‹ Recueil général des bas-reliefs de la Gaule romaine (volume 5)Chapitre 33 sur 50 · G H AND · texte numérisé non relu

G H AND

tunique, contre un cuveau, tient des deux mains une éprouvette qu'elle regarde attentivement. Son bras droit est en partie restauré. Le cuveau est rempli jusqu'au bord et paraît fixé à la paroi. Au-dessous, sur deux baquets, sont deux autres cuveaux superposés. Quatre montants et deux traverses les réunissent. Le fronton de la stèle est décoré d'une rose. Il peut s'agir d'une déesse protectrice

d'une pharmacie, mais le nom romain de Meditrina, qu'on lui a donné, en se fondant sur deux passages, i'un de Festus (XI, p. i 23 m), l'autre de Varron (Ling. Int., VI, 21), n'est guère probable.

4893. Fragments trouvés «dans un jardin, avec d'autres objets» [joll.]. Au Musée d'Epinal. Calcaire

tendre à grain fin. Hauteur, 0 m. 55; largeur, environ 0 m. ko.

Jollois, Mém., p. 33 et pi. XI, n" 1. — Laurent, Calai., p. 2, n° 2; 2" édit. , p. 5i, n° 2. — De Caumont, Bull, monum., XVII (i85i), p. 3o&. — Voulot, Catal., p. 29, 11° 62.

En haut, une déesse assise, de face, drapée, voilée et diadémée, portant de la main gauche une corne

d'abondance, entre deux femmes debout, drapées, qui lui présentaient probablement des offrandes; celle de gauche tient peut-être un bouquet d'épis. En bas, il ne reste plus du bas-relief qu'un personnage, dont la tête manque, remuant des deux mains, au moyen d'un bâton, le contenu d'une cuve et, au-dessous de la déesse, qu'une boule sur laquelle est appliquée, du côté gauche,

GRAND

une petite main. Il se peut qu'un second personnage, dont il resterait quelques traces du vêtement, ait été debout contre la cuve. Sujets inexpliqués. Une certaine analogie parait exister entre ce bas-relief et le précédent.

4894. Stèle découverte en 1 848. Au Musée d'Épinal. Calcaire commun. Hauteur, o m. 35; largeur, o m. Sy.

Laurent, Calai, p. 2 n° 5; a' édit, p. 56, n° 17. — De Caumont, Bull, nwnum., XVII (i85i), p. 3o5. — Vollot, Calai.,

p. 3o, n" 65. — Moreau, Suppl. à l'album Caranda (1893), I, fig. 10. — Salomon Reinach, Epona, p. 19 = Revue archéol., 1895, I, p. 179 (gravure).

Epona. La déesse, vêtue d'une robe longue, est assise, à droite, sur une jument marchant à droite. Elle

tient de la main droite, sur ses genoux, un objet de forme rectiligne, qui pourrait être une clef, de l'autre main, contre son épaule, une corne d'abondance remplie de fruits. La tête du cheval n'est plus aussi complète que l'indique la gravure.

GRAND

4895. Stèle mutilée. Au Musée d'Epinal. Calcaire commun. Hauteur, o m. 3y; largeur, o m. ai.

Laurent, Calai., p. a, n" h; a" édit., p. 5a, n" 5. — 1)k Caumont, Rapport verbal •■>»/■ une crans, archéol. en Lorraine,

p. 66= Bull, monum., Mil (i85i), p. 3o4. — Voulût, Calai., p. 3o, n" 64.

Minerve debout, de face, casquée et drapée, tenant de la main droite une lance et s'appuvant de l'autre main sur un bouclier. La sculpture est fort dégradée «par suite du séjour dans un puits » [voulût]. Presque toute la moitié inférieure de la stèle est restaurée.

4896. Fragment de stèle. Au Musée d'Epinal; moulage au Musée de Saint-Germain. Calcaire commun. Hauteur, o m. 8i; largeur, o m. 3a; épaisseur, o m. ta.

Laurent, Calai. (2' édit.), p. 57, n° ai. — Voulot, Cotai., p. 38, n° 111.

