Le Musée de Troyes a été fondé, en 1831, par le peintre Arnaud, sous les auspices de la Société académique de PAube. De nombreuses donations l'ont rapidement augmenté; sa série de bronzes, surtout, est fort riche. Mais l'époque gallo-romaine n'y est représentée que par un petit nombre de seulptures. Ge Musée doit beaucoup à Corrard de Breban, l'abbé Coflinet, G. Journé et Jules Ray, et surtout à M. Louis Le Clert, qui administre depuis 1887. I est pourvu de bons catalogues et peut compter
parmi les mieux tenus des musées de province.
BIBLIOGRAPHIE
L. Gaussex (A.). Portefeuille archéologique de la Champagne (texte par E, Lesnux et »'Argois pe Jugainvize). Bar-sur-Aube, 1899-1861; in-folio; chapitre x1, 7 pages, À planches. [. Ansois pe Jusavizce (Henry »°). Éépertoire archéologique du département de l'Aube. Paris, 1861; in-4°, 146 colonnes. HT. Le CLerr (Louis). Musée de Troyes; archéologie monumentale; catalogue. Troyes, 1898; in-8°, 195 pages. 1° supplément. Troyes, 1905; in-8°, ho pages. — Musée de Troyes: bronzes; catalogue descriptif et raisonné. Troyes, 1890; in-8°,
6) Rs SET ?
273 pages, 73 planches, »° édition en 1898.
3214. Tête «trouvée dans les fondations du Lycée, 3215. Tête «trouvée, en 1858, dans la rivière sur l'emplacement de l’ancien cimetière de Sainte-Jule» | d'Aube, lors des travaux de fondation du port d’Arcis-
sur-Aube » [Le CL): Au Musée de Troyes. Pierre com-
[Le c1.]. Au Musée de Troyes. Pierre commune. Hauteur, | mune. Hauteur, o m. 25.
0° M. 27; ; ' ! Le Ccerr, Archéol., p. 22, n° 8».
Le Cerr, Archeol., p. 22, n° 81.
Homme barbu, à cheveux longs et bouclés; probable- Jeune femme; le derrière de la tête fait défaut. Diviment un portrait; peut-être celui de Caracalla. nité indéterminée.
3246. Statue découverte, en 1813, par un laboureur nommé Gérard, «sur le finage de Vaupoisson (commune de l'arrondissement d’Arcis-sur-Aube), dans un terrain situé à trois kilomètres environ du village, longeant au levant la voie de Troyes et s'appuyant d’un bout, au
De Brepax, Mém. de la Soc. archéol. de l’Aube, XN (1849). p. 11; Cf. XXT (1857), p. 320. — F. Lexormanr, Gazette archéol., 1 (1835), p. 36. — Gaussex, Portefeuille, chap. xt, p. 6 et pl. IV. — D’Arsois pe Juranvizze, Répert. archéol., p. 31. — Catal. général de l'Exposit. univ. de 1867 ; hist. de l'art, France, n° 639. — L’Arcisien (almanach), 1895, p. 107. — S. Rer- NAGH, Grazette des Beaux-Arts, 1896, p. 324: Reépert., IE, p. 8»
n° 9. — E. Mounier et K. Marcou, Expos. rétrospect. de l'art francais, p.12 (planche). — Le CLerr, Bronzes, p. 1 et pl. I.
Apollon; le sommet de la tête, peut-être rapporté, et le bras gauche font défaut. Les cheveux de femme,
nord, à la voie des Sauniers (aujourd'hui voie Saunier), près du carrefour formé par la rencontre de cette voie avec le chemin de Merveillon (ou Marveillon )» [Le ez.|. Au Musée de Troyes. Bronze; belle patine verte, Hauteur, 1 m. 08.
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noués très bas sur la nuque, descendent, en mèches longues, sur les épaules. Les yeux, qui étaient d’émail ou de métal précieux, ont disparu. (Œuvre gallo-romaine paraissant inspirée d'un Hermaphrodite de modèle grec. Antérieurement à 1813, on avait trouvé, au même endroit, un bras de bronze, qui ne fut pas conservé; c'était probablement celui qui manque à la statue. En 1920, on découvrit, de même, parmi des pierres taillées, des feuilles de laurier de bronze (restes d'une couronne?) qui sont perdues. (Voir le n° 308/.)
3217. Sièle à sommet arrondi, «provenant de Jessains (Aube)» [Le ct]. Au Musée archéologique de Troyes. Marbre blanc. Hauteur, o m. 7°; largeur,
o m. 2h; épaisseur, o m. 09.
Le Czerr, Archéol., p. 13, n° 7.
Homme et femme debout, de face; Fun et l'autre sont vêtus d’une tunique courte à nombreux plis et portent, de la main droite un objet peu reconnaissable (panier ou régime de dattes?), de l’autre main un gâteau. Le gàteau de homme est en forme d’anneau et pourvu de deux cornes; celui que tient la femme est ovale et percé, en
son milieu d'un petit trou. Au-dessus de la tête de chaque personnage, un croissant. Cette stèle, de style phénicoberbère, a été certainement rapportée d'Afrique.
3218. Buste découvert, «vers 1747, dans un jardin de la rue de la Gorterie [aujourd’hui rue Thiers], qui élait alors contigu à lenclos des Jacobins, sur l'emplacement duquel est actuellement le Palais de Justice » [Le 8. naus.|. Acquis par Grosley, ce buste a fait partie plus tard des collections Sourdat et de Noël de Büchères. Moulage au Musée de Troyes. Marbre blanc légèrement jauni. Hauteur, o m. 19.
GROSLEY, Éphémérides, 1767, p. 291. — E. Le Brun p’Ar- Banxe, Le Bacchus de Troyes — Mém. de la Soc. acad. de l’Aube, XXX (1866), p. 281. — Le Cent, Archéol., p. 22, n° 80.
Bacchus. Le dieu, dont la barbe est calamistrée, porte une couronne de lierre avec bandelettes retombantes. La pierre, plate par derrière, est détachée d’un hermès. Travail alexandrin du 1° siècle de notre ère.