‹ Recueil général des sotties (volume 2)Chapitre 65 sur 181 · XXIII, — LA MERE DE VILLE 10 I · texte numérisé non relu

XXIII, — LA MERE DE VILLE 10 I

saires : asacragé, v. 216; astivelle, v. 145; caluroulx, calouroux (chaleureux, emporté), v. 228, 243; cault (chaud), V, 48, 52; escu^ (échus), v. 25o ; estrape, v. 85; estourdille, v. 220 •y/lamesque, v. 90; gajrne (géhenne), V, 39; gardean, v. 69, 264; gaule (geôle), v. 114; gendermatique, v. 149; gendermerel, v. 224 ; grediller (griller), v. 27 ; men (mon), v. 112; o (aux), v, 45, 46 ; o^ol (ils), V. 45, 46; pet (pas), V. 5i, 52, 2%g]peu (poil), V. 124; sammeler (trembler), v. 23o; sougotillier, V. 76; tierre, v. 67; trompille, v, 57; voecync, vecyne (voici), v. 72, 144, 217.

Les deux localités de Compain et de Carville, citées au V. 121, sont situées près de Rouen, et c'est dans cette ville que la sottie a dû être composée. Quant à la date, il est difficile de la déterminer. D'une part cependant on peut noter, au v. i63, une allusion à Gargantua (i532) et, d'autre part, les tendances ouvertement protestantes de la pièce ne permettent guère d'admettre qu'elle ait été jouée après 1540. A cette date, le Parlement de Rouen fut supprimé ; il fut rétabli en i 541 , et se distingua dès lors par le soin qu'il mit à poursuivre les hérétiques '.

En tout cas La Mère de Ville est postérieure à la célèbre farce de Seur Fesue (voir v. 293).

I. Les plaintes que le chanoine Guillaume Le Rat exhale en 1543 contre les tendances irréligieuses du peuple de Rouen semblent se rapporter à un état de choses remontant à quelques années. Voir Floquet, Hist. du Parlement de Normandie, II, p. 127.

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BIBLIOGRAPHIE

a. — Biblioth. nat., ms. fr. 24341 (ancien La Vallière 63], fol. 144 v''-i49 v°.

b. — Recueil de Farces, Moralités et Sermons joyeux, publié, d'après le manuscrit de la Bibliothèque royale, par Leroux de Lincy et Francisque Michel, Paris, Che\ Techener, libraire, 1837, 4 vol. in-8.

La Mère de Ville est contenue dans le tome II, n» 28.

FARCE NOUVELLE

A CINQ PERSONNAGES

c est a sçavoir :

La Mère de Ville, Le Varlet ', Le Garde Pot, Le Garde Nape ET le Garde Cul.

F0I.144V La Mère de Ville commence. Il n'a rien qui ne s'avanture, Dict Le Parmentier, bon pilote ^ ; C'est par trop mys, Je vous asure, Quant on court après sa pelote. Les uns me nomment Mère sote,

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