BAS-RRLIEtS. VI.

Homme debout, de face, vêtu d'une tunique collante serrée à la taille par un ceinturon , et d'un mantelet agrafé

sur la poitrine. Probablement un dieu; mais le costume est gallo-romain et sans doute celui des chasseurs. (Voirie numéro 181/1.)

4897. Groupe très mutilé « tiré d'un puits» [voul.]. Au Musée d'Epinal. Pierre commune. Hauteur, 0 m. 07.

Laurent, Calai, (a* édit.), p. 58, n° a3. — Voulût, Calai., p. 7, n" U. — A. Reinach, Le Ktapperttein , p. 70 et pi. IV = Mutée histor. de Mulhouse, XXXVII ( ] 913 ).

Homme debout, franchissant un monstre anguipède dont le haut du corps paraît être celui d'une femme. Les seins sont très accusés. L'homme , dont on a refait le bas de la jambe gauche avec la partie correspondante

IHI'IIIMIRIB NàTIOMLï.

GRAND

du socle, et la jambe droite depuis le genou jusqu'à la cheville, a la poitrine et les jambes nues; ses reins sont couverts d'un manteau flottant retenu sur l'avant-bras

gauche. Il ne reste plus, des deux bras de l'anguipède, que la main droite appuyée sur le sol. Le mouvement de l'épaule gauche semble indiquer que la main était

levée. Sans doute la représentation, jusqu'à présent unique, d'un mythe peu différent de celui du cavalier et de l'anguipède.

4898. Restes d'un monument découvert en 1895, «dans une citerne antique murée, de 3 mètres de dia-

mètre, située au lieu dit Champ-Marguerite, à 100 mètres environ de la route de Liffol à Grand» [théd.]. Au Musée lorrain, à Nancy. Pierre commune. Hauteur du groupe, 1 m. 60.

Dessins tirés de Save et Schiller. — Thédenat, Bull, des Ant. de France, 1895, p. 3 10. — Save et Sciiiler. Le Groupe équestre

GRAND

de Grand = Mém. de la Soc. d'archéol. lorraine, XLIX (1899), p. 5 (gravure). — Haas, Die Tagesgùtter in Rom und den Provinzen (Berlin, 1902), p. 191. — Rikse, Die Gigantensâulen ,

p. 36 (gravure) = Einielforschungrn liber Kimst- und Altertmnsgegenstànde tu Frankfurl a. M., I (1907), p. 26. — Hertlew, Die Juppilergigantensàulcn , p. 20.

Le monument, dans son état actuel, se compose «d'un fragment de colonne revêtu d'imbrications de feuilles, surmonté d'un chapiteau qui supporte, sur un socle

orné [d'un bouclier d'Amazone sur chaque face], un cavalier au galop portant la cuirasse romaine et le paludatnentum, la tête laurée, brandissant une arme de la main

GRAND

droite. Devant le cheval, et supportant ses pieds antérieurs, vole un Génie nu, tenant un trait de foudres

[save et schuler]. Le chapiteau est décoré, sur chaque tailloir, d'un huste de femme. Les quatre bustes, qui

ne sont qu'ébauchés, pourraient être ceux des Saisons. Peut-être un empereur; mais l'hypothèse d'un dieu cavalier paraît plus vraisemblable.

4899. Statuette mutilée découverte en 189/1, «dans une fouille, au lieu dit Champ Marguerite, distant de cent mètres environ des habitations du village de Grand v

GRAND

[théd.]. La statuette avait été cachée dans un tuyau d'hypocauste. Au Musée de Saint-Germain; moulage au Musée d'Épinal. Pierre tendre. Hauteur, o m. là.

Thédenat, Bull, des Ant. de France, i8g5, p. 3n; Mém. des Ant. de France, LV (1896), p. 254 et pi. IX. — Salomon Rki-

nach, Catal. (4° édit.), p. 35; Répert. de la stat., II, p. 266, n'8.

