‹ Recueil général des sotties (volume 2)Chapitre 94 sur 181 · Montaiglon, Recueil, t. I, p · texte numérisé non relu

Montaiglon, Recueil, t. I, p

172 XXVI. — LKS TROIS C.AI.LANS KT PIIl.IPOT

Il ne luy faut point de courtiei*, Car, fust Plu'Uppot ou (jiViticr, Il s"oblif;cr;i par nisi .

Ces deux noms, qui Liaient passés en proverbe, se retrouvent dans les Complaintes des Monnicrs aux Apprentif\ des Taverniers ' :

Les enfants sans ordre et raison, Avec Gautier ou Philipot.

Robcnt le bien de la maison, Pour Taller jouer au tripot.

Les deux pièces que nous venons de citer sont toutes deux des productions rouennaises du milieu du xvi" siècle. La plus ancienne édition connue des Tenebr'es de Mariage est de i 546 ; les Complaintes sont exactement de cette année. Une troisième pièce, dont nous ignorons la date précise, mais dont il a existé une édition gothique sans date ^ et une édition de 153/ ', La grand Confrairie des Saouls d'ouvrer^ cite comme témoins dans certaines éditions : .lean Gueneau, Thibault l'Enflé, Yvon Pied de Vache, Philipot Platier, Jean Sonyn, Gauthier Garguille^ Guillot Malcontent, Pierre Jamais Saou, Martin Grongnant, Philebert le Ventru, Girard Manuet et Guillaume Mausoupa. »

Nous avions pensé que le farceur dont la vieille gaieté avait fourni aux Rouennais le type des « Enfans Maugouverne » s'appelait- Philipot Platier; mais, depuis que nous n'avons émis cette hypothèse, nous n'avons découvert aucun document qui l'ail confirmée, et nous croyons prudent de ne pas insister sur ce point.

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