Déesse drapée et diadémée, les pieds nus, assise sur un fauteuil à dossier surélevé. Les attributs qu'elle a pu tenir font défaut. A sa droite, posée sur le sol, est une

sphère supportant les amorces d'un objet brisé. Le siège, creux par derrière, avait des accoudoirs qui ont aussi disparu. Il s'agit, presque en toute certitude, d'une Fortune qui, de la main droite, s'appuyait sur un gouvernail.

4900. Fragment de groupe stiré d'un puits» [vodl.]. Au Musée d'Epinal. Pierre commune. Hauteur, 0 m. 38; longueur, 0 m. /ia.

Bretagne, Mém. de la Soc. d'archéol. lorraine, XIII (i863), p. 6 et planche n° h. — Laurent Catal. (a* édit.), p. 58, n° a4.

206 GRAND

— Voulût, Catal., p. 7, n° 3; Revue archéol., 1881, I, p. 107 (gravure). — Hertlein, Die Juppltergigantensàulen, p. a3.

Cavalier et anguipède. Le cavalier, chaussé de bottines, était vêtu d'un manteau dont un des pans est passé sous la jambe droite portée en arrière. Une pièce

d'étoffe entoure le cou du cheval. L'anguipède tient de la main gauche une pierre posée sur le sol. Le bras droit manque; il était de ronde bosse et sans doute levé. Les têtes de serpent qui terminent les jambes du monstre sont disposées en sens contraire et viennent aboutir

menaçantes contre les pieds du ^cavalier. La queue du cheval était rapportée. Le trou de scellement qui permettait de la fixer est encore rempli de plomb. Le genou droit du cavalier est restauré.

4901. Fragment de frise découvert antérieurement à 1880, dans les ruines d'une habitation. Au Musée

d'Ëpinal. Calcaire commun. Hauteur, 0 m. 32; largeur, 0 m. 73: épaisseur, o m. 11.

Laurent, Catal. (2* édit.), p. 57, n° 20. — Voulot, Catal., p. 38, n° 110.

Un homme nu, paraissant couronné de pin, une draperie sur l'épaule gauche, court vers la droite; sur son épaule gauche pourrait être un pedum. Derrière lui, un

GRAND

personnage ailé, nu, tourné aussi vers la droite, tient sorte de tige; je crois qu'il s'agit d'une Victoire écrivant de la main gauche un disque sur lequel apparaît une sur un bouclier. Les oreilles droites, qui devraient être

apparentes, ne sont pas sculptées; on peut supposer qu'elles étaient peintes. Scène indéterminée.

4902. Tète. Au Musée d'Épinal. Calcaire commun. Hauteur, o m. 2 3.

Jollois, Mém., p. 169 et pi. XI, n"' 6 et 7. — Dicot, Rech., p. 17 = Mém. de la Soc. des sciences de Nancy, XVII (i85o), p.' a 66. — Diifkesne, Mém. de l'Acad. de Metz, 3o* année (i 868-1 84g) , p. a5a. — Voulût, Catal. , p. 10, n' i5.

Jeune homme à cheveux longs et bouclés. Peut-être Apollon.

4903. Statuette. Au Musée d'Épinal. Calcaire commun. Hauteur, 0 m. 56.

Vodlot, Catal., p. 8, n" 6.

Jeune femme assise, le pied gauche sur un tabouret sous lequel est une boule; sauf la tête, toute la partie

GRAND

supérieure du corps, el notamment la main gauche tenant une patère, sont restaurés. La main droite prend appui sur le siège que recouvre une draperie bordée de franges. Le pied droit a, de même, été refait. Déesse indéterminée.

4904. Stèle avec fronton triangulaire et acrotères. Au Musée d'Epinal; moulage au Musée de Saint-Germain. Pierre commune. Hauteur, o m. 70; largeur, o m. 17; épaisseur, 0 m. 10.

Photographie communiquée par le Musée de Saint-Germain. — Voulot. Bull, des Ant. de France, i885 , p. 900.

Enfant debout, vêtu d'une tunique à manches courtes et d'un manteau d'une forme particulière sous lequel disparaît tout le côté gauche du corps. Le personnage tient de la main droite une hache; un chien, couché

entre ses pieds, l'accompagne. A hauteur de la tête du personnage, du côté gauche, un petit disque nettement figuré pourrait êlre l'ornement d'un capuchon. Monument funéraire. (Voir le numéro A 8 6 G . )

4905. Slèle à sommet triangulaire. Au Musée d'Epinal. Calcaire grossier. Hauteur, 0 m. 77; largeur, 0 m. 33; épaisseur, 0 m. i5.

Dans le fronton, trois objets peu reconnaissables, peut-être un fuseau entre deux pelotons de laine. Audessous, dans le champ de la slèle, l'inscription : Citus. Monument funéraire.

GRAND

4908. Tête découverte en 1 885. Au Musée d'Epinal Calcaire commun. Hauteur, o m. !\ù.

Lairent, Catal. (a* édit.) , p. 6o, n*3i. — Vodlot, Catal.,

p. io, n" i3.

Satyre. Le personnage est barbu et a des oreilles de bouc.

4909. Fragment de statue. Au Musée d'Epinal. Calcaire tendre. Hauteur, o m. 5/î. La hauteur de la statue complète était de i m. ao environ.

You.ot, Calai., p. 8, n" 7.

Partie inférieure drapée d'une déesse assise /les pieds nus; devant elle est un vase où des arracbements sur la

panse pourraient être les restes d'une corne d'abondance tenue de la main gauche. Une tête de femme voilée, de o m. 1 9 de hauteur, a été découverte en même

BAS-RELIEFS. VI

temps. Contrairement à l'opinion de Voulot, je ne crois pas que cette tête, qui est ridée et a toute l'apparence d'un portrait, soit celle de la statue.

JUri.IMEr.IE I»,\TIO\>I.E.

GRAND

4910. Tête mutilée. Au Musée d'Ëpinal. Calcaire commun. Hauteur, o m. 22.

Voulot, Catal., p. 10, 11° 19.

Jeune femme; les cheveux sont relevés en forme de couronne sur le sommet de la tête. Le crâne est percé d'un trou qui a pu servir pour le placement d'un ornement de métal. Déesse indéterminée.

4911. Fragment de stèle. Au Musée d'Ëpinal. Cal caire commun. Hauteur, 0 m. 2 3.

VottLOT, Catal., p. 10, n° 18.

Jeune femme paraissant coiffée d'un bonnet. Epoque

4912. Tête. Au Musée d'Ëpinal. Grès. Hauteur, 0 m. 26.

Jollois, Mêm., p. 3a et pi. XI, 11°' 8 et 9. — Dufresne, Mém. de l'Acad. de Meti, 3oe année (18^8-1849), P- a^a- — Laurent, Calai. (a* édit.), p. 60, n" 3o. — Voulot, Catal., p. 10, n° 17.

Homme barbu à cheveux longs et bouclés; peut-être un dieu. L'extrémité du nez est restaurée.

4913. Tête. Au Musée d'Ëpinal. Calcaire compact. Hauteur, 0 m. 11.

incertaine.

Jollois, Mém., p. 3a et pi. XI, n" a et 3. — Voulot, Catal., p. 10, n" 16.

Enfant joufflu. Probablement un Amour. Époque incertaine.

GRAND

4914. Fragment «détaché des flancs d'une tombe gallo- romaine» [maxk-werly] découverte en 1873.

Moulage au Musée de Bar -le- Duc. J'ignore où se trouve l'original. Longueur de la sculpture, 0 m. o65.

Maxe-Werly, Élude = Mém. de la Soc. des lettres de Bar-le- Duc, XXII (1893), p. ai3 (gravure).

Graffite figurant un poisson, dans un cartouche de forme rectangulaire. Peut-être un symbole chrétien.

4915. Bloc découvert s en creusant le sol pour la construction d'une huilerie» [joll.]. Paraît perdu.

Dessin tiré de Jollois. — Jollois, Me/w., p. 3i et pi. IX, n°5.

Griffons gardant une urne. Sur un fragment de même provenance, qui parait aussi perdu, était

un griffon de même style (Jollois, Mém., pi. IX, n" 2).

TREVIRES.

(treveri.)

Page